Un sport qui renforce l’esprit

Par Mohammed BARATI KEZAVEH

Le peuple iranien aime bien pratiquer les divers types de  sport. Il y a à la fois des sports traditionnels et des sports modernes. J’aimerais bien vous présenter un sport traditionnel qui a une racine dans ma culture, en pratiquant ce sport nous exerçons le corps aussi bien que l’esprit. J’ai choisi ce sport car je l’ai hérité de mes grands ancêtres.

Le sport antique est un sport national iranien qui consiste en une série de techniques de culturisme et de gymnastique accompagnée par le rythme du tombak.
De plus, ce sport accorde une grande importance à l’esprit chevaleresque, à la courtoisie et à la bravoure. Les pratiquants de ce sport sont appelés des Pahlavans littéralement « athlètes ». Le sport antique a été conçu à l’origine comme une sorte d’art martial en Perse antique et a joué un grand rôle dans la résistance des Iraniens contre les envahisseurs dans l’histoire. 

Il se pratique une fois par semaine dans une salle spéciale nommée le zourkaneh littéralement « la maison de force » en persan.  Le Zourkaneh ressemble à un petit gymnase et il se présente comme une fosse octogonale d’environ 1m de profondeur. L’octogone marque le passage entre le monde sensible et le monde suprasensible et cette fosse au milieu de laquelle se réalise les mouvements,  rappelle aux Pahlavans l’humilité. Alors les Pahlavans doivent avoir un esprit chevaleresque qui se tourne vers l’abnégation et la générosité, donc plus qu’un sport c’est une pratique spirituelle. 

Les pratiquants entrent en file indienne par une petite porte qui les oblige à incliner la tête devant le portrait d’Ali (le premier imam pour les chiites) qui  est accroché sur le mur et avant de descendre dans l’octogone les Pahlavans font l’ablution pour purifier le corps et l’ esprit.

Pour commencer le Morched « le guide » joue  du tombak et pour donner du courage aux pratiquants, il chante des poèmes du Shâh-Nâme littéralement « le livre des rois ». Les Pahlavans « athlètes » font les exercices de réchauffement et d’endurance collectifs composés de rituels spécifiques. 

Au centre, une personne nommée le Miyandar « le leadeur » guide les pratiquants pendant les exercices collectifs. Pour annoncer le changement de rythme le Morched fait retentir une cloche.

Pour exercer l’équilibre les Pahlavans dansent sur eux-mêmes jusqu’à étourdissement à la manière des Derviches tourneurs. Après avoir fait quelques exercices,  ils pratiquent avec les divers accessoires et tour à tour ils agissent seuls encouragés par les autres.Puis le groupe s’exécute suivant une harmonie de mouvements cadencés. Les accessoires du Zourkaneh sont simples et ils rappellent les armes des combattants du  chah Abbas le grand roi Safavide (1588-1629) . Deux planchettes en bois pour les exercices d’assouplissements, des massues lourdes  en bois , l’arc en fer, chacune de ses armes représente le symbole de la préparation à l’attaque.

 Symbole de la maîtrise d’une force intérieure qui n’attendes pas à des incarnations hindouismes le Zourkaneh livre son message d’exaltation du corps dans le respect du groupe et de la tradition.


Ssources
http://www.izsf.net/fa
https://www.lepoint.fr/sport/en-iran-les-maisons-de-force-font-de-la-resistance-23-03-2018-2204901_26.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Varzesh-e_Pahlavani
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zurkhaneh
https://kalavarzesh.com/blog/4490/%D9%88%D8%B1%D8%B2%D8%B4-%D8%B2%D9%88%D8%B1%D8%AE%D8%A7%D9%86%D9%87-%D8%A7%DB%8C-%DA%86%DB%8C%D8%B3%D8%AA%D8%9F/

https://www.youtube.com/watch?v=bkpJz8iwCZY

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