Les petits plaisirs culinaires du Chili

Par Vicente Ossa

La cuisine Chilienne n’est pas très reconnue dans le monde, mais nous sommes très fiers de notre culture culinaire. Pour la plupart des Chiliens chaque fois qu’on est hors du Chili, il y a ce sentiment de la nostalgie pour ces plats et goûts qu’on peut trouver seulement dans notre patrie.

Le Chili est un pays très long, en fait c’est le pays le plus long du monde, ce qui fait que nous avons une grande diversité de climats. Le nord c’est une zone désertique très sèche et chaude, au centre on a une zone avec un climat méditerranéen et au sud c’est très froid et humide avec beaucoup des précipitations. Ce qui nous donne en même temps une biodiversité et cultures culinaires très différentes du nord au sud.

Je vais parler sur quelques plats et traditions culinaires qui sont communs à  tout le Chili.

D’abord  et pour moi  c’est   le plus important… « La Palta » ou « aguacate » qui   est connue dans la plupart de l’amérique latine (avocat en français). Oui c’est vrai qu’on peut trouver des avocats hors du chili, mais ce n’est pas le même goût et ce n’est pas aussi habituel. Au Chili “la palta”  est tellement commune qu’on l’utilise partout, parce que c’est délicieux !

L’un des plaisirs les plus grands pour les Chiliens le matin, pour le petit-déjeuner, c’est le « pan con palta » (pain avec l’avocat). Et on peut manger ça presque tous les jours, parce que au Chili l’avocat n’est pas cher du tout.

Après on peut le trouver aussi dans le hot dog. Au Chili , le hot dog le plus connu c’est “el italiano” (l’italienne), qui est simplement le hot dog avec avocat, tomate et mayonnaise. Son nom vient de la similitude avec le drapeau italien .

“La palta” est un plaisir aussi grand et commun qu’on l’utilise même dans les salades et sandwichs, et normalement tous les sandwicheries au Chili donnent l’option d’ajouter  de l’avocat s’il n’y en avait pas déjà dans le sandwich. Par exemple McDonald’s au Chili a créé plusieurs sandwiches avec l’avocat parce qu’il fait partie de notre culture culinaire.

Après un  autre petit plaisir qu’on peut trouver dans la rue sont « las empanadas ». C’est un des plats les plus traditionnels au Chili qui se compose d’une pâte remplie avec des différents ingrédients.  Normalement elle est remplie avec « pino » (de la viande hachée, oignon haché, une olive et demi œuf dur), mais on peut trouver des différentes variétés selon où on est. Avec les années,  les « empanadas » avec du fromage  et quelques autres ingrédients sont de plus en plus courant et on peut en trouver avec des olives, des champignons, des tomates, des épinards, avec du jambon, des crevettes, du poulet, etc. Comme c’est déjà une tradition au Chili la variété continuera  sûrement à se développer avec le temps.

Traditionnellement, elles sont faites au four, mais aussi on peut les trouver frites, surtout dans les petites échoppes dans la rue, oú on verra des petites “empanadas” au fromage pour environ 0.20 euros.

Pour finir je veux vous parler d’un petit goût doux très habituel dans les rues du Chili, le « Mote con Huesillo ». C’est une boisson à base de blé cuit (mote) et de pêche séchée (huesillo) qui se sert dans un grand verre, bien frais, avec 2 huesillos, le jus des huesillos et le mote. C’est une boisson très douce et franchement très complète qui peut presque remplacer un repas. Mais au Chili c’est un petit snack ou une boisson pour se rafraîchir. On peut la trouver presque dans toutes les villes au Chili surtout pendant l’été, en raison de la chaleur.

Photos:

https://goo.gl/ZnpPnY
https://goo.gl/7n9dEl
https://goo.gl/Rzz43V
https://goo.gl/Uu2qiE
Le vrai Chili

Le vrai Chili

Par César Arancibia R.

Le Chili est  un pays très long, avec 4270 kms de long, mais,  avec seulement 90 kms  de large  au lieu  le plus étroit.
Contrairement à l’Europe, le Chili est un pays qui a une société où les gens très proches  s’inventent des excuses pour faire  la fête, et ne peuvent pas habiter seuls.
 Un pays où nous  parlons le “Chileno”, et pas l’ espagnol, nous utilisons des expressions propres au Chili, qui s’appellent “modismos” ou “chilenismos” à cause desquels c’est très compliqué de comprendre la langue de mon pays.J’espère que cet article va vous aider à mieux connaitre ma langue et ma culture.

 1.- Le Chili : Pays des tremblements de terre
 Les Chiliens ont tous les jours des tremblements de terre,  pour eux  cet événement est quotidien, mais, dessus de 7 degrés de magnitude ils sont préoccupés,   si l’électricité se coupe, ça veut dire que nous sommes face à un tremblement de terre important.

Temblor :      Un mouvement de faible intensité
Terremoto:   Mouvement de 7 degrés de magnitude 
Réplica ( réplique):     Succession de  petits tremblements de terre  après le tremblement de terre principale.

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2.-  Les boissons alcoolisées typiques du Chili
El Terremoto  (tremblement de terre)
 Une boisson alcoolisée typique du Chili qui est préparée avec le Chicha ( le vin fermenté),  la crème glacée d´ananas, et la grenadine.

Melon con Vino (le melon avec vin blanc)

 La boisson d´été que ma petite amie aime beaucoup !!!,  c´est une boisson très fraîche, seulement de la saison d´été par le type de fruits.
Il faut enlever les graines, ensuite mettre le vin blanc glacé et du sucre. Remuer lentement et à votre santé !!!.

Borgoña ( le vin rouge avec les fraises)
Cette  boisson est comme  la Sangría en  l’Espagne,  du  vin rouge  frais,  beaucoup de fraises et  du sucre.

3.- L’utilisation d’expressions sur les animaux pour exprimer des idées

  Nous utilisons des expressions sur les animaux pour dire TOUT, avec des amis, avec la famille, mais seulement si nous sommes  avec une personne que nous connaissons bien, en qui nous avons  confiance.Voici quelques exemples des expressions les  plus utilisées :

– Quand nous faisons une collecte pour quelque chose :
( nosotros hacemos una vaca ) Nous faisons une vache

– Si nous n´avons pas  d’argent :
( yo estoy pato) je suis  canard

-Si tu as fait quelque chose exagérée :
( te fuiste al chancho) Tu es allé au cochon

– Le mélange de vin et de  coca-cola :
(un Jote)  un oiseau

– Discuter avec quelqu’un :
(echar la foca) mettre le phoque

–   Si nous nous ennuyons :
( estoy aburrido como una ostra ) , je m’ennuie comme une huître

– Si quelque chose  est très loin :
( a la concha de la lora),  à la coquille du perroquet

Discuter avec quelqu’un :
(echar la foca) mettre le phoque

– Quelqu’un qui est très  indiscret.
( tu amigo es muy sapo!!!), Votre ami est très grenouille

4.- Phrases et mots typiquement chiliens
Arrugar : regretter
Cachar : comprendre
Cachay : que tu compris ?
Al tiro, al toque : immédiatement
Pololo ( a) : un (e) petit(e)  ami(e)
Ser fome : être ennuyeux
Carrete : la fête
Copete : une boisson alcoolisée

5.-  El  “Weón”
Le mot très utilisé dans la langue parlée qui a  des nombreuses interprétations en fonction du contexte.  Son utilisation est limitée seulement avec des  personnes que nous connaissons bien, en qui nous avons confiance.

Hola weón ! Salut mon ami !
Acaso eres weón ? Est -ce que tu es idiot ?
Aweonao ! Idiot !
Este weon es buena onda ! Cet homme est sympathique !
He trabajado como weón ! J´ai travaillé como comme un fou
Estas weón ? Tu es fou ?
No me weí !!! Ne me dérange pas !!!
Te gusta el weveo ! Tu aimes déranger !
Pásame esa weá ! Passe moi ce truc !

6.-  Tous les jours un culte du pain (avec de  l’avocat) : marraqueta
 Le Chili  est le deuxième plus grand consommateur de pain (marraqueta) dans le monde ( l’Allemagne est  le premier ), chaque jour, le pain est strictement obligatoire  et s´il y a   de l’ avocat :  c’est meilleur. Nous aimons le pain avec tout !

Marraqueta: Le  nom  le plus utilisé par les Chiliens mais spécialement  dans le nord du Chili.
Pan Batido: Nom utilisé uniquement dans la cinquième région.
Pan Francés ( pain français):   Nom utilisé par les gens  dans le sud du  Chili et dans la Région Métropolitaine.

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7.- La Solidarité
  C’ est une particularité de la société chilienne, avec des grandes catastrophes, les habitants qui ont une réaction immédiate pour aider aux les  personnes  qui sont nécessiteuses sans attendre rien en retour.


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8.– Le  » poh  »
sans aucune  explication, seulement à l’oral nous urilisons  le mot  »poh » à la fin de quelques phrases, spécialement avec  les mots  si et no ( oui, non )

exemple…  : “vous aimez Le Chili ?   Si poh!!! ( Oui poh !! )

9 .- L´hymne national 

Si l’hymne national est coupé par la moitié, tous les Chiliens  continuent  à le chanter jusqu’à la fin  par cœur.Pour nous, l’hymne national est comme le Haka pour les All Blacks.


Sources

https://fr.pinterest.com/pin/130604457919241442/

http://acrobatadelcamino.com/2015/09/que-ver-y-hacer-en-santiago-de-chile/

https://www.youtube.com/watch?v=YvyWpFljRi8

http://cdn.laprensa.com.ni/wp-content/uploads/2015/09/kl.jpg

La ciclovia en Colombie

Par Jorge CASTANEDA

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, en passant par le centre-ville et par les lieux emblématiques. Aller en Colombie et explorer ses villes principales, comme si vous étiez des locaux, n’a jamais été si facile grâce à la Ciclovía. A Bogotá, la capitale de la Colombie, parler de “ciclovía” c’est parler de la culture, de l’urbanisme, du sport, d’art, du civisme et de la tradition. C’est donc avec plaisir que je vous présente  la ciclovía colombienne.

D’abord, c’est possible que vous ayez déjà lu quelques articles par rapport au cyclisme, ou même que vous ayez, ce que vous entendez par “ciclovía”, dans votre propre pays et que pourtant vous n’ayez plus envie de ce sujet. Mais ce que vous connaissez comme ciclovía prend un nouveau sens en Colombie. 

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Lorsqu’une simple “ciclo-ruta” est une voie construite et donnée au transit quotidien des vélos dans la ville, la “ ciclovía ” est toute une activité culturelle hebdomadaire. Celle-ci implique la fermeture des avenues principales d’une ville dans le but d’être prises et utilisées par cyclistes, joggeurs, skateurs, mascottes, artistes de la rue, artistes de  graffiti et familles entières.

La “Ciclovía” a commencé en 1974 impulsée par un groupe d´idéalistes guidés par Jaime Ortiz Mariño. Mais ce n’est qu’en Juin 1976 que cette idée révolutionnaire devient un mouvement culturel. Après des manifestations massives où plus de 5000 Bogotanos se sont exprimés contre de la pollution, de l’usage exagéré des voitures, et du mauvais service de loisirs proposés aux citoyens :  les décrets 566 et 567 ont été  instaurés et ont permis le plein fonctionnement à la ciclovía.

Avec 113 kilomètres de parcours, ouverts tous les dimanches et jours fériés de l’année de 7h à 14h, la ciclovía à Bogotá a été prise comme exemple mondial de “ville active”, non seulement pour faire du vélo mais également pour toutes les activités qui s’y déroulent. Son modèle a été reproduit par certains pays comme l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Belgique, l’Australie, le Chili, le Mexique, les Etats- Unis ; et bien sûr des villes principales en Colombie comme Medellin, Cali, Villavicencio et Pasto.

Un autre aspect important de la ciclovía est la très bonne gestion administrative. Le budget destiné pour la ciclovía est investi dans environ 1686 responsables  et services de cette opération   y compris les travailleurs sociaux, chefs de route, trousses de secours  ainsi que dans la signalisation dont on a besoin pour la fermeture des avenues et la structuration du parcours.

Egalement, au long de la ciclovía, vous trouverez des ateliers de réparation complètement, gratuits des petits commerces des accessoires, des postes de nourriture, et aussi  des endroits adaptés aux animaux ou mascottes si vous en avez.

De plus, la ciclovía inclut  des «recreo-vias » c’est-à-dire  des lieux ou voies de rencontre ou vous pouvez faire plusieurs activités physiques comme aérobic, danse, step, zumba, yoga, ou pourquoi pas, jouer ultimate (frisbee) et ce n’est pas du tout nécessaire d’être professionnel. Par contre, si vous êtes du type plutôt tranquille et pas trop dynamique, on vous propose des activités artistiques. Vous aimerez les sessions de musique en plein air, danse, arts du cirque, chant, peinture et d’autres activités que vous trouverez fréquemment dès que vous commencez votre parcours dans la ciclovía .

Enfin, vous aurez la chance de visiter presque 14 parcs autour de Bogotá en parcourant la ciclovía, comme par exemple, le Parc National Enrique Olaya Herrera. Un des parcs les plus importants à Bogotá où la majorité des gens prennent leur petit déjeuner. Grâce à sa localisation au centre-ville c’est le point de départ que moi, personnellement, je vous le conseille. Quant au point d’arrivée, ou la fin de votre parcours, je vous conseille de vous arrêter à la zone G de Bogotá (zone gourmet). Localisée au nord-est de la ville, vous y trouverez une grande variété de restaurants sympas, de différentes ambiances et des goûts du monde entier.

En conclusion, parcourir la ciclovía ce n’est pas seulement faire du vélo de point A à point B. C’est une culture urbaine, civique, sportive et artistique qui rapproche les citoyens aux outils naturels de la ville. C’est une intégration des différentes couches  sociales et l’humanisation de la vie en ville, Pour toutes ces raisons je vous invite à venir en Colombie et profiter de cette culture de ville active. Et, même si vous n’avez pas la chance d’aller à Bogotá, je vous encourage à prendre un vélo, des skates, vos chaussures, sortir n’importe quel jour et  rendre la vie en ville plus agréable plus humaine pour tous.

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Photos:
1-2-3-4 prises par Jorge CASTANEDA
5 prises par Saul Ortega
6 page du IDRD
7 prise par Saul Ortega
8 Prise par Eduardo Zarate
9 Prise par M.Ewert

SOURCES:

http://www.idrd.gov.co/sitio/idrd/?q=node/1606

https://en.wikipedia.org/wiki/Ciclov%C3%ADa

http://www.nytimes.com/2008/06/24/nyregion/24streets.html?_r=1&scp=1&sq=Ciclov%C3%ADa&st=cse

https://en.wikipedia.org/wiki/Bogot%C3%A1%27s_Bike_Paths_Network

http://www.streetfilms.org/ciclovia/

http://www.bicycling.com/culture/advocacy/how-colombian-cycling-tradition-changed-world

https://www.flickr.com/creativecommons/

 

Le Jiu-jitsu brésilien

Par Frederico dos Santos Ferreira

La première fois que j’ai entendu parler du Jiu-jitsu brésilien, j’avais environ 10 ans. À cette époque-là, l’art commençait à être connu dans le pays et pour moi c’était un sport avec beaucoup de contact corporel ce que je n’ aimais pas. Avec le temps,  j’ai pris plus de connaissance dans le sujet et j’ai commencé à m’y intéresser. J’ai beaucoup d’amis qui le pratiquent mais mon premier vrai contact avec lui est arrivé en 2015 à travers d’un ami qui est maître. Il m’a invité chez lui pour une classe expérimentale et voilà, cela a été le coup de foudre. Comme on dit, c’est vraiment un  jeu d’échecs corporel. Si , dans le passé on ne connaissait pas beaucoup du Jiu-jitsu brésilien, aujourd’hui cet art commence à avoir une influence chaque jour plus grande dans la culture brésilienne.

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Jiu-jitsu brésilien

   

Contrairement à ce qu’on peut penser, au Brésil il y a beaucoup de Japonais. Nous avons eu des plusieurs mouvements d’immigration au XIXe siècle  et l’année 1908 marque le début d’un immense mouvement migratoire des Japonais qui ont été plutôt attirés par le travail agricole. En 1917 Mitsuyo Maeda, disciple de Jigoro Kano le fondateur du Judo, est arrivé au Brésil après quelques passages aux États-Unis, Amérique Centrale et Europe. Là-bas, il commence à apprendre le Kano jiu-jitsu (comme le Judo était connu à cette époque) à l’un des fils de son ami Gastao Gracie en reconnaissance à ce qu’il avait fait pour l’aider à s’installer dans le pays. Après quelques années d’apprentissage, l’élève, Carlos Gracie a créé une école de Kano jiu-jitsu pour apprendre à son entourage et à ses frères, sauf Hélio Gracie qui ne pouvait pas le pratiquer à cause de sa fragile composition physique. Un jour, à l’âge de 16 ans, Hélio a reçu un élève de son frère et lui a proposé de commencer le cours avec quelques techniques qu’il avait mémorisées en regardant les entraînements. À sa grande surprise, l’entraînement a été très fructueux et l’élève a décidé de continuer ses cours avec lui. Hélio commence à apprendre l’art en le modifiant petit à petit pour l’adapter à son physique faible. C’est la naissance du Jiu-jitsu brésilien.

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Judo

 

Si on compare le Jiu-jitsu brésilien avec son ancêtre le Judo, on peut voir qu’il y a beaucoup de similarités entre eux. Dans les deux,  on va trouver des amenées au sol, des immobilisations au sol, des clés d’articulations et l’absence des frappes volontaires comme les coups de pied, poing et coude, par exemple. En revanche, tandis que le Judo souligne les projections pour amener l’adversaire au sol et les immobilisations (seulement clés de bras ou de coude) le Jiu-jitsu brésilien souligne le combat au sol et la soumission par étranglement ou clé d’articulation (toutes les articulations).

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Ultimate Fight Championship


En 1993 Rorion Grace, fils d’Hélio Grace, a créé le “Ultimate Fight Championship” (UFC) afin de promouvoir le Jiu-jitsu brésilien. Bien qu’aujourd’hui l’événement soit bien réglementé avec des limites de temps, des catégories de poids et des tests antidopage, au début c’était une compétition où on pouvait utiliser n’importe quel art martial pour vaincre son adversaire indépendamment du poids. Rorion qui représentait le Jiu-jitsu brésilien a gagné la première, la deuxième et la quatrième édition de l’évènement révolutionnant la pratique des arts martiaux mixtes. Grâce à cette bonne représentation de l’art, aujourd’hui la grande majorité des athlètes de l’UFC l’utilisent comme art de combat au sol.

 

Sources:

http://www.espritjjb.com/jujitsu-bresilien-cest-quoi
https://hommesmigrations.revues.org/370
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultimate_Fighting_Championship

Source pour les photos:

http://www.flirk.com

 

 

L’île de Chiloé

Par Denisse Guajardo

Est-ce l’Irlande? Les Alpes? L’Ecosse? Non.  C’est le sud du Chili …

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L’archipel de Chiloé est une île située dans le sud du Chili et au nord de la Patagonie Chilienne, dans la région des lacs et sa capitale est Castro. Il comprend également une quantité énorme de petites îles et îlots. Il a une superficie de 9181 kilomètres carrés et une population d’environ 160.000 personnes. L’île est la seconde plus grande île du Chili et la cinquième d’Amérique du Sud.

 Le Climat

Chiloé a un climat de type océanique, humide et frais. La pluie tombe sur les paysages toute l’année, c’est pour ça que Chiloé possède des prairies vertes à chaque saison. Les touristes sont donc un peu surpris quand  ils visitent l’île. Dans la journée, on peut avoir des nuages pendant plusieurs heures après un soleil d’été et à la fin, la pluie.

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Les indiens Mapuches

 Les Mapuches sont la population indigène issue de l’Amérique du sud, particulièrement du Chili et de l’Argentine. Selon le recensement officiel de 2002, ils représentent 4% de la population chilienne.

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La langue est le mapudungun qui signifie “langue de la terre” (de mapu: terre et dungun: langue) et le terme Mapuches (nom de la population) signifie “Gens de la terre”. Aujourd’hui le mapudungun n’est pas une langue obligatoire dans les écoles chiliennes.

 En ce qui nous concerne, les Mapuches qui viennent de Chiloé sont appelés Huilliches “gens du sud”.

Les Huilliches de l’île ont résisté longtemps à la conquête espagnole. Après l’indépendance proclamée du Chili, le fort de San Antonio à Ancud a été le dernier bastion espagnol à se rendre. La résistance mapuche perdure, et actuellement, environ 400 militants mapuches sont inculpés et emprisonnés à la suite de mobilisation pour sauvegarder des terres ancestrales.

 Les paysages 

Pour traverser, il faut prendre un ferry du continent à l’île par le canal de chacao pendant trente minutes. Le voyage commence là, on commence à sentir la brise qui souffle sur nos joues, on commence à écouter des animaux chanter, on commence  à voir l’accent espagnol qui change un peu, des maisons colorées et des prairies vertes partout. Toutes les couleurs sont réelles et vibrantes avec une belle route qui traverse toute l’île. Bref, un paysage qui semble être créé délicatement.

 L’architecture Chilote 

Connue principalement pour ses palafitos (des maisons colorées construites sur pilotis au bord de l’eau) et ses églises construites de bois avec des écailles entre les XVIIIe et XIXe siècles, cette architecture est la plus belle de tout le Chili. Aujourd’hui, il y a seulement un peu plus de 70 églises et 16 d’entre elles ont été déclarées au  Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

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 Des Légendes 

L‘identité de Chiloé n’est pas seulement par ses paysages, elle est plutôt connue aussi par des nombreux mythes et légendes, parmi les plus connus : 

Le trauco: C’est un petit nain qui apparaît dans la nuit qui a la faculté de forcer les femmes à avoir des relations sexuelles avec lui. Finalement, les femmes tombent enceintes sans savoir la raison.

Le Caleuche: C’est un bateau fantôme qui apparaît surtout les nuits de brume et disparaît rapidement en naviguant sous l’eau. L’objectif est de danser et chanter pour attirer d’autres embarcations et voler leurs marchandises.

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La gastronomie Chilota 

C’est une île de pêcheurs, néanmoins il y a une grande variété de pommes de terre cultivées par la population locale. Pourtant, le plat plus emblématique est le curanto: un mélange de fruits de mer, de viandes, de légumes cuits sur des pierres chaudes posées dans un trou creusé dans la terre et recouvert de feuilles gigantesques.

Curanto_en_Hoyo_ wikipedia

Ressources:

J’ai visité ces pages et en plus, ma propre connaissance de l’île.

http://www.instinct-voyageur.fr/lile-de-chiloe-un-reve-de-patagonie/

http://www.tourisme-chili.com/chiloe/

https://www.unsacsurledos.com/lile-de-chiloe-une-autre-patagonie/

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Chilo%C3%A9

Vénézuela : La tradition des Diables Dansants de Corpus Christi

Par H Lopez

          Le neuvième Jeudi après le Jeudi saint, les diables s’emparent du pays à travers un évènement très religieux. Ce n’est pas facile de savoir la date exacte de la naissance de cette fête. Vers la première moitié du XVII Siècle, grâce aux colonisateurs qui ont reproduit dans l’Amérique latine leurs églises et leurs coutumes : Corpus Christi c’était l’une d’elles. J’ai choisi ce sujet parce qu’aujourd’hui au Vénézuela Les diables danseurs de corpus Christi sont très connus dans chaque coin du pays et reconnu internationalement depuis le 6 décembre 2012 grâce à son enregistrement sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture).

 danse rituelle

          Quand quelqu’un a un problème de santé ou une situation difficile à affronter, il demande l’aide du Saint Sacrement: « j’ai besoin de ton aide » « sors moi de ce problème ». Ensuite, le paiement de cette promesse est le centre d’un rituel qui représente la victoire du bien sur le mal, sur le malheur, sur la douleur.

 

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          Pendant la fête de Corpus Christi il y a beaucoup de ferveur religieuse et passion chez toutes les personnes impliquées. Des groupes allant des plus petits jusqu’aux anciens, ils sont déguisés en diables avec des masques très divers et créatifs. De plus, ils portent des maracas, des nombreux scapulaires et des palmes bénites pour éloigner quelque esprit maléfique qui veut s’infiltrer. Pour commencer la tradition, ils dansent au rythme des tambours premièrement avec des masques sur le visage en face de l’église, il faut souligner que les portes de l’église à ce moment-la sont fermées, c‘est le moment où le mal est dominant, après, au moment où les portes s’ouvrent, tous les diables laissent tomber leurs masques, se rendent au Saint Sacrement toujours en dansant au rythme des tambours, ensuite, ils marchent dans les rues du village en attitude pénitente tandis qu’en face, il y a une autorité de l’église catholique qui s’avance avec le Saint Sacrement et derrière, le peuple, une grosse quantité de personnes qui doivent payer quelques promesses au Saint Sacrement ou ceux qui vont pour observer et connaitre un peu plus de cette expression afro-indien-catholique; à partir de cet instant, le bien triomphe sur le mal.

          La participation des femmes est très importante aussi, elles écoutent la messe avec les diables, prennent soin de leur donner de l’eau, de la nourriture, garder les enfants qui sont dans le rituel, mais elles restent sans masque, elles portent une jupe rouge et un foulard rouge ou blanc. Chaque année la participation des femmes est plus nombreuse.

 

 Les diables ont perdu la bataille

          Les diables se sont organisés en fraternités dans toutes les régions ou états, les plus connus sont:

San Francisco de Yare (l’origine) état  Miranda.

Naiguatá – état Vargas.

Ocumare de la costa, Cata, Cuyagua, Chuao y Turiamo – Maracay état Aragua.

Patanemo, Canoabo, Guacara y San Millán – état Carabobo.

San Rafael de Orituco – état Guárico.

Tinaquillo – état Cojedes.

San Hipólito – état Barinas.

           Sans aucun doute un rituel qui exprime beaucoup de foi et aussi c’est une pratique imprégnée de créativité et de d’organisation par ceux qui  y participent chaque année. Son inscription sur la liste de l’UNESCO en 2012 a contribué à sensibiliser et donner plus de popularité à cette fête religieuse hautement appréciée pour  par les Vénézuéliens et les  fervents catholiques.

 

sources: 

http://mariara.info.ve/los-diablos-danzantes-en-venezuela/
https://fr.globalvoices.org/2008/07/16/573/
http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/les-diables-danseurs-de-corpus-christi-du-venezuela-00639?RL=00639
https://www.youtube.com/

Le 18 au Chili

                                         Par Alvaro Munizaga

Les fêtes  patriotiques au Chili, plutôt connues comme  « el dieciocho » (le dix-huit), sont avec Noël, les fêtes les plus importantes du Chili. Au début, on célébrait la commémoration de l’établissement où on a réalisé le premier conseil national du gouvernement en 1810. Après, la célébration de cette fête a correspondu au processus d’indépendance qui n’est arrivé qu’en 1818. Aujourd’hui, à tort, beaucoup de gens croient que cette fêtes  a comme origine le jour de l’indépendance du Chili, mais en tout cas, elle se rapporte à cet évènement. Le jour suivant, le 19 on célèbre le jour de la gloire de l’armée du Chili.

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Pendant ces fêtes on ornemente les maisons et les rues avec de drapeaux et de guirlandes aux couleurs du drapeau. C’est normal pendant ces jours d’entendre de la musique traditionnelle chilienne partout et dans certaines maisons, elle est très forte, ce qui permet l’entendre de loin. C’est pareil avec les odeurs de la viande grillée, car dans presque tous les cours des maisons, il y a une soirée, et ceux qui n’ont pas de cours, n’ont pas de soucis de monter le gril dans la rue en face de chez eux.

Les fêtes patriotiques pour les Chiliens est un moment pour se rencontrer avec la famille et les amis, et aussi pour se rappeler certaines traditions chiliennes, comme les jeux, les plats et les danses. Ces fêtes, sont attendus  anxieusement par tous les Chiliens, car ils sont pratiquement en vacances, un moment pour se reposer, pour se retrouver, pour boire et célébrer et bien sûr, pour voyager et visiter la famille. Officiellement les jours fériés sont le 18 et le 19, mais habituellement on étend la fête pendant presque une semaine ou la semaine entière, cela dépend des jours où tombent le 18 et le 19. Par exemple si le 18 tombe un mardi ou un mercredi, on prend la semaine entière mais si le 18 tombe un jeudi ou vendredi, probablement on ne prend pas toute la semaine.

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Dans cette fête un des évènements le plus important, c’est l’installation des « ramadas », « fondas » et « pampillas », dans tout le pays. Celles-ci consistent en des constructions à l’air libre, en matériels naturels, principalement branches (ramas), et là on trouve de la place pour danser la « cueca », la danse nationale, des stands pour jouer les jeux traditionnels, manger les repas traditionnels, et aussi dans les « ramadas », plus grandes, on installe des jeux de parc d’attraction.

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Pendant ces fêtes certaines personnes s’habillent avec le costume traditionnel des paysans, dénommés « huasos », pour danser « la cueca », danse qui est plus gracieuse si on porte ce costume, et pour aller au « ramadas » ou aux différents événements.

Claudio Sepúlveda Geoffroy

Les jeux typiques qu’on pratique pendant les fêtes et certains continuent pendant tout le mois de septembre, sont :

« el trompo », une toupie en bois qu’on lance par terre avec une corde. Les jeux sont divers comme abattre la toupie d’autre, le lancer dans un cercle dessiné par terre, pousser une monnaie avec la toupie et la déplacer en dehors d’une limite préétablie.

« el palo ensebado », un bâton de 5 à 6 mètres et d’environ 20 centimètres de diamètre, enterré et engraissé. Le joueur doit monter et prendre un prix attaché dans son sommet.

« carreras a la chilena », des courses de chevaux sans monture, sans éperons et des brides, les chevaliers se tiennent seulement par les poils de l’animal pour ne pas tomber.

Andrea Jara Saavedra

« el volantin », compétitions de cerfs-volants. Comme c’est un jeu très antique, il est pratiqué par tout le monde.  Au Chili ce jeu a une réputation très importante et une relation très forte avec les fêtes patriotiques. Ceci peut être dû à la date, à  laquelle au Chili le vent est plus fort et les conditions pour les élever sont les plus appropriées.  En fait, en septembre on peut regarder le ciel chilien occupé de cerfs-volants partout. Les autres jeux sont « la rayuela » la marelle, « el emboque » le bilboquet, « tirar la cuerda » tir à la corde et « carreras en saco » la course en sac.

Ces jeux parmi d’autres, ne sont pas nécessairement  d’origine chilienne, mais sont très représentatifs pour cette date, et presque tous les enfants y jouent, peut être à l’école, chez eux, dans les rues, pendant les sorties familiales ou dans « las ramadas »

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Les repas typiques pour cette fête  sont « el asado » la viande grillée, « las empanadas », la préparation chilienne est avec de la viande hachée , des œufs  cuits, des olives, de l’oignon, de l’ail et plusieurs condiments, « los choripanes con pebre», on utilise du pain chilien qui s’appelle « marraqueta » avec une saucisse et on peut ajouter du « pebre », qui est une préparation de tomate, oignon, piment oiseau, ail, coriandre fraîche, huile d’olive, sel et poivre,  « los anticuchos », plusieurs types de viande grillée et petits morceaux d’oignon enfilés sur un bâton, « la chicha », boisson alcoolique comme le vin mais de préparation plus rustique, et pour ceux qui veulent manger des légumes, il y a de la « ensalada a la chilena », tomate, oignon et coriandre et « papas mayo », pommes de terres avec mayonnaise.

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Enfin, c’est une fête très chilienne, dans laquelle nous sentons des arômes délicieux, surtout celui de la viande grillée, nous regardons des « volantines » qui teignent le ciel de plusieurs couleurs, nous entendons  la musique typique chilienne partout, nous dégustons de bonnes « empanadas »  et de la « chicha »,  nous dansons, nous jouons, nous partageons en famille, nous rions et nous profitons de ces bons moments.

Mes sources:

http://www.oresteplath.cl/antologia/origyfolc.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAtes_patriotiques_au_Chili

http://www.chile-excepcion.com/guide-voyage/calendrier-evenements/septembre-fiestas-patrias

https://www.flickr.com/creativecommons/

Le défilé et le concours Yipao en Colombie

Par Julian Hoyos

C’est en raison de  l’importance de l’aide apportée par le Jeep Willys au développement de ces terres ainsi que sa position d’icône de la culture du café que  la Yipao Parade reconnue dans toute la Colombie, est effectuée. Dans le département de Quindio, les habitants de la ville d’Armenia qui est située dans la zone du café, décorent les rues et les maisons avec des fleurs et des ornements faisant allusion aux fêtes nationales du café. Au cours de ces festivités  dans la zone du café, on se concentre sur un seul événement, le défilé et le concours Yipao. Principalement c’est pour faire un hommage au transport qui ont contribué à faire évoluer la ville du café, le défilé Yipao est un événement qui pendant des années, se positionne comme une attraction touristique de notre département qui représente le transport traditionnel et la culture du café. Cette parade est faite durant le mois d’octobre dans toute la rue principale d’Armenia et à la fin, il y a des personnes responsables pour décider les gagnants de chaque catégorie.

Les 4 catégories de la Parade du Yipao sont:

Le typique “Trasteo”: C’est la catégorie probablement la plus reconnue dans le défilé. Les Jeeps sont chargées avec le nombre maximum d’objets possibles comme si elles se déplaçaient de la campagne à un autre lieu et les propriétaires du véhicule doivent assembler tous leurs biens en un seul voyage. Dans cette catégorie, on peut voir les  traditionnelles photos du Sacré-Coeur, de Jésus et des animaux domestiques vivants .

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Produits agricoles: C’est  la catégorie dans laquelle les participants doivent charger le plus possible leurs Jeeps avec le manioc, le maïs, les bananes, le café, orange, citron, etc. L’idée est de montrer la grande variété des fruits et légumes qu’on peut trouver dans le département du Quindio.

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Piques: C’est  la catégorie extrême du défilé car dans les Jeeps sont chargées des objets très lourds comme par exemple des sacs de café et ainsi pouvoir être conduites uniquement sur les 2 roues, après une accélération brève et précise. Parfois, les pilotes descendent de leur Jeep, la  quittent après avoir tourné le jeep sur deux roues.

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Catégorie libre: C’est la catégorie dans laquelle toutes les personnes peuvent utiliser sa propre Jeep ou en  louer une pour la parade, pour pouvoir y participer. Ces véhicules, sont ornés de différentes sortes d’ornements pour faire la  publicité de différents produits mais aussi il y a des jeeps avec de la musique pour rendre l’ambiance plus agréable.


sources:

http://www.amusingplanet.com/2015/12/yipao-columbias-bizarre-jeep-parade.html

http://www.armeniahotel.com.co/blog/larga-vida-al-yipao.html

La Colombie, un pays des superstitions

Par Zwanny Escandar

Lorsque les Espagnols ont colonisé la Colombie en 1499, ils ont apporté beaucoup de traditions et de croyances, surtout liées à la religion; de même, en raison de l’esclavage, la culture africaine a enrichi le pays. Actuellement, grâce à l’influence de la culture des indigènes et son mélange avec les cultures qui ont été exposées ci-dessus, la Colombie est un pays qui possède une grande mixité et ainsi une énorme quantité de superstitions.

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La fête du nouvel an est très importante  dans la plupart des pays du monde, même si la date est différente pour chaque culture celle-ci est célébré partout. En Colombie, comme dans la plupart des pays d’Amérique latine, les gens aiment faire la fête d’ailleurs le jour de l’an est un grand évènement qui en plus d’être une énorme fête, est un jour chargé de rites.

En Colombie nous célébrons le jour de l’an avec notre famille, par une énorme fête puis, après minuit, par un grand repas avec la nourriture typique de chaque région, et vers 3 heures du matin nous partons pour faire la fête avec nos amis. C’est une fête très familiale et très joyeuse. Dans la plupart des villes on fait «El año viejo », c’est une figurine d’un être humain, d’environ 1 mètre 50, qui représente l’année qui se termine. Alors, d’après la tradition à minuit on le brûle et on brûle ainsi les échecs de l’année dernière car nous croyons par  superstition que la nouvelle année sera meilleure et  qu’on ne va pas répéter les erreurs de l’année précédente.

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“Agüeros” est le nom qu’utilisent les personnes en Colombie en référence  à leurs traditions et superstitions qui se sont développées pendant la fête du nouvel an. La prospérité pour l’année prochaine est le but de l’exécution des “agüeros” le jour de l’an, alors ils sont  très importants dans la culture colombienne car grâce à leur réalisation on aura de la chance et on trouvera le bonheur.

Je vais présenter et expliquer le but de quelques agüeros qui sont réalisés pendant le nouvel an en Colombie.

  1.      Une Culotte, ou un caleçon, jaune

Selon la tradition, on doit s’habiller pour la fête du 31 décembre avec des sous-vêtements jaunes, et il faut qu’ils soient neufs. Si on met un caleçon jaune ce jour-là, on aura un nouvel an plein d’amour et tous les projets qu’on réalisera seront couronnés de succès.

  1.      Courir avec des bagages

Si vous avez l’esprit d’aventure ou vous aimez voyager, vous devrez faire cet agüero colombien pour assurer vos voyages dans le monde entier. Il consiste à courir exactement à minuit avec une valise au tour du bloc de maisons ou le carré de maisons de votre quartier.

  1.   Douze raisins

Cet agüero d’origine espagnole permet de choisir ce qu’on veut pour le nouvel an puisque avec chaque raisin qu’on mange on fait un vœu. L’idée est qu’à minuit on mange une douzaine  de raisins et avec chacun on fait un vœu ce qui représentent tous nos espoirs pour chaque mois de l’année qui vient.

  1.   Des lentilles dans les poches

En Colombie on pense que si on reçoit la nouvelle année avec des lentilles dans les poches, on aura   de l’argent.

En tant que Colombienne, tous les agüeros que je viens de présenter sont très importants pour moi, même si je ne crois pas en toutes ces superstitions, je les réalise toutes les années car à mon avis ceux-ci représentent une grande partie de la culture de mon pays: le positivisme, nous savons que l’année à venir sera meilleure, et nous faisons tous ces rites pour être sûrs de la prospérité et surtout pour profiter de leur réalisation avec nos proches.

 SOURCES

http://www.colombiaaprende.edu.co/html/familia/1597/article-74473.html

http://www.elespectador.com/noticias/actualidad/14-agueeros-recibir-el-2014-articulo-466201

http://encolombia.about.com/od/ViajaraColombia/tp/Aguumleros-y-tradiciones-de-fin-de-antildeo-en-Colombia.htm

http://www.donquijote.org/cultura/colombia/historia/colonizacion-de-colombia

SOURCE PHOTO 1

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Palenqueras_al_natural.jpg

SOURCE PHOTO 2

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:A%C3%91OVIEJO_PASTOREVEILLON2.jpg

Le “Futebol”: L’âme du Brésil

par Amanda PINHEIRO

Comme Marylin Monroe ou Bob Marley, tout le monde a déjà entendu parler du “futebol brasileiro” (Le Football brésilien), mais c’est réellement sur place qu’on comprend tout ce que ça représente. Le Football au Brésil signifie bien plus qu’un match, c’est comme une religion et c’est surtout un beau moment; c’est un motif pour faire la fête et ça devient une pure folie au coeur du stade. Récemment le Brésil a fait face a une lourde défaite contre l’équipe d’Allemagne en coupe du monde, mais ça n’a pas ébranlé notre sentiment de croire en notre équipe.

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http://copadomundo.uol.com.br/2010/album/100628bra_x_chi_TORCIDA_afs_album.jhtm#fotoNav=71

Pour expliquer ce sentiment je dois vous raconter d’où vient ma passion pour le football. Tout a commencé avec mon père, je l’observais depuis toute petite se préparer avant chaque match avec ses amis, presque un rituel! Nous avions l’habitude de jouer toutes les semaines et  c’était toujours un moment magique! Quelque soit le résultat, l’objectif principal était de se divertir et partager notre passion avec des gens que nous connaissions à peine, mais chaque partie nous rapprochait tous un peu plus, comme on dit au Brésil “uma partida amigável” (un match amical).

 Au de là des simples matchs entre amis, il y avait aussi toute la dimension du foot à la maison, avec un père fervent défenseur du “São Paulo Futebol Clube” tous les soirs de match a la télévision se transformaient en véritable fête ! C’est comme ça que le foot a fait de plus en plus parti de ma vie: j’allais a l’école avec des chaussures a crampons, j’avais complètement décoré mon sac a dos d’images de mon club et la meilleure anecdote fut quand je me suis cachée dans la voiture de mon père  lorsqu’il allait jouer avec ses amis le soir : quelle ambiance!  Le gazon du terrain bien vert, la délicieuse odeur des grillades ou plus précisément du “Churrasco” et une petite “roda de samba” (groupe de musiciens) pour la musique.

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 https://ednene.wordpress.com/2010/02/12/ritmos-do-brasil-o-samba/

 C’étaient des matchs entre amis certes, mais ils étaient là pour jouer sérieusement : maillot de l’équipe, échauffement à la sortie des vestiaires et c’est parti!  « Baixinho pesado » (petit mais costaud), c’est à travers ce surnom que mon père évoluait comme défenseur impassible ! Ma vie d’espionne se termina lorsque je pris moi même le sifflet pour signaler une faute d’un joueur sur mon père (véridique) !!! Surprise générale et beaucoup de rires par la suite, j’avais 8 ans.

 Je gagnais donc le droit de participer au match du soir avec mon père, mais surtout j’appris énormément sur les valeurs de la vie : travailler en équipe, aider un adversaire au sol et à être forte même si la situation est compliquée. La fin du match retentit pour laisser place au moment de détente: samba, barbecue et divertissement.

Comment ne pas citer aussi les matchs au coeur du stade? Une émotion unique qui commence sur le chemin au sons des commentaires radios, des klaxons et des drapeaux collés sur chaque véhicule. La descente de la rue du stade “Morumbi” à “São Paulo” alliée a l’odeur des fameux sandwich grecs, vous pouvez déjà entendre les cris de guerre de la “torcida organizada” (groupe de supporters organisés), tout cela suffit à vous donner des frissons. C’est dans cette arène qu’il est très beau d’observer qu’au delà du public masculin, il y a aussi des femmes et des enfants de tout âge, c’est un moment familial.

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http://trivela.uol.com.br/selecao-passou-por-um-teste-de-nervos-e-fracassou-resta-o-alivio/#44

Sans oublier les supporters équipés d’instruments typiques de “samba” pour accompagner leur équipe à coup de « pandeiros » ou autres « cavaquinho », c’est carrément un concert en live !
Le football et la samba font partie des racines du Brésil et véhiculent un message d’amour très fort.

Bien évidement, on sait aussi que le football est un gros “business”, la corruption y est donc très présente mais il faut surtout insister sur le fait qu’il est un vecteur d’ascension sociale. Par exemple pour les jeunes vivant dans les fameuses “favelas” (bidonvilles) qui voient dans le foot un espoir de sortir de la misère. Ces jeunes excluent du système social se créent des mentors au travers de grand joueurs comme Ronaldo ou Neymar, eux qui ont commencé de rien jusqu’à devenir des sportifs reconnus internationalement. Le foot devient par conséquent une possibilité de s’en sortir car si certains ont réussi, ils peuvent aussi y arriver!

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http://fotografia.folha.uol.com.br/galerias/25964-copa-na-favela)

L’exemple le plus frappant est sans doute le chanteur Michel Telo qui peut remercier Neymar d’avoir dansé sur sa chanson lors d’un match : celle ci le propulsant au rang de super stars au Brésil et au niveau international.

Finalement c’est pour toutes ces raisons que le “Futebol” n’est pas un simple sport, c’est véritablement l’âme du peuple brésilien.