Parc National Tayrona- Colombie

Parc National Tayrona- Colombie

Par Maria Fernanda Gómez Leyva.

La Colombie est un pays situé au nord de l’ Amérique latine, il y a des paysages variés : les forêts tropicales, les montagnes, la côte et les plantations de café. Quand je suis arrivée en France, quand les gens me demandaient comme était la Colombie,  j’étais très fière de leur montrer des photos de ce qui est pour moi l’un des plus beaux endroits de mon pays “le Parc National Tayrona” qui est un des plus importants parcs nationaux situé  à Santa Marta dans le département Magdalena dans la région Caraïbe.

C’est un paradis naturel riche en faune et flore, on peut voir des espèces très différentes et exotiques dans le parc, le plus important c’est que la nature et les animaux sont respectés et les personnes sont les visiteurs  non   les animaux car ils ont le droit d’être là sans restriction. Le plus spectaculaire de ce parc est qu’on peut  y découvrir différentes plages très tranquilles et solitaires.  

Comme sans doute le parc Tayrona est une destination magnifique, je voulais vous raconter mon expérience : j’y suis restée avec ma famille pendant 3 jours, on est parti de ma ville qui s’appelle Barranquilla, il faut  en voiture  3 heures pour arriver au Parc.

Si vous voulez  y aller vous devez faire une réservation et acheter des tickets en ligne pour avoir une place parce que les entrées sont limitées afin de ne  pas saturer la nature.
Pour entrer dans le parc, vous pouvez laisser votre voiture dans le parking et si vous n’avez pas de voiture vous pouvez prendre  un transport en commun  qui vous laisse à l’entrée du parc ou vous avez deux options: la première option est marcher pendant 3 heures pour profiter des paysages et des plages et pour aller jusqu à Cabo San Juan qui est la plage la plus belle du parc et la deuxième option est de louer un cheval si vous n’ avez pas envie de marcher, mais c’est un autre chemin qui n’est pas vraiment joli.
Donc, ma recommandation est que vous preniez toutes vos affaires et la nourriture que vous pouvez emporter avec vous car dans le parc ils en vendent mais vous n’avez pas beaucoup de choix.

Pendant la promenade de 4 heures vous pouvez voir des espèces d’insectes, d’oiseaux et une flore très variée. Aussi, dans le chemin vous trouverez des espaces pour vous reposer du sable ou des rochers. De plus, vous devez savoir que dans le parc Tayrona il n’y a pas de réseau donc vous vous connecterez totalement avec la nature et prendrez des photos pour faire un album. Par ailleurs,il est interdit de jouer de la musique par respect aux animaux et leur habitat. 

Quand vous arrivez à Cabo San Juan qui est mon lieu préféré dans le parc, vous devez demander aux responsables le prix de l’endroit pour dormir.

Ils vous donneront deux options : des  hamacs et une boîte pour déposer vos affaires, c’est un espace que vous partagez avec d’autres voyageurs et l’autre option des tentes pour deux ou quatre personnes. Il faut que vous le fassiez avant de profiter de la mer car il n’y a pas beaucoup  de possibilités  pour passer la nuit. 

C’est important que vous connaissiez les horaires du parc pour faire votre planning car vous pouvez faire la randonnée et après retourner chez vous ou faire la randonnée et rester dans le parc, mais c’est tout à fait interdit de prendre les routes pour quitter le parc après 15: 00 heures car les responsables du parc veillent à votre bien-être et après cette heure c’est dangereux car les animaux sauvages comme les jaguars, les serpents et crocodiles commencent à sortir.

Pour finir, j’espère que ces informations vous seront très utiles et que vous êtes encouragé pour voyager en Colombie pour connaître cette merveilleuse réserve naturelle, le Parc National Tayrona. 

Sources : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_naturel_de_Tayrona

Mexique : Les ‘Voladores de Papantla’ ou ‘Hommes Volants de Papantla’.

Mexique : Les ‘Voladores de Papantla’ ou ‘Hommes Volants de Papantla’.

Par José Yáñez Reyes

[1] Les ‘Voladores de Papantla’ dansant dans les airs.

Il y a plusieurs années, lorsque je n’étais qu’un petit enfant en vacances avec ma famille, je marchais sur le ‘Malecón’ ou brise-lames de Puerto Vallarta, l’une des destinations touristiques les plus importantes du Mexique. Je me souviens d’un spectacle coloré, dangereux et excitant qui se déroulait dans les hauteurs avec une musique très particulière et qui a immédiatement attiré mon attention et celle de toutes les personnes présentes. Il s’agissait de la danse des ‘Voladores de Papantla’ ou “Hommes Volants de Papantla’, au cours de laquelle un groupe d’hommes courageux se jetaient dans le vide du bout d’un long poteau en représentation d’une cérémonie indigène ayant des siècles de tradition et inscrite sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’UNESCO que vous aurez l’occasion de voir lors de votre visite au Mexique et que j’ai le plaisir de vous présenter ici.

La danse des Voladores de Papantla est un rituel préhispanique associé à la fertilité que les indigènes appartenant à la culture mexicaine ‘Totonaca’ avaient l’habitude d’effectuer chaque année. La danse des Voladores de Papantla, comme son nom l’indique, a son origine à Papantla, Veracruz et c’est l’une des plus représentatives du Mexique. Elle s’effectue dans les hauteurs par cinq hommes courageux en costume voyant, accompagnés de musique de flûte et de tambour.

LA CULTURE TOTONACA

La culture ‘Totonaca’ ou ‘Totonaque’ représente le peuple indigène qui s’est développé dans la région de ‘Totonacapan’ qui est constituée par les États de Veracruz et Puebla. Son emplacement temporel fait référence à l’an 800 après J.C., dans le classique tardif. En Nahuatl, le nom vient de ‘totonacatl’, qui fait référence aux habitants de Totonacapan. On pense également que le terme ‘totonaco’ signifie « homme de la terre chaude ».

Les ‘Totonacas’ ou ‘Totonaques’ étaient polythéistes et ils consacraient une grande partie de leur vie aux cérémonies religieuses.

De nos jours, leurs descendants habitent dans les États mexicains de Veracruz, Puebla et Hidalgo.

L’ORIGINE DU RITUEL

Ce rituel est pratiqué depuis l’époque préhispanique et selon la tradition orale, pendant une période de sécheresse sévère pendant laquelle les cultures ne produisaient pas la nourriture nécessaire pour les habitants. 

Selon cette tradition, l’un du groupe des sages, le plus ancien de la communauté, a envoyé 5 jeunes hommes chastes pour aller dans la végétation et trouver l’arbre le plus grand et le plus droit de la région pour honorer le dieu de la fertilité, Xipe Tótec. La cérémonie a commencé par la recherche de l’arbre. Une fois que l’arbre a été trouvé, une danse a été exécutée accompagnée de prières et de supplications autour de celui-ci, puis il a été emmené au lieu idéal pour son rituel sans toucher le sol, car on croyait que cela porterait malheur aux habitants. Ils ont coupé l’arbre et l’ont laissé lisse et prêt à être enterré dans le sol. Puis, ils ont creusé un trou et y fixé le poteau d’une hauteur comprise entre 18 et 40 mètres. En plus, il se sont assurés de bénir l’endroit avec diverses offrandes.

[2] Les hommes volants se préparant à accomplir le rituel.

Enfin, les hommes ont dansé dans les airs depuis les hauteurs car cela était considéré comme une plus grande proximité avec le divin. On croit que dans les origines de la cérémonie, les danseurs s’habillaient de plumes authentiques et ils représentaient différents oiseaux comme le quetzal, l’aigle, le corbeau, la chouette, entre autres. Comme les pluies étaient présentes grâce à ce rite, on a continué à l’exécuter au long des siècles, surtout au début de la semaille, pour demander une bonne récolte et fertilité.

LA DANSE DES VOLADORES DE PAPANTLA

À travers les années, le rituel a subi des modifications comme le fait qu’aujourd’hui le poteau est en métal et non en bois ou que le rituel se concentre uniquement sur la danse. Il commence avec la formation d’un groupe qui se compose de quatre hommes volants et un ‘caporal’ qui les dirige. Il s’agit d’hommes qui ont suivi  cette tradition mexicaine dès leur plus jeune âge, qui doivent être prêts physiquement, mentalement et spirituellement et par ailleurs respecter un certain temps d’abstinence d’alcool et de relations sexuelles tel que l’exige la tradition originale.

[3] L’homme volant portant le costume typique actuel.

De nos jours, les hommes portent un panache qui ressemble à un nœud de tête d’oiseau, ainsi que des demi-cercles rouges sur la poitrine et les dos, pour imiter les ailes, ce qui représente le vol des oiseaux dans le ciel. Les rubans colorés sur le panache représentent l’arc-en-ciel après la pluie, les petits miroirs ronds représentent les rayons du soleil, les fleurs tissées symbolisent la fertilité de la terre et la couleur rouge représente le sang de ceux qui sont tombés et sont morts dans la danse.

[4] Les 4 hommes volants alignés pendant que le caporal joue la musique.

Ces hommes montent au sommet du poteau et en y arrivant, chaque homme volant se met sur l’un des quatre côtés, représentant les quatre points cardinaux et les quatre éléments. Ensuite, le caporal, représentant le soleil sur la terre, reste debout sur une petite plateforme en dansant et jouant  de la flûte et du tambour. Un peu plus tard, les quatre volants sautent dans le vide, attachés chacun par un pied avec une corde et représentant la chute de la pluie. Les volants dansent au rythme de la musique indiquée par le caporal, puisque chaque son représente un type de mouvement, en même temps qu’ils tournent jusqu’à treize fois, ce qui multiplié par quatre résulte en cinquante-deux, le nombre d’un cycle complet dans le calendrier solaire préhispanique.

Aujourd’hui, la danse des Voladores de Papantla est un spectacle qui se réalise principalement comme un divertissement mais qui vaut réellement la peine d’être vu. Il suffit de regarder le ciel et d’apprécier un spectacle de musique et de mouvements dans l’air, qui suscite beaucoup d’intérêt et d’excitation auprès des spectateurs et qui montre également les valeurs des cultures préhispaniques constituant une partie importante du patrimoine et de l’identité culturelle du Mexique.

Sources:

https://urlz.fr/epQa

https://www.puertovallarta.net/espanol/informacion-general/voladores-de-papantla

https://journals.openedition.org/jsa/14720

https://expansion.mx/economia-insolita/2009/09/30/voladores-de-papantla-patrimonio-global

https://www.mundocuervo.com/esp/blog/2019-03/voladores-de-papantla/

https://www.viajabonito.mx/mexico/origen-voladores-de-papantla/

Photos:

[1] Arnaud Loiseau — Voladores flying, Papantla de Olarte — https://flic.kr/p/8Mz8HZCC BY-NC-ND 2.0

[2] Larry Lamsa — Voladores de Papantla — https://flic.kr/p/a5nfA9CC BY 2.0

[3] Arnaud Loiseau — Voladores (3), Papantla de Olarte — https://flic.kr/p/8Mz9BFCC BY-NC-ND 2.0

[4] Larry Lamsa — Voladores de Papantla — https://flic.kr/p/a5nfQwCC BY 2.0

Le PNN « El Cocuy », Colombie

Le PNN « El Cocuy », Colombie

Par Laura Sofía Rojas Vargas

Quand je suis arrivée en France, j’ai été atterrée parce que la plupart des gens ne connaissaient pas la Colombie plus que pour le narcotrafic ou par Pablo Escobar.  Bien que la Colombie ait des problèmes de narcotrafic et de production de drogue, il y a aussi une richesse énorme de la biodiversité, de la culture, et des paysages. La Colombie est un pays situé dans l’Amérique Latine, qui n’a pas de saisons parce qu’elle se situe entre les tropiques. Pour vous faire  mieux connaître mon pays, je voudrais vous montrer parmi cet article mon endroit préféré de la Colombie : Le Parc National Naturel « El Cocuy » (P.N.N « El Cocuy »).

Le P.N.N.  « El Cocuy » se situe sur la cordillère des Andes, entre les départements Boyacá, Arauca et Casanare. C’est la plus grande masse glaciaire de Colombie formée  par plus de 25 sommets enneigés entre 4800m et 5400m d’altitude. Le territoire du parc est la réserve indigène U’wa et la plupart du territoire est fermée au tourisme, mais il y a une petite partie que vous pouvez visiter si vous voulez. J’y suis allée deux fois, et je suis tombée amoureuse de cet endroit. Je vais vous raconter ici mon expérience :

Quand mes amis et moi  sommes allés dans le parc nous y avons été pendant 7 jours. Nous avons marché tous les jours avec l’équipement de camping, nos aliments, et nos vêtements. C’était dur parce que l’équipement était très lourd et on devait marcher pendant 7-10 h / jour.  C’est la raison pour laquelle si vous êtes intéressé à y aller, je vous conseille de ne pas porter beaucoup de poids dans votre sac et de dormir dans des refuges au lieu du camping. Nous avons visité 4 sommets : « La chaire du diable », « Le Concave », « Le pain de sucre » et « Le Ritak’uwa ». Si bien vous devez faire des efforts pour arriver aux sommets, pendant le chemin vous trouverez de la biodiversité et vous pourrez apprécier vraiment la nature. Cet endroit était incroyable pour moi, parce que je n’ avais jamais vu la neige, et à mon arrivée sur chaque sommet j’ai eu l’opportunité de l’apprécier, la toucher et la  photographier. 

Camping au PNN « El Cocuy »
La chaire du diable

C’est possible que pour vous la neige ou les chutes ne soient pas une nouveauté parce que vous avez l’hiver, les Alpes et certains endroits pour  vous amuser, skier, et faire du patinage sur glace, mais pour moi, voir tomber la neige était incroyable. Si vous n’êtes pas vraiment intéressé par l’idée de faire un trekking afin de trouver la neige, je vous assure que vous apprécierez néanmoins la promenade dans le parc parce que vous pourrez aussi apprécier le « paramo ».  

Le paramo
La vallée des frailejones

Le paramo est un biotope tropical typique de la Cordillère des Andes qui se trouve entre les 3100 et les 4100 mètres d’altitude.  En tant que flore, il y a environ 5000 espèces de plantes différentes dont des frailejones (arbre typique)  et des orchis ( de la famille des orchidées) . Par rapport à la faune, vous aurez la possibilité de trouver un condor, des ours à lunettes, des loups et des renards. Ce sont des espèces originaires de la Colombie, qui sont en danger d’extinction et qui sont conservées et gardées dans les parcs naturels de la Colombie. Si vous êtes un  amoureux de la nature, prenez plaisir à visiter cet endroit. J’ai choisi de vous écrire ce parc parce que c’est mon parc naturel préféré. Car en plus, la neige  j’y ai trouvé des espèces animales que je n’ai jamais vues. Grâce à cette forme de trekking j’ai expérimenté plusieurs difficultés physiques, appris  comment les gérer et  pris l’habitude de faire du sport dans la nature.

Finalement, je voudrais vous faire savoir que le « PNN El Cocuy » est seulement l’un des 59 parcs naturels de la Colombie. Vous pouvez choisir le parc qui vous intéresse selon la météo, le type de paysages ou les animaux que vous souhaitez voir : des oiseaux, des animaux marins ou terrestres, des reptiles, etc.   Si vous êtes intéressé par un pays riche en matière d’ environnement, la flore et la faune, vous êtes toujours bienvenu en Colombie.  Je vous conseille de ne pas avoir peur de connaître de nouveaux endroits et de partir à l’aventure. Je vous assure que les Colombiens seront gentils avec vous, et vous aideront à avoir un bon séjour. 

Sources:

Information:

http://www.parquesnacionales.gov.co/portal/es/ecoturismo/region-andina/parque-nacional-natural-el-cocuy-3/

La Gaïta: Patrimoine culturel et bijou éclatant des Vénézuéliens

La Gaïta: Patrimoine culturel et bijou éclatant des Vénézuéliens

Par Sairet ROJAS

Ricardo Aguirre « El Monumental »

Le Vénézuela est un pays riche en ressources naturelles, dans sa gastronomie et dans sa musique, c’est ainsi que  grâce à ses divers genres musicaux tels que la salsa, le tambour et la gaïta sont nés, produits du métissage africain et hispanique que cette terre a connu. À cette occasion, je vous ferai découvrir un bijou de Noël, de la région de Zulia pour le reste du Vénézuela et du monde: la gaïta vénézuélienne. 

C’est un genre musical très particulier parce qu’il apparaît toutes les années à la même époque: fin-septembre, le début des festivités de Noël pour les Vénézuéliens et particulièrement au mois de novembre, à l’occasion des fêtes de la Vierge de la Chiquinquirá, patronne de la région du Zulia au nord-ouest du Venezuela, autour du lac de Maracaibo.

Ses origines et sous-genres

Bien qu’elle soit propre d’une région du pays, la gaïta a conquis facilement l’ensemble de la nation et a acquis un statut important.

Ses origines ne sont pas claires, pour certains historiens, elle est d’origine hispanique et date du début du XIXe siècle, à la suite de chants de protestations populaires, pour d’autres elle aurait une origine religieuse.

On y retrouve cinq sous-genres dénommés selon l’instrument qui la caractérise ou la région d’origine, à savoir: la gaïta de furro ou gaïta urbaine de Maracaibo, la gaïta de Santa Lucia,  la gaïta de tambora, la gaïta perijanera et enfin, la gaïta tamborera (fusion entre la gaïta de tambora y les chants de Saint Benoît). 

Les instruments de base

Cinq  instruments donnent vie à la gaïta traditionnelle, le furro, un tambour à friction, recouvert en sa partie supérieure d’une membrane de cuir sec et vibrant, percée au centre par une tige de bois d’un peu plus d’un centimètre de diamètre et d’environ sept centimètres de longueur.

Le cuatro, petite guitare à quatre cordes, est considéré comme le roi de la musique vénézuélienne.

 La tambora, instrument très semblable aux tambours africains, joué avec des grosses tiges.

Les maracas, instruments de percussion en bois et finalement la charrasca ou guïra, constitué d’un racloir métallique percé de trous avec une poignée, joué avec une fine baguette également métallique. 

Au fil des années la gaïta a évolué, pour être plus attractive auprès des jeunes et rester en vogue, c’est grâce à cela, que des instruments de musique comme les trompettes, le clavier piano électronique, la guitare basse ou encore la batterie se sont progressivement incorporés aux ensembles musicaux.

Les instruments de base

Qu’est-ce que la gaïta représente pour les Vénézuéliens?

Traditionnellement ce genre musical est lié à la dévotion des fêtes pour les saints et les vierges (Saint Benoît, Sainte Lucie, Notre Dame de Chiquinquira, etc), à l’union familiale autour des fêtes de Noël, et à la mélancolie des êtres chers morts, mais il y a aussi un côté joyeux et festif, très typique chez nous, les Vénézuéliens qui est souvent utilisé comme un outil d’expression musicale, de critique et de protestation contre les gouvernements de l’époque, la situation actuelle du pays et les faits particuliers qui ont marqué notre histoire.

La gaïta est chantée dans un groupe (généralement plus de 10 personnes) composé de femmes et d’hommes, dont le refrain est chanté par l’ensemble du groupe. Il est possible qu’il y ait des cas où un chanteur et une chanteuse   alternent pour interpréter les couplets, afin d’obtenir plus de variabilité, ainsi que de beauté et d’agrément dans l’exécution de la gaïta.

Monument à Notre Dame de Chiquinquira, Maracaibo-Vénézuela

Elle représente bien plus qu’une mélodie complexe d’apparition intermittente dans l’année, pour nous Vénézuéliens :  il est normal de nous serrer fort et de chanter ensemble à haute voix, les refrains de chansons comme « Sin rencor » ou « La voy a tocar a pie ».

La gaïta est devenue encore plus importante ces dernières années dans la diaspora vénézuélienne, un exode d’environ 5 millions de compatriotes qui, comme moi, ont dû quitter notre pays et nos familles, pour se réfugier dans d’autres territoires, peut-être un peu plus froids, avec d’autres cultures pour trouver de nouvelles opportunités.

C’est donc, grâce à ce genre musical, que nous nous transportons et faisons notre voyage mental, pour nous sentir à côté de nos proches, pour vivre ces moments de joie autour des fêtes de Noël, pour essayer de réduire notre mélancolie et avoir notre pays très proche, même quand il est si loin.

Sources:

https://orinoco-podcast.com/2012/11/15/la-gaita-zuliana-sur-48fm/

https://es.wikipedia.org/wiki/Gaita_zuliana

http://lagaitadelzulia.blogspot.com/p/historia-y-biografias.html

« La Chanson et la Poésie Équatorienne, dans les Pasillos »

Par Maria GRANDA

Je viens de l’Équateur et s’il y a une chose qui peut bien représenter les Équatoriens est que nous avons un caractère très gentil et presque tout le temps nous sommes souriants. C’est souvent mon cas ; les personnes ici en Europe sont curieuses de la raison pour laquelle je m’affiche très fréquemment avec un sourire. Mais c’est du fait de la jovialité de la culture équatorienne ce qui est un peu contradictoire avec le fait que nous aimons les chansons et musiques tristes. Notre type de chanson typique sont les pasillos, (mot espagnol signifiant « petits pas ») qui est un genre de chansons comme paroles la poésie de la Génération Décapitée. Ce genre de musique est défini comme une chanson avec des textes élaborés, poétiques, souvent empreints de romantisme, parfois adaptés de poèmes préexistants, mais surtout mélancoliques et tristes.

La Génération Décapitée était le nom donné à un groupe de poètes considérés comme les pères du mouvement moderniste équatorien. Le mouvement moderniste équatorien a été caractérisé par une certaine mélancolie et profondément sentimental.
La Génération Décapitée a été formée par quatre équatoriens qui sont : Medardo Angers Silva, Hernesto Noboa y Caamaño, Arturo Borja et Humberto Fierro. Nommée par Raul Andrade comme La Génération Décapitée parce que les quatre sont morts très jeunes par suicide ou forte consommation de drogues.

Un des plus importants représentants de la Génération Décapitée était Merardo Ángel Silva et sa chanson El alma en los labios, “L’âme sur les lèvres”. Cette chanson a été interprétée par Julio Jaramillo, chanteur équatorien très connu. En Amérique du Sud il était appelé Le Ruiseñor de América,” Le rossignol d’Amérique”. Arturo Borja était un autre écrivain équatorien qui a écrit ‘Para mi tu recuerdo” « Pour moi, ton souvenir”. C’est aussi un des plus beaux poèmes de la littérature équatorienne qui a été transformé en Pasillo et interprété par la chanteuse équatorienne Carlota Jaramillo.

« Les Équatoriens sont des êtres rares et uniques : ils dorment paisiblement au milieu de volcans, vivent dans la pauvreté au milieu d’une richesse incomparable et se réjouissent avec une musique triste ». Alexander Von Humboldt disait cela il y a cent quatre-vingts ans et je reste étonnée de constater à quel point nous avons peu changé en près de deux cents ans.

La mélancolie des mélodies et la beauté des paroles, la littérature et la musique équatorienne constituent un merveilleux contraste entre des Equatoriens joviaux et la culture ce qui fait la particularité de mon petit pays.

Julio Jaramillo

Sources :

https://www.thpanorama.com/blog/literatura/generacin-decapitada-historia-representantes-y-sus-obras.html

https://www.voyages-equateur.com/blog/reconnaissance

La richesse du paysage culturel du café colombien

La richesse du paysage culturel du café colombien

par Roxana QUINTANA

La Colombie est un pays qui est reconnu pour la douceur de son café, la diversité de la nature et la culture et surtout pour ses incroyables paysages. En juin 2011 l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) a décidé de déclarer comme patrimoine mondial et culturel de l’humanité le Paysage Culturel du Café de la Colombie (PCCC). Par ses caractéristiques uniques dans le monde et les valeurs exceptionnelles, le paysage culturel du café n’a pas seulement une histoire et une esthétique incroyable mais également  une richesse naturelle unique.

Quelles sont ses caractéristiques exceptionnelles ? Pourquoi nous en  sommes si fiers ?

Ce paysage est constitué de six sites, de dix-huit centres urbains, 47 municipalités et 411 petites villes (veredas). La valeur la plus exceptionnelle que nous avons c’est l’effort humain qui se cache derrière les cultures magnifiques. Nos paysans ont lutté et se sont adaptés à une situation géographique de culture difficiles, ils ont réussi à établir une interaction respectueuse avec l’environnement. Développant un système économique importante pour notre société l’Axe caféier (El Eje cafetero); un paysage productif et un patrimoine durable et vivant.
C’est un paysage majoritairement rural cependant, on trouve également des espaces urbains . Cette région abrite des forêts natives, des couloirs biologiques, des volcans, des glaciers et des rivières, au même temps nous trouvons une grande variété des nuances de vert, caractéristiques de notre patrimoine. 

Des opportunités pour les citoyens

Après cette nomination au patrimoine culturel de  l’UNESCO, la région du café est devenue la plus célèbre au niveau international. Maintenant, nous recevons chaque année une grande quantité  de touristes qui sont attirés pour la magie de notre territoire, par la singularité de notre gastronomie traditionnelle et le gout d’un café précieusement récolté à la main. Ils apprécient aussi  la culture autochtone , les balcons coloniaux et colorés, ornés de belles fleurs ainsi que les œuvres d’art des artisans indigènes de notre région.

Les citoyens ont développé un vrai sentiment d’appartenance à notre richesse culturelle, architecturale, naturelle et productive. Cette mention a été une opportunité pour les Colombiens de redoubler leurs efforts et protéger l’environnement, travailler ensemble, générer des emplois et également encourager et consolider l’industrie colombienne à l’extérieur afin d’impulser les produits locaux dans le marché national et international.

La richesse de l’infrastructure

Une partie des habitants des départements de Risaralda, Caldas, Quindío et El norte del valle qui font partie de ce patrimoine, ont conservé l’architecture traditionnelle intacte qui est un mélange de l’architecture colonial espagnole et l’architecture autochtone « antioqueña », Aujourd’hui, ces belles maisons sont devenue des magasins artisanaux, des beaux hôtels, des cafés et bars, des musées ou des restaurants qui conservent toute la décoration autochtone et en plus qui aident l’économie de la région.

Une passion personnelle   

Pour moi, c’est un honneur d’habiter dans la région du café, dans laquelle on trouve tous les fruits et légumes qu’on peut imaginer, et aussi le fait de pouvoir profiterd’incroyables paysages où habitent une grande quantité d’animaux qui donnent vie et couleur à notre pays, nous  avons la responsabilité de garder une énorme partie de la biodiversité du monde.

En travaillant comme journaliste pour « Destino Café » qui est un journal touristique qui montre les lieux importants à ne pas manquer du triangle du café, afin de promouvoir l’industrie et la culture locale, j’ai vue l’importance du tourisme dans l’économie locale. 
En effet, ces lieux touristiques permettent de faire vivre des milliers des personnes, des familles complètes et créent des emplois dans toute la région, cependant, le bénéfice le plus important, sans aucun doute est l’héritage culturel, la préservation de notre histoire et le développement d’un capital social unique.

Photographies: Roxana Quintana 

Sources: https://whc.unesco.org/fr/list/1121/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paysage_culturel_du_caf%C3%A9_de_la_Colombie

Des saveurs uniques et remplies d’histoire: le cacao du Vénézuela

Des saveurs uniques et remplies d’histoire: le cacao du Vénézuela

Par Andreina Chaguan

Le Vénézuela est plus que le pays du pétrole et de la crise politique. Plusieurs trésors restent inconnus par la plupart des personnes, et dans cet article nous allons explorer un bijou pour les amoureux du chocolat: le cacao vénézuelien.

Un aliment ancestral

Le cacao est le fruit de l’arbre appelé cacaotier, dont le nom scientifique est Theobroma cacao qui en grec signifie « la nourriture des Dieux ». Il est originaire d’Amérique Latine, où historiquement se trouvent des espèces ancestrales du cacao qui sont uniques au monde. Son pays d’origine spécifique a été sujet de débat et d’investigation. Une étude de l’université de Pennsylvanie en 2007 montre que le cacao vient d’Honduras. En plus, l’étude montre que le type de cacao appelé « Criollo », le plus fin de tous et que nous allons expliquer avec plus de détails après, vient du Vénézuela.  

Ainsi que les Aztèques, les peuples indigènes vénézueliens ont utilisé le cacao comme offrande aux Dieux dans leurs rituels et cérémonies, comme monnaie, et comme ingrédient principal pour préparer une boisson médicinale, cosmétique et religieuse appelée « chacote ».

 

 

Un produit économique

Après l’arrivée des Espagnols le cacao est devenu un produit très demandé en Europe et dans le continent américain en général. La première exportation du cacao du Vénézuela a eu lieu en 1607. La production a été contrôlée par les descendants Espagnols qui appartenaient au groupe social de l’élite dénommé « Mantuanos ». Les Mantuanos ont obtenu un niveau de prestige et de richesse tellement hauts grâce à l’exportation du cacao qu’ils étaient appelés « los grandes  cacaos ». La famille du Simon Bolivar par exemple, le grand émancipateur des colonies espagnoles en Amérique du Sud, a été un des « los grandes cacaos ». Le cacao est resté le principal produit d’exportation du Vénézuela jusqu’au XIXème siècle où il a été remplacé par le café.

Une plante d’une variété génétique remarquable 

Le Vénézuela est reconnu par le grand nombre de variétés ancestrales de cacao, c’est-à-dire des mélanges génétiques créés par la nature et pas par l’homme pour augmenter la productivité, comme c’est le cas de plusieurs pays de l’Afrique.

En général, il y a trois familles principales de cacaotiers au monde: le Forastero, le Trinitario et le Criollo. Nous pouvons trouver les trois au Vénézuela, notamment plusieurs variétés du Criollo ou cacao fin, qui produit les fèves de cacao les plus douces et qui représente moins de 4% de la production mondiale. Résultat : il est le plus demandé et cher sur le marché international du chocolat. Le Vénézuela est le pays dont  la biodiversité du cacao Criollo est la plus importante du monde. Un exemple d’une variété ancestrale du cacao Criollo du Vénézuela très réputée au marché international est le « Porcelana » ou porcelaine en français, qui est connu pour ses saveurs de miel, mélasse et noix. Des chocolateries françaises comme A. Morin et Bonnat présentent ses produits avec la marque distinctive de cacao « Porcelana » du Vénézuela.  

 

 

Une opportunité pour le talent vénézuélien en France

Dans un petit coin du 9ème arrondissement de Paris, les Vénézueliens Sabrina et Andres* transforment le cacao ancestral d’Amérique Latine pour obtenir des chocolats délicieux et éthiques depuis 2015. Ils achètent le cacao directement aux petits producteurs locaux en Amérique Latine pour garantir la qualité du cacao, payer un prix juste, et contribuer à la protection de l’environnement. Bien qu’ils ne travaillent plus avec du cacao vénézuelien, depuis 2017 les conditions d’exportation du cacao du Vénézuela s’étant détériorées, ils montrent fièrement la médaille d’or qu’ils ont gagné à la grande finale des « International Chocolate Awards » en 2016 avec un chocolat fait du cacao criollo du Vénézuela. Ils racontent comment  les consommateurs français préféraient le cacao vénézuelien qu’Andres sélectionnait scrupuleusement grâce à son expérience de plus de 13 ans dans le domaine «Bean-to-Bar» ou « De la fève à la tablette».

 

 

 Un douce souvenir de mon pays 

Comme presque tous les Vénézueliens, j’ai grandi en écoutant que le chocolat du Vénézuela était le meilleur du monde mais je ne m’étais jamais demandée pourquoi. Aujourd’hui je comprends que la génétique du cacao vénézuélien est très spéciale,  mais je sais aussi que nous devrons travailler durement dans le futur pour rattraper le progrès des autres pays producteurs du cacao. 

Je ne me considère pas comme une fan du chocolat, ce qui surprend et parfois offense mes amis, mais j’adore trouver des petits détails dans ma vie quotidienne qui appellent ma gratitude. La saveur du chocolat vénézuelien, celle que j’ai tenue pour acquise toute ma vie, maintenant loin de mon pays, me rappelle l’importance d’être reconnaissante de mes origines.  

* Si vous voulez mieux connaître le travail en France de Sabrina et Andres cliquez  ici 

Sources:

Photos

http://www.arachocolat.com/

https://www.needpix.com/photo/401623/cocoa-bag-chocolate-beans-venezuela-sweets

Information

https://vivaelcacao.com/es/historia/

https://www.chococlic.com/Le-Cacao-Criollo-Cacaoyer_a1237.html

https://chocolatesstmoritz.com/historia-del-cacao-venezolano/

https://www.clubdelchocolate.com/214-cacao-porcelana.html

 

Les perles inconnues de la Colombie

Les perles inconnues de la Colombie

Par Daniela MONTES

Dans cet article, je veux vous montrer mon top 3 des endroits magnifiques et, le plus intéressant, peu connus, de la Colombie. En général, mon pays est lié aux problèmes du narcotrafic, cependant cela est une histoire plutôt passée. Maintenant nous sommes un pays en amélioration constante ce qui permet de redécouvrir des trésors qui étaient un peu cachés à cause de la peur d’y aller. Ceci est la raison pour laquelle j’espère vous donner l’envie de connaître ces paradis incroyables, peu fréquentés mais assez sûrs pour y voyager.

1. La Guajira

C’est le département situé le plus au nord de la Colombie, il est peu connu parce que l’accès est un peu compliqué, pour entrer dans les déserts il n’y a pas de rues, c’est seulement du sable. Mais cela fait partie de l’aventure, vous pouvez y aller avec un tour organisé ou faire comme j’ai fait : dans ma propre voiture bien équipée, c’est à dire une 4×4. C’est toute une expérience : vous devrez trouver le chemin “selon vos instincts”,  en suivant le bord de mer, qui vous donnera des vues incroyables des petites villages, et vous permettra de connaître des cultures différentes.

 

Manaure

Astuce: Pour être un touriste plus conscient, je vous recommande d’échanger avec les indigènes, de leur poser des questions sur leur vie et leur histoire. De cette manière vous ferez un tourisme plus réel et vous apprendrez beaucoup. De plus, vous pourrez aussi soutenir l’économie locale en achetant les produits de ces communautés.

À ne pas manquer: Manaure, Cabo de la Vela, Punta Gallinas

Punta Gallinas

2. El Guaviare

Ce département a été marqué par la violence, pendant plusieures décennies les guérillas ne permettaient pas l’entrée au Guaviare aux civils. Toutefois grâce au dernier processus de paix, aujourd’hui on peut y aller, il n’y a plus de guérillas. À cause de cette “interdiction” avant l’accord, le département n’a pas eu d’investissements ni du gouvernement ni des entreprises privées, alors sa nature est vierge, ses fleuves sont clairs et magnifiques, des couleurs inimaginables, il y a même des peintures rupestres qui ont entre 1000 et 10000 ans. Donc si vous cherchez un endroit pour vous connecter à la nature et connaître un peu de l’histoire de l’Amérique Latine, visitez le Guaviare.

Les piscines naturelles

Astuce: Il y a une rivière qui est vraiment un trésor, elle paraît  rouge grâce aux algues. Si vous voulez la voir dans son meilleur moment, il faut y aller en hiver. Malgré tout, je vous conseille de vous informer sur la sécurité avant d’y aller. Bien que le Guaviare ait amélioré ses conditions, c’est toujours mieux d’être au courant des circonstances du moment.

À ne pas manquer: Les piscines naturelles, Caño Sabana, Raudal du fleuve Guayavero

Peintures rupestres

 

3. Ciudad perdida ou la cité perdue

La cité perdue est située dans une chaîne de montagnes à Santa Marta, au nord du pays et à côté de la mer. C’est un endroit sacré pour les indigènes, en fait cette réserve leur appartient et c’est à eux de l’administrer. Pour y arriver il faut traverser toute la montagne, donc comme vous pouvez imaginer des kilomètres de nature, pas de civilisation, la forêt dans toute sa splendeur. En traversant la montagne on fait un trek de 4 ou 5 jours, environ 60 km guidés par un indigène qui raconte toute l’histoire de sa communauté et ses croyances. Ce trek peut être le trek de votre vie, c’est un défi physique et émotionnel qui vous permettra de connaître vos forces et vos peurs.

Communauté indigène

Astuce: Préparez-vous physiquement, vous ne pourrez pas renoncer au milieu du chemin parce qu’il n’y a pas d’autres manières d’y arriver qu’en marchant. Cependant, les paysages vont vous aider et vous motiver. D’ailleurs si vous prenez le temps et la gentillesse de parler avec votre guide, vous ne vous ennuierez jamais et je vous assure que vous aurez une expérience très enrichissante.

À ne pas manquer: Les repas colombiens et la baignade dans les fleuves.

La cité perdue

*Si vous voulez avoir plus d’astuces vous pouvez me contacter via www.instagram.com/itsdanimontesg

 

Sources:

https://monvoyageencolombie.com/

https://faimdevoyages.com/

https://www.mademoiselle-voyage.fr/

La Vierge de Guadalupe, Mexico

La Vierge de Guadalupe, Mexico

par Priscilla CORTEZ

Le sujet que j’ai choisi est la Vierge de Guadalupe, de Mexique. Je suis née aux Etats-Unis mais mes origines viennent du Mexique par mes parents. La vierge de Guadalupe est un symbole culturel et religieux qui est connu par son histoire d’apparition à un indien Aztèque, qui s’appelait Juan Diego. Le jour où on la célèbre est le 12 décembre. C’est considéré comme son anniversaire pour nous car c’était  ce jour- là que son image est apparue. Elle lui est apparue quatre fois pour demander d’avoir une église construite pour elle. Quand Juan Diego avait raconté  à l’ archevêque Juan de Zumarraga de Mexico ce qui s’était passé, il ne l’avait pas cru.

Lors de la deuxième apparition de la Vierge de Guadalupe, il lui  avait raconté ce qui s’était passé. Elle lui a répondu d’essayer encore. L’archevêque qui ne le croyait toujours pas, lui a demandé d’apporter un miracle ou une preuve. Pendant la  troisième apparition Juan Diego lui a rapporté ce que l’archevêque leur avait demandé et elle lui a exprimé son accord et qu’elle donnerait une preuve. Enfin, lors de la quatrième apparition, elle lui a dit qu’elle  voulait qu’il monte sur une montagne pour cueillir des fleurs de la colline de Tepeyac qui était stérile. Là- bas, il a trouvé des roses originaires d’Espagne et la vierge les avait mises dans sa cape (“tilma”) pour les présenter à Zumarraga. Quand les roses sont tombées de sa cape devant lui l’image de la Vierge était là.

La vierge de Guadalupe est appelée “La Patronne des Amériques” et la sainte patronne du Mexique. Même si elle est un image religieuse, elle représente une identité culturelle pour nous les Mexicains.  Pour les gens qui ne sont pas croyants cette vierge est vue comme une mère, symbole de protection, de vertu, de pureté. Même les gangsters mexicains et des Mexicano-Américains se sont fait tatouer son image. Pour eux, elle représente leur origine et ils la voient comme une protection. De plus, plusieurs mères, sinon toutes, la prient pour recevoir sa sagesse afin de bien élever leurs enfants et pour les protéger.

  Le 12 décembre qui est célébré partout dans le pays culturellement n’est  pas une fête nationale. La vie quotidienne continue comme d’habitude sauf pour des vendeurs, pour ceux qui vont célébrer la fête religieuse et quelques entreprises qui ferment par respect pour la Vierge. Dans quelques parties du pays à partir de  quatre heures du matin les gens se lèvent tôt pour aller à la messe et chanter des chansons à la Vierge qui s’appellent “Las Mañanitas” qui sont un type de chansons pour des anniversaires. L’église est décorée avec des fleurs, particulièrement des roses pour la Vierge. Il y a des « mariachis » qui chantent avec les choristes,  ainsi que des “danzantes” qui dansent une danse indigène traditionnelle en reconnaissance pour la vierge.

Après la messe les gens retournent à leur travail et/ou vie quotidienne. Plusieurs personnes font des pélérinages pendant la journée à la Basilica de la Vierge de Guadalupe pour la remercier ou « rendre » un miracle qu’elle avait fait pour eux. Enfin, quand la soirée arrive : la fête commence. Quelques groupes se réunissent pour faire une grande fête. Ils font  de la cuisine traditionnelle, de la musique, dansent, chantent, et pour finir le jour, ils allument des feux d’artifice construits comme un “château” pour être vus comme un spectacle.

 

Sources

Photos

Juan Diego https://www.flickr.com/photos/eltb/15193764224 pas modifie

Information

https://www.cityexpress.com/blog/asi-celebran-los-mexicanos-a-la-virgen-de-guadalupe

 

 

Mythes et légendes paraguayennes

par Myrian Raquel MARECO

Je voudrais partager un peu de la mythologie de mon pays avec vous, c’est  une   partie de notre vie que nos grands-parents nous racontent depuis que nous sommes enfants.
Le Paraguay est un pays qui   est situé dans le coeur  de l’ Amérique du Sud, il n’est pas très connu dans le monde, la langue officielle est, le guarani et l’espagnol. Nous sommes très fiers de notre culture.
Le Paraguay, en plus d’être un pays riche en faune, flore, artisanat et musique, est également exquis dans le domaine mythologique  Cette terre a des mythes et légendes, qui la rendent encore, plus exotique et mystique.
La mythologie guarani présente une grande profondeur et variété, qui fait partie du trésor national, est bien connue et liée aux vices et les vertus des humains.
Les plus célèbres sont : la légende de la Yerba Mate, la légende de Karaû, la légende de Ñandutî, Tupi et Guarani, Tupâ et Aña (Dieu et le diable), Urutau, légende de la Vierge de Ca’acupé, et bien  d’autres encore.

De la légende de Tau et  Keranà, sont nés les sept mythes plus connus du Paraguay: Keranà, qui signifie somnolente, était une belle femme qui passait la journée à dormir, vivait dans une tribu, et était la fille de Marangatu.

Tau, était un esprit mauvais, qui était tombé amoureux de Keranà. Afin d’être avec elle,il est  devenu un jeune homme, et a essayé de la kidnapper.

Tau et Keranà

Angatupyry, qui était l’esprit du bien, créé par Tupâ (Dieu) s’est  interposé pour le la défendre. Tau et Angatupyry ont eu un combat, qui a duré, sept jours et sept nuits, dans lequel a gagné Angatupyry.
Tau a été exilé par Pytajovài (dieu du courage et de la guerre).
Enfin, Keranà a été kidnappée par Tau , et ils ont été maudits par Tupâ (Dieu).
Tau et Keranà ont eu sept enfants, avec l’apparence de monstres ou de phénomènes . Ainsi sont nés les sept mythes plus connus du Paraguay.

1- Teju Jagua
Le premier enfant du couple: c’est un énorme lézard avec sept têtes de chien.Son apparence était le plus horrible des sept frères, mais sa férocité  a été anéantie par le désir de Tupâ. Il  est devenu  docile et inoffensif, même s’il était craint par son regard.Il ne pourrait jamais utiliser ses forces surnaturelles, il était considéré comme le dominateur des cavernes et protecteur des fruits.

2- Mboi Tu’i
Mboi Tu’i était le deuxième fils de Tau et Keranà. Il a un corps de vipère et un bec de perroquet. De ces caractéristiques aussi vient son nom: Mboi ( viper), Tu’i (perroquet).Il est respecté comme Dieu protecteur des amphibiens et des fleurs.

3- Moñai
Moñai était le troisième personnage  mythique  généré par Tau et Kerana. Il est le protecteur des voleurs et des  faussaires.Il est  d’apparence horrible qui fait peur aux gens. Certains disent, que voir le Moñai,  provoque la mort.

4- Jasy Jateréfaussa
Son nom signifie fragment de  lune. Jasy Jateré est un petit elfe,  aux cheveux blonds et des yeux bleus, qui erre nu à travers les plantations du champ pendant les heures de sieste, il a aussi une tige d’or, une sorte de baguette magique, avec laquelle il attire sa victime. On dit que le Jasy Jateré kidnappe les enfants, les nourrit avec des fruits, du miel et des vers, puis les laisse libre, mais ils retournent chez eux sans mémoire. pour cette raison, les mères paraguayennes mettent en garde interdisent à leurs enfants de sortir et de jouer à l’heure de la sieste.

5- Kurupi
Kurupi est considéré comme le dieu de la sexualité. Ses caractéristiques sont très étranges car il est célèbre pour son membre viril. Il est considéré comme protecteur des animaux de la jungle, en particulier des étalons. Sa peau est noire comme du charbon.

6- Ao Ao
Ao ao est une sorte d’animal à quatre pattes, avec un corps de mouton et une tête de loup. il se déplace dans un troupeau.Il est considéré comme le dieu de la fertilité, puisqu’il a eu beaucoup d’enfants.

7- Luisôn
Luisôn est le septième fils de Tau et Keranà , considéré comme l’homme de la mort, à cause du plaisir qu’il a d’errer dans les cimetières et de se nourrir de la chair de cadavres. On dit que les mardis et les vendredis, il perd la forme humaine et devient un chien d’apparence sombre, avec de grands crocs et qui dégage une odeur très désagréable. On dit aussi que le septième fils d’une femme qui  aurait seulement des garçons sera Luisôn.

Luison

 

Sources :

https://es.m.wikipedia.org/wiki/Lobis%C3%B3n

https://es.m.wikipedia.org/wiki/Mitos_del_Paraguay

https://es.m.wikipedia.org/wiki/Mitolog%C3%ADa_guaran%C3%AD