Un Noël Australien

Par Olivia Love

 

 

 

Noël est devenu l’une des fêtes les plus importantes de l’année. Bien qu’il s’agisse d’une fête religieuse, Noël en Australie a toujours porté sur deux choses : la nourriture et la famille. Ce sera le premier Noël que je passe en France et déjà je constate quelques différences. La plus évidente, la météo ! Dans cet article, je présenterai l’histoire de Noël en Australie, la différence entre un Noël français et un Noël australien.

Selon les archives historiques, le premier Noël en Australie a été célébré en décembre 1788, presque un an après l’arrivée des Anglais à Sydney Cove. Le révérend Johnson a dirigé les services du gouverneur Arthur Phillips et de ses officiers avant le souper de Noël. Malheureusement pour les prisonniers, ils n’avaient que leur ration quotidienne de pain et d’eau. Les gardiens de prison ont allégé la peine d’un détenu nommé Michael Dennison, qui avait volé un sac de farine. Il n’a eu que 150 coups de fouet au lieu des 200 habituels.

Noël a toujours été l’occasion de passer du temps à manger en famille. Le repas principal de Noël est le déjeuner du 25 décembre. Il tire son origine du repas de Noël victorien qui comprend de la dinde rôtie, du jambon glacé et du pouding aux prunes. Les premiers Australiens étaient très nostalgiques de Noël et faisaient de leur mieux pour reproduire les recettes traditionnelles britanniques mais en utilisant des animaux ou des oiseaux australiens indigènes au lieu des viandes traditionnelles. Le plus infâme était la tarte au jambon et au cacatoès. De nos jours, ces aliments lourds, d’hiver sont souvent consommés en même temps que les fruits de mer, les huîtres, et le fameux dessert fait avec des fruits frais, de la crème et de la meringue : la pavlova.

Moi avec des perroquets sauvages à Noël. Je vous promets qu’on ne les a pas mangés!

La pavlova porte le nom de la célèbre ballerine russe Anna Pavlova, qui a fait le tour de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande en 1926. Il y a une vieille dispute entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande au sujet de l’inventeur de ce dessert. Selon les Néo-zélandais, le chef d’un hôtel Wellington de l’époque a créé le dessert s’inspirant du tutu de la ballerine.

La pavlova

Les Australiens, par contre, croient que la pavlova a été inventée dans un hôtel de Perth, et qu’elle porte le nom de la ballerine lorsqu’un client a déclaré qu’elle était « légère comme Pavlova ».

Anna Pavlova

Les Français ont également nommé un plat d’après la célèbre ballerine “ cuisses de grenouilles à la Pavlova”. Si la cuisse de grenouille est un plat, un peu stéréotypé, associé aux Français, elle n’est pas incluse dans le repas de Noël typique en Provence. En France, les familles prennent leur repas principal de Noël la nuit du 24 décembre. Bien que la dinde soit aujourd’hui la viande la plus consommée par les Français à Noël, c’est un phénomène récent dû à l’influence de la culture américaine.

Les huîtres, les escargots, le saumon fumé et le foie gras sont d’autres mets classiques du Noël français. Un sondage de TNS Sofres a révélé que 76 % des Français ne pourraient pas imaginer Noël sans foie gras et que sur les 92 % de Français qui le consomment, 86 % choisissent de le faire à Noël. La production de foie gras nécessite un processus cruel d’alimentation forcée des oies pendant 12 jours pour engraisser leur foie. Cette technique, connue sous le nom de gavage, remonte à 2500 av. J.-C., lorsque les anciens Égyptiens ont commencé à élever des oiseaux pour se nourrir et à les engraisser délibérément par gavage.

Un soldat australien à la poursuite d'oies pour le repas de Noël.
Un soldat australien à la poursuite d’oies pour le repas de Noël.

Beaucoup de familles françaises finiront leur repas avec une clémentine ou une mandarine mais pas de repas de Noël complet sans la bûche de Noël. La tradition remonte à l’époque médiévale, l’un des nombreux rites païens en concurrence avec les traditions de Noël. Une bûche de bois – souvent d’un arbre fruitier pour assurer une récolte réussie dans l’année à venir – était rapportée à la maison et placée dans le foyer, qui servait à l’époque d’épicentre de l’activité familiale. Le bois brûlait pendant trois jours pour assurer une bonne vendange pour l’année à venir. Cette tradition est devenue le désert d’aujourd hui. En Provence, le repas de Noël se termine avec non pas un, non pas deux, mais 13 desserts. Les desserts sont composés d’une variété de fruits secs et de noix qui représentent Jésus et les douze apôtres.

Bien qu’il existe de nombreuses différences, entre un Noël australien et un Noël français, ce qu’ils ont en commun est le temps spécial passé en famille et entre amis. C’est un moment de l’année à célébrer et pour être heureux.

 

Sources:

https://www.christmaswarehouse.com.au/flex/the-origins-of-christmas-in-australia/401/1

https://australianfoodtimeline.com.au/1836-parrot-pie-for-christmas/

https://food52.com/blog/16810-the-dessert-australians-and-new-zealanders-are-squabbling-over

https://www.canalvie.com/recettes/pour-la-famille/buche-noel-1.1591420

https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%BBche_de_No%C3%ABl

 

Photos: 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Anna_Pavlova_as_the_Dying_Swan.jpg

Anna Pavlova

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Mixed_Berry_Pavlova.jpg

La pavlova

https://images.app.goo.gl/osZJEkhowUcHdRcLA

Un soldat australien à la poursuite d’oies pour le repas de Noël.

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