La ciclovia en Colombie

Par Jorge CASTANEDA

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, en passant par le centre-ville et par les lieux emblématiques. Aller en Colombie et explorer ses villes principales, comme si vous étiez des locaux, n’a jamais été si facile grâce à la Ciclovía. A Bogotá, la capitale de la Colombie, parler de “ciclovía” c’est parler de la culture, de l’urbanisme, du sport, d’art, du civisme et de la tradition. C’est donc avec plaisir que je vous présente  la ciclovía colombienne.

D’abord, c’est possible que vous ayez déjà lu quelques articles par rapport au cyclisme, ou même que vous ayez, ce que vous entendez par “ciclovía”, dans votre propre pays et que pourtant vous n’ayez plus envie de ce sujet. Mais ce que vous connaissez comme ciclovía prend un nouveau sens en Colombie. 

Lorsqu’une simple “ciclo-ruta” est une voie construite et donnée au transit quotidien des vélos dans la ville, la “ ciclovía ” est toute une activité culturelle hebdomadaire. Celle-ci implique la fermeture des avenues principales d’une ville dans le but d’être prises et utilisées par cyclistes, joggeurs, skateurs, mascottes, artistes de la rue, artistes de  graffiti et familles entières.

La “Ciclovía” a commencé en 1974 impulsée par un groupe d´idéalistes guidés par Jaime Ortiz Mariño. Mais ce n’est qu’en Juin 1976 que cette idée révolutionnaire devient un mouvement culturel. Après des manifestations massives où plus de 5000 Bogotanos se sont exprimés contre de la pollution, de l’usage exagéré des voitures, et du mauvais service de loisirs proposés aux citoyens :  les décrets 566 et 567 ont été  instaurés et ont permis le plein fonctionnement à la ciclovía.

Avec 113 kilomètres de parcours, ouverts tous les dimanches et jours fériés de l’année de 7h à 14h, la ciclovía à Bogotá a été prise comme exemple mondial de “ville active”, non seulement pour faire du vélo mais également pour toutes les activités qui s’y déroulent. Son modèle a été reproduit par certains pays comme l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Belgique, l’Australie, le Chili, le Mexique, les Etats- Unis ; et bien sûr des villes principales en Colombie comme Medellin, Cali, Villavicencio et Pasto.

Un autre aspect important de la ciclovía est la très bonne gestion administrative. Le budget destiné pour la ciclovía est investi dans environ 1686 responsables  et services de cette opération   y compris les travailleurs sociaux, chefs de route, trousses de secours  ainsi que dans la signalisation dont on a besoin pour la fermeture des avenues et la structuration du parcours.

Egalement, au long de la ciclovía, vous trouverez des ateliers de réparation complètement, gratuits des petits commerces des accessoires, des postes de nourriture, et aussi  des endroits adaptés aux animaux ou mascottes si vous en avez.

De plus, la ciclovía inclut  des «recreo-vias » c’est-à-dire  des lieux ou voies de rencontre ou vous pouvez faire plusieurs activités physiques comme aérobic, danse, step, zumba, yoga, ou pourquoi pas, jouer ultimate (frisbee) et ce n’est pas du tout nécessaire d’être professionnel. Par contre, si vous êtes du type plutôt tranquille et pas trop dynamique, on vous propose des activités artistiques. Vous aimerez les sessions de musique en plein air, danse, arts du cirque, chant, peinture et d’autres activités que vous trouverez fréquemment dès que vous commencez votre parcours dans la ciclovía .

Enfin, vous aurez la chance de visiter presque 14 parcs autour de Bogotá en parcourant la ciclovía, comme par exemple, le Parc National Enrique Olaya Herrera. Un des parcs les plus importants à Bogotá où la majorité des gens prennent leur petit déjeuner. Grâce à sa localisation au centre-ville c’est le point de départ que moi, personnellement, je vous le conseille. Quant au point d’arrivée, ou la fin de votre parcours, je vous conseille de vous arrêter à la zone G de Bogotá (zone gourmet). Localisée au nord-est de la ville, vous y trouverez une grande variété de restaurants sympas, de différentes ambiances et des goûts du monde entier.

En conclusion, parcourir la ciclovía ce n’est pas seulement faire du vélo de point A à point B. C’est une culture urbaine, civique, sportive et artistique qui rapproche les citoyens aux outils naturels de la ville. C’est une intégration des différentes couches  sociales et l’humanisation de la vie en ville, Pour toutes ces raisons je vous invite à venir en Colombie et profiter de cette culture de ville active. Et, même si vous n’avez pas la chance d’aller à Bogotá, je vous encourage à prendre un vélo, des skates, vos chaussures, sortir n’importe quel jour et  rendre la vie en ville plus agréable plus humaine pour tous.

Photos:
1-2-3-4 prises par Jorge CASTANEDA
5 prises par Saul Ortega
6 page du IDRD
7 prise par Saul Ortega
8 Prise par Eduardo Zarate
9 Prise par M.Ewert

SOURCES:

http://www.idrd.gov.co/sitio/idrd/?q=node/1606

https://en.wikipedia.org/wiki/Ciclov%C3%ADa

http://www.nytimes.com/2008/06/24/nyregion/24streets.html?_r=1&scp=1&sq=Ciclov%C3%ADa&st=cse

https://en.wikipedia.org/wiki/Bogot%C3%A1%27s_Bike_Paths_Network

http://www.streetfilms.org/ciclovia/

http://www.bicycling.com/culture/advocacy/how-colombian-cycling-tradition-changed-world

https://www.flickr.com/creativecommons/

 

2 réflexions sur “ La ciclovia en Colombie ”

  • 7 décembre 2016 à 21 h 38 min
    Permalink

    Je dois dire que cette article offre une excellente approximation par rapport de ce qui est « la ciclovia » en Colombie, Parce que en plus qu’une propose urbanistique, celle-ci à devenu un tradition culturelle pour tous les Colombiens, même si on n’habite pas à Bogotá, et qui fait partie des mesures tendants à recouperer l’environnement.

    Réponse
  • 9 décembre 2016 à 18 h 27 min
    Permalink

    Nice nice, no entendí nada pero bueno ! 🙂

    Réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *