Des peuples du Sahara

Par Sauhib Mabruk

Dans le plus grand désert au monde ou le Sahara, vit une population spécifique. Ces gens y bougent en toute liberté, ils ne connaissent pas de frontières géographiques, et ne sont ni de nationalités différentes, ni influencés par la globalisation d’aujourd’hui. Ce peuple m’intéresse. Il représente une composante culturelle importante pour moi parce que je suis de l’origine Libyen, mais aussi grâce à ma fascination pour le Sahara, un espace vague, ambigu, mystérieux et parfois dangereux.

Situé entre cinq pays, le Niger, le Mali, la Libye, l’Algérie et le Burkina Faso, le Sahara est leur “maison”. Leur nom est les Touaregs, un mot arabe qui signifie selon quelques lettrés, “être abandonné (de Dieu)”. Ils se nomment cependant eux-mêmes Kel Tamashaq qui signifie en leur langue selon quelques sources “ L’homme libre”. Leur langue descend de l’origine berbère et son type d’écriture s’appelle Tifinagh. Leur nombre n’est pas clair, mais des estimations nous disent que leur nombre est entre 300 000 et 1 million. Ils sont aussi connus comme “ le peuple bleu du Sahara” à cause des voiles bleus portés par les Touaregs, les hommes en particulier. Pour survivre, ils font de l’élevage de bétail, de l’agriculture, et du commerce. Les marchands touaregs étaient responsables de créer une route commerciale à travers le Sahara entre le sud et le nord. Leur commerce dépendait de l’apport des marchandises comme des objets de valeur qui  prenaient un peu de place et avec lesquels ils pouvaient faire un gros profit, comme: l’or, l’ivoire et le sel.

 

Le chameau est très important pour eux. Ils l’utilisent pour faire le commerce, pour bouger et pour apporter des choses. Le commerce des caravanes existe  encore aujourd’hui, mais moins qu’avant. Pendant cinq à sept mois chaque année, les Touaregs voyagent en caravanes à chameaux pour acheter ce dont ils ont besoin  et aussi ce qu’ils vont utiliser pour leur commerce.

Pendant l’époque pré – coloniale, les communautés touaregs  étaient rurales et nomades. Elles habitaient dans leurs tentes. Aujourd’hui, presque la moitié des Touaregs vivent dans les zones urbaines comme Tombouctou, une ville au Mali, et l’autre moitié d’entre eux habitent encore dans des communautés rurales. Il y a des types différents de communautés rurales, mais une communauté rurale comprend principalement six à dix tentes nomades. Ces tentes sont normalement plantées pour un temps temporaire pour suivre les troupeaux à la recherche de pâturages.

Dans leur culture, les Touaregs apprécient les arts visuels et auditifs. La musique, les chants, la poésie et les contes occupent une place fondamentale dans la vie touarègue et demeurent également les meilleurs garants de son identité. Les Touaregs ont des types différents de musiques, poésie, poèmes et chansons qui correspondent à des événements particuliers comme le mariage, les rites de passage et les fêtes laïques. Les hommes et les femmes d’origines sociales différentes dansent ensemble, ils font de la musique vocale et instrumentale, mais les genres différents de musique et de danses et instruments distincts sont associés aux strates sociales des personnes qui les font. Les fêtes traditionnelles touarègues comme le festival du désert, le fête de Sabiba, et le festival de tourisme de Ghat offrent une vraie occasion pour découvrir la culture touarègue.

             

Depuis la formation des états nationaux de l’époque coloniale, les Touaregs se confrontent à  plus  de problèmes concernant leur mouvement. Il subissent plus de restrictions. Mais les Touaregs continuent d’essayer de garder leur mode de vie malgré ces restrictions et leur marginalisation. Ce peuple libre et modeste mérite tout le respect et l’admiration en raison de son amour du désert et sa détermination de préserver son identité culturelle malgré la pression des états et des gouvernements.

Ressources:    

https://www.flickr.com/photos/aysha_bibiana_balboa/4991288269/in/photolist-8B4E7i-dQwhaP-3nLN79-5Auv2g-dQBSUA-bQoF7-8C6GXC-a2T6eP-4EmrHX-dQBT6U-bQoFw-bQoBx-7JM3ir-N3NwM-6ACcqN-fLKMZ-bQox3-dQwhEc-bQoB1-bQo3V-3nLNvA-oCd15d-dQwgXi-bQnK5-3nGh6H-q43xsB-bQojU-9j7PQv-bQoHq-bQowg-3nGi6M-8EqRD-rzu4aA-dQwh7H-dQwhua-dQBTH1-96zjZS-bQoit-4SDM2J-2PNXPf-bQnSd-8B6FCd-fWBqX-bQon9-bQo7j-bQoBS-6TBXNY-96zjWN-6KNE3g-bQohF/ 

https://www.flickr.com/photos/bradwatsonmedia/8434494983/

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sebiba_Touareg_Exhibition,_Djanet_(Alg%C3%A9rie).jpg 

https://www.flickr.com/photos/poolej/6347552697/

http://www.bradshawfoundation.com/tuareg/

http://www.cosmovisions.com/ChronoTouareg.htm

http://www.pri.org/stories/2011-10-29/tuaregs-5-things-you-need-know

http://fr.hellokids.com/c_16031/lecture/reportages-pour-enfant/culture/les-touaregs-peuple-du-desert

http://mediathequeancenis.bibli.fr/dnums/Livret_Touaregs.pdf

http://www.encyclopedia.com/social-sciences-and-law/anthropology-and-archaeology/people/tuareg

http://www.asmat.eu/scripts/article.php?Article=211-tuaregs-people-from-desert

http://www.everyculture.com/wc/Mauritania-to-Nigeria/Tuareg.html

Le festival Odwira et Adae kese de Asanteman au Ghana

  par Déborah Mensah

 

  Galeries de Zug55 et de Deepchi »sur Flick-r

             Un bon nombre de festivals se célèbrent au Ghana selon les tribus et les clans. Chaque festival commémore un événement, une guerre victorieuse, une moisson abondante et même un rituel de puberté. Les exemples des festivals sont le festival Damba du peuple au nord du Ghana, le festival Homowo de Ga-Adangbe et le festival Hogbetsotso de Anlo au sud du Ghana. Le festival Ohum et les rites de Dipo de Manya et Yilo Krobo dans la région Est. Dans la région Ouest : le festival Kundum. Dans la région du Centre : le festival Aboakyer de Winneba et le festival Bakatue d’Elimina. Il y a le festival Fofie dans la région de Brong-Ahafo. Mais le plus grandiose est sans aucun doute le festival Odwira et Adae kese du peuple d’Ashanti ou « Asanteman » dans la région d’Ashanti..

Adae kese se célèbre chaque quarantième jour tout au long de l’année. C’est la cérémonie officielle pour nettoyer et épurer les tabourets royaux, particulièrement, l’ancêtre Tabouret d’or qui est descendu du ciel jusqu’aux genoux de Osei Tutu, le premier Asantehene : le roi de l’Ashantis sur l’ordre du Okomfo Anokye : le prêtre spirituel. Et à partir de cette époque, le Tabouret d’or signifie la suprématie d’Asantehene. Alors, Osei Tutu I a crée ce festival en 1717 pour les peuples d’Ashanti à Kumasi (la capitale de la région) .Cet évènement  confirme le serment d’allégeance au royaume d’Ashanti et la loyauté au Tabouret d’or, qui est mis au Palais Royal de Manhyia de Asantehene par les sous-rois et les peuples. Ce festival met en scène les traditions, les mythes et les légendes du peuple et commémore aussi le temps du souvenir pour remercier les déités, les divinités et les ancêtres du peuple.

Mais, le festival principal est Odwira. C’est une célébration pendant toute la semaine. C’est le festival de l’unité, du renouvèlement de la famille et de la société. C’est une célébration haute en couleur. Dans toute la région, chaque ville et chaque village devient animé avec l’excitation. Les membres de la famille qui ont voyagé, sont accueillis de retour à la maison pour partager les boissons et la cuisine traditionnelle. Les vêtements traditionnels, particulièrement faits avec  le tissu  « Kente » sont portés.

Six semaines avant ce festival, des activités, par exemple, creuser la terre ou tout travail agricole sont interdites. Et pendant la semaine du festival s’exécutent une suite de traditions et rituels Chaque jour a une importance et un but.

Le premier jour, les hommes de la famille royale vont dégager la voie au cimetière des ancêtres. C’est un cimetière sacré. On fait cette activité pour que les ancêtres sachent qu’ils sont invités à participer au festival.

Le matin du deuxième jour, ces hommes retournent au cimetière sacré pour acquérir la permission des ancêtres à commencer le festival.Alors qu’ils retournent, ils scandent des slogans. Ce qui donne le message au roi que le festival peut continuer. Dans la soirée, le prêtre spirituel, Asantehene et les sous-rois vont nettoyer les tabourets de leur pouvoir au ruisseau sacré. Ils font des libations et se soumettent aux divinités pour demander la prospérité et la protection du royaume. Pendant ce rituel, aucun habitant ne sort  de sa maison.

Le troisième jour, toutes les interdictions sont levées. C’est le jour pour pleurer les ancêtres et les gens qui sont morts l’année passée. C’est aussi un jour où les gens qui sont morts pendant les six semaines d’interdictions sont enterrés. C’est un jour triste et les gens portent des vêtements noir ou rouge. Ils jeûnent pendant le jour et hurlent, boivent et jouent du tambour seulement.

Le quatrième jour est celui de la fête. Les peuples se partagent les nourritures et les cadeaux. La famille royale aussi prépare « 3to » un plat de purée de gnome avec des œufs et l’emmènent au lieu saint de divinités. Il y a de nombreux divertissements. Les gens mangent ensemble pour signifier l’unité.

  Galeries de Zug55 et de Deepchi »sur Flick-r

 

Le cinquième jour est le point culminant d’Odwira. Il y a une grande assemblée des rois et de peuples. Ce ne sont pas les habitants seulement qui participent à cette assemblée mais aussi, plusieurs dignitaires à l’intérieur et l’extérieur du Ghana. Cette assemblée se fait devant le palais royal de Manhyia : palais d’Asantehene. Les rois et les reines portent leurs habits royaux et beaucoup d’ornements d’or.Ils sont portés sur les palanquins par leurs gardiens et ils dansent en sautant en l’air, accompagnés par des chansons et des sons de tambours. Asantehene , Asantehemaa et la reine sont honorés par les gens et les dignitaires. Asantehene fait son discours dans lequel il parle de l’amour, la paix, l’espoir et des projets comme l’étude et les cités pour la région. Après, il « fait Adowa », la danse royale et la célébration continue en chantant et dansant sur les sons de tambours jusqu’à la nuit.

La nuit du sixième jour, « Miss Odwira » est honorée. Cet événement est organisé pour choisir une belle et intelligente jeune femme parmi plusieurs jeunes femmes qui se disputent pour la position ambassadrice pour les projets d’Asantehene.

Finalement, le dernier jour est le jour de l’action de grâces au dieu pour un festival réussi.Le festival Odwira est un héritage culturel riche qui est une expérience merveilleuse à vivre.

La musique traditionnelle du Cap-Vert

 

 Par Carlos Tavares 

       

Le Cap-vert est un pays où la variété des rythmes et la beauté mélodique des chansons sont charmantes.Aucun Cap-verdien du plus jeune au plus vieux ne vit  sans la musique traditionnelle parce que c’est un moyen de communication du peuple Cap-Verdien.Chanter et danser est vital pour les Cap-Verdiens, si vous  leur retirez ces deux passions essentielles pour leur équilibre, ils n’auraient plus de raison de vivre. Comme d’habitude au Cap-vert, les gens se retrouvent le soir ou le week-end sur les places des villes, dans les cafés, dans les restaurants, au coin de la rue ou chez des amis avec quelques instruments comme la guitare, le violon, l’accordéon, la trompette ou d’ autres instruments pour improviser un orchestre qui animera la nuit  par des rythmes variés.Pour faire un rythme musical, n’importe quel objet peut servir comme instrument, par exemple une assiette, un verre ou une tasse, que l’on frappera avec une fourchette, un couteau ou une cuillère; une boite ou une canette métallique remplie de sable ou cailloux; un bidon vide etc. Tout ce qui peut résonner suffit pour créer les rythmes.
Au Cap-Vert on trouve une grande variété de rythmes de musique  du plus lent au plus rapide, comme :
la « morna », la « funana », le « batuko », la « coladera »,  la « tabanka », le « cola são joão» etc…
La « morna » qui est originaire de l’île de S. Vicente et Boavista, est mélancolique et évoque l’amour, la nostalgie et l’histoire. Le rythme est très lent et la grande star de la « morna »  s’appelle Cesaria Evora.C’est grâce à elle qu’aujourd’hui la musique du Cap-vert est connue dans le monde entier. Mas il y a d’autres chanteurs très connus comme Ildo Lobo, Lura, Bana, Sara Tavares, Mayra Andrade etc…
La « funana » est typique de l’île de Santiago, les instruments traditionnels utilisés sont l’accordéon (gaïta), « le ferrinho » qui n’est qu’un simple morceau de ferraille que l’on gratte, la batterie et les « tombas ». Le rythme est très rapide et les plus grands interprètes de toute l’histoire de la « funana » sont le groupe de  Bulimundo, Finançon, mais aujourd’hui il y en a d’autres comme Ferro Gaita.Le « batuko » est populaire dans l’île de Santiago, on l’entend dans les fêtes populaires ou dans une cérémonie comme le mariage.