La musique traditionnelle du Cap-Vert

 

 Par Carlos Tavares 

      

Le Cap-vert est un pays où la variété des rythmes et la beauté mélodique des chansons sont charmantes. Aucun Cap-Verdien du plus jeune au plus vieux ne vit  sans la musique traditionnelle parce que c’est un moyen de communication du peuple Cap-Verdien.

Chanter et danser est vital pour les Cap-Verdiens, si vous  leur retirez ces deux passions essentielles pour leur équilibre, ils n’auraient plus de raison de vivre.

Comme d’habitude au Cap-vert, les gens se retrouvent le soir ou le week-end sur les places des villes, dans les cafés, dans les restaurants, au coin de la rue ou chez des amis avec quelques instruments comme la guitare, le violon, l’accordéon, la trompette ou d’ autres instruments pour improviser un orchestre qui animera la nuit  par des rythmes variés. Pour faire un rythme musical, n’importe quel objet peut servir comme instrument, par exemple une assiette, un verre ou une tasse, que l’on frappera avec une fourchette, un couteau ou une cuillère; une boite ou une canette métallique remplie de sable ou cailloux; un bidon vide etc. Tout ce qui peut résonner suffit pour créer les rythmes.
Au Cap-Vert on trouve une grande variété de rythmes de musique  du plus lent au plus rapide, comme :
la « morna », la « funana », le « batuko », la « coladera »,  la « tabanka », le « cola são joão» etc…
La « morna » qui est originaire de l’île de S. Vicente et Boavista, est mélancolique et évoque l’amour, la nostalgie et l’histoire. Le rythme est très lent et la grande star de la « morna »  s’appelle Cesaria Evora.C’est grâce à elle qu’aujourd’hui la musique du Cap-vert est connue dans le monde entier. Mas il y a d’autres chanteurs très connus comme Ildo Lobo, Lura, Bana, Sara Tavares, Mayra Andrade etc…
La « funana » est typique de l’île de Santiago, les instruments traditionnels utilisés sont l’accordéon (gaïta), « le ferrinho » qui n’est qu’un simple morceau de ferraille que l’on gratte, la batterie et les « tombas ». Le rythme est très rapide et les plus grands interprètes de toute l’histoire de la « funana » sont le groupe de  Bulimundo, Finançon, mais aujourd’hui il y en a d’autres comme Ferro Gaita.Le « batuko » est populaire dans l’île de Santiago, on l’entend dans les fêtes populaires ou dans une cérémonie comme le mariage.

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