La cuisine japonaise du nouvel an “ OSÉCHI “

La cuisine japonaise du nouvel an “ OSÉCHI “

Par Yui . T

Parmi les cultures traditionnelles japonaises, je trouve que celle du nouvel an est la plus intéressante car on peut connaître l’esprit des Japonais anciens.  

Oséchi

Au Japon, il y a un menu particulier du nouvel an qui s’appelle “ Oséchi Lyoli”. “Oséchi” signifie une saison et “ Lyoli “ signifie un repas. Il a son origine dans la culture ancienne de la Chine mais maintenant, c’est une partie de la culture japonaise. Le préparer est un assez grand événement du nouvel an parce qu’il  a besoin de nombreuses préparations compliquées. Ce menu était originairement préparé pour éviter de cuisiner pendant les trois premiers jours du nouvel an. Dans ce cas-là, chaque petit plat nécessite beaucoup d’ingéniosité comme cuisiner avec du vinaigre, bien faire cuire et sécher pour se conserver longtemps. On peut avancer  deux théories sur les raisons pour lesquelles mes ancêtres japonais l’ont fait. Premièrement, les divinités de l’année arrivent au nouvel an japonais selon le shintoïsme. Quand elles viennent, il vaut mieux ne pas utiliser le feu excepté pour cuisiner pour les divinités. Deuxièmement, c’était pour donner du repos aux femmes.

Ce que l’on prépare est un peu différent selon les régions , mais normalement, il y a trois parties. En plus, on les met dans une boîte spéciale qui a plusieurs étages. La première s’appelle “ Iwai-zakana“ qui est l’étage le plus haut, la deuxième s’appelle “Yakimono” qui est le deuxième étage et la dernière qui s’appelle “ Nishimé ” est le troisième étage. Dans chaque partie, il y a quelques plats et tous les plats expriment un souhait. Par exemple, dans la première partie, il y a au moins trois plats.

Le premier qui s’appelle “ Tazukuli” est  constitué de sardines cuites séchées assaisonnées à la sauce soja. Ce plat symbolise une récolte abondante.

Tazukuli

Le deuxième plat nommé “Kazunoko” est fait d’œufs de hareng. Il exprime le désir d’avoir de nombreux enfants.

Kazunoko

Le dernier appelé  » Kulomamé » consiste en des sojas noirs. Il signifie le souhait de bonne santé et de longue vie.

Parmi les plats populaires d’Oséchi, il y a une omelette qui s’appelle  » Datémaki « Elle est sucrée et mélangée avec de la pâte de poisson. C’est un symbole du souhait de se cultiver car sa forme ressemble à un rouleau, le livre du Japon d’autrefois.

Datémaki

Il y a aussi beaucoup d’amateurs de « Kulikïnton ». Cela s’apparente à une purée sucrée de marrons et de patates douces. Sa couleur est jaune clair, on fait donc un souhait pour la richesse.

Kulikïnton

Dans la deuxième partie, on met des fruits de mer comme de la sériole cuite qui signifie la réussite sociale, des crevettes cuites qui expriment la longue vie et de la daurade cuite qui représente un festin.

Dans la troisième partie, il y a plutôt des produits de montagne pour souhaiter l’intimité familiale. Par exemple, on met des rhizomes de lotus cuits assaisonnés à la sauce soja pour souhaiter des perspectives d’avenir et des bardanes cuites qui symbolisent de nombreux enfants car elles s’enracinent fortement. Il y a encore beaucoup de plats que je n’ai pas expliqués ou dont je n’ai pas connaissance. Cette boîte a traditionnellement cinq étages. Cependant, on utilise celle qui n’en a que quatre, trois ou deux à l’heure actuelle pour simplifier.

On les prépare le dernier jour de l’année en une journée. Au Japon, on passe le nouvel an avec toute la famille. C’est une grande occasion de se rassembler, on partage donc le repas avec un grand nombre de personnes. Pour cela, il s’agit de préparer une grande quantité de nourriture. Cela présentant une certaine difficulté, de nombreuses familles actuellement l’achètent plutôt que de le faire à la maison. Néanmoins, le préparer ensemble est aussi un mode de communication familiale et est un élément à part entière de la fête du nouvel an. Garder la culture traditionnelle est souvent difficile mais cela vaut toujours la peine de faire l’effort de la maintenir, en continuant de préparer le repas de nouvel an à la maison.

 

Photo référence : https://www.photo-ac.com/

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

par TBCN

Le Vietnam – un pays de culture dont la diversité porte la couleur particulière des moeurs de chaque région. Comme le proverbe que j’entends souvent, dit : “L’habitude vient en mangeant”. En effet, la façon la plus simple pour connaître facilement la générale culture générale  d’une région est le repas. C’est la raison pour laquelle, j’utilise les images du repas comme le symbole de la culture de mon pays. On va ensemble découvrir le goût et sentir les odeurs via chaque plat.

Tout d’abord, pour saisir facilement la gastronomie de mon pays, je voudrais vous présenter un peu d’histoire et de  géographie. Puisque le Vietnam a déjà passé cent ans sous la domination des envahisseurs étrangers et mille cent ans  sous  celle des Chinois, notre gastronomie est influencée par la culture orientale et occidentale. Malgré cela, on a pu garder la caractéristique des ingrédients des plats traditionnels. En outre, comme les autres pays du monde, le Vietnam a deux très grandes régions avec leur propre température. Au Nord, il y a quatre saisons plus distinctes : printemps, été, automne, et hiver tandis qu’au sud, il y a deux saisons principales : celle de la pluie et celle de la sécheresse. Pour cette raison, la différence de la gastronomie change du nord au sud.

Le raffinement de la gastronomie du Nord.

Le nord était le lieu où les ancêtres se sont installés depuis plus longtemps dont la nourriture et les vêtements choisis soigneusement, sont devenus standards et irremplaçables. Les Nordistes préfèrent des mets frugaux, légers et moins acides. Les plats caractéristiques du nord comprennent le Bun Cha de Hanoi, le Pho, le vermicelle du riz au bouillon de poulet, le gâteau frit garni de crevettes de Ho Tay, le vermicelle du riz aux ampullaires ( types d’escargots) , la viande congelée, le vermicelle sauté aux crabes, et le riz gluant jeune en granules aplaties,etc.

Un plat nordiste complet
le riz gluant dans un bambou grillé

Les habitants au nord distinguent beaucoup de mets de fêtes comme le Réveillon, le Nouvel An,etc. Mais en réalité, pour les jours de repos, ce ne sont pas que des plats qui dominent les repas car la vraie particularité nordique est les gâteaux au riz, les confitures : la confiture de  pancovier, le flan de riz lardé, le gâteau de riz vert. Ces sucreries ne nous écoeurent pas bien au contraire, elles nous apportent beaucoup d’enthousiasme, plus particulièrement, elles constituent les beaux souvenirs de l’enfance de chaque Nordiste.

les pancoviers
le riz gluant jeune en granules aplaties

 

 

 

 

 

 

 

 

La diversité de la gastronomie du Sud.

 

La soupe de Nam Vang

La nourriture au Sud est plus simple, pas apprêtée, comme les gens ici qui sont honnêtes et modestes. La diversité des mets sudistes se transforme étonnamment  en goût sucré, épicé ou gras  avec l’eau de coco. Les plats typiques utilisent beaucoup de douceur : le gâteau de riz ( gâteau à pâte levée, banh in, banh it,…), la compote liquide ( compote de riz gluant, compote de banane,…),le riz gluant ( riz gluant du poulet), la brochette au boeuf, la soupe, qui ont tous de l’eau de coco ou du granulé dans la recette pour augmenter le goût sucré et gras. En outre, il y a aussi des mets particuliers comme l’ophiocéphale maculé ( sorte de poisson) grillé cachée sous des pailles, les nems, les rouleaux au printemps, les nouilles sautées, la soupe de Nam Vang,etc.

les nems
Les nouilles sautées aux légumes du viande

 

 

 

la fondue sudiste complète
Nouilles sautées aux crevettes
Riz avec viande grillée et Nuoc Mam

 

 

 

 

 

 

 

 

Bun Bo Hue

Bien que la caractéristique des mets de chaque région soit différente, il existe toujours une similarité dans chaque ingrédient, dans les principes de fabrication: le nuoc mam (la sauce de poisson), les légumes riches, les assaisonnements variés pour convenir au goût du plat.

En une phrase, une fois que l’on savoure un plat vietnamien, on aura beaucoup d’émotions différentes pour chaque gorgée : la nostalgie, l’enchantement, la curiosité,…  

 

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

par Nguyen Bao Linh

Le printemps arrive…Le nouvel an lunaire commence et c’est le moment où les membres de la famille de se réunir et  qui me manque beaucoup depuis je suis partie en France. J’ai vécu la fête du Têt dans mon pays dont je n’oublie jamais les moments Là, j’ai trouvé des feux d’artifice, l’odeur du “Banh Chung” répandue dans toute la petite ruelle, voir le marché des fleurs… Donc, que ce soit 10, 20 ou 30 ans, peu importe où dans le monde, je me souviens toujours le fête du nouvel an chez moi. Si vous vous intéressez à ce fête, je suis prête à vous présenter le Nouvel an vietnamien dont vous pouvez profiter une fois d’arrivée au Vietnam.

Comme les pays en Europe ou dans le monde, au Vietnam nous célébrerons le Têt- nouvel an lunaire. Il marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année et également l’arrivée du Printemps selon le calendrier lunaire. Le Nouvel an lunaire au Vietnam est la fête d’autant plus importante et attendue de l’année pour chacun qu’il s’agit de “la” réunion familiale au Vietnam. C’est aussi un moment précieux pour témoigner la gratitude envers notre ascendance et   nos ancêtres.

Malgré de fortes influences culturelles de la Chine à travers dix siècles sous sa  domination, les coutumes traditionnelles des Vietnamiens conservent encore  leur caractère national.

Le Têt tombe normalement entre mi-Janvier et mi- Février, durant une semaine avant et après le premier jour du nouvel an.

Le marché des fleurs :

Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs. Le marché est toujours plein de monde, plus grand, plus amusant. Les gens vont au marché non seulement pour faire du shopping, mais aussi pour se rencontrer, pour profiter de la bonne ambiance. Nous croyons que les fleurs colorées portent bonheur et succès pour le nouvel an. La fleur de pêcher et le kumquat sont généralement deux types de fleurs typiques du Têt.

Accompagner le départ du Dieu de la cuisine vers le ciel:

Le 23ème jour du dernier mois de l’année, c’est le jour où le génie de la Cuisine retourne au ciel pour faire son rapport à Dieu. Selon la légende, ce génie s’occupe de tous les travaux de la famille dans l’année, il s’envole au ciel sur le dos d’un poisson rouge. C’est pourquoi ce jour-là,  les Vietnamien commencent à nettoyer leur cuisine et achètent des poissons rouges.

Nettoyer et décorer la maison:

Avant la fête, on pense toujours à nettoyer la maison. Comme pour un grand nettoyage de printemps pour accueillir le nouvel an. Cela permet de se débarrasser des mauvaises choses et des malchances de l’année qui se termine. Pour nous, dans les 3 premiers jours du  nouvel an, toutes actions de nettoyage sont relativement interdites parce qu’elles pourraient apporter la pauvreté et le malheur à la famille. Les Vietnamiens aiment décorer leur maison avec deux couleurs : rouge (symbole  de bonheur, de chance et de prospérité) et jaune (symbole de l’argent )

 

Préparer le gâteau de riz traditionnel “Banh Chung”:

Le “Banh Chung” est le plat le plus populaire pour le Têt, il est servi à manger et à présenter comme offrandes aux ancêtres pendant cette période spéciale de l’année.

Ce gâteau est composé des ingrédients simples fabriqués à  partir de riz gluant, de pois vert et de porc. Il faut du temps pour emballer et faire cuire le Banh Chung. Sa cuisson prend ensuite toute une nuit, pendant laquelle les membres de la famille restent ensemble à discuter autour du feu.

Dernier jour de l’année et réveillon:

“Tat nien” où le dernier jour de l’année qui pourra être le 30/12 lunaire ( pour année complète)  ou le 29 décembre lunaire. On le considère comme un moment miraculeux  et important de l’année pour la famille. Toute la famille se réunit et prend un repas ensemble, soit le déjeuner, soit le dîner. On l’appelle “bữa cơm tất niên” (repas du dernier jour de l’année).

 

Lors du réveillon, la famille prépare deux plateaux de culte: l’un sur l’autel des ancêtres dans la maison et l’autre dans la cour de la maison dédiée au Ciel et à la Terre. On nettoie l’autel et y dispose des offrandes, des plats traditionnels et un plateau de cinq fruits différents ( Ngu qua) en brûlant des encens.

Les Vietnamiens se rendent également dans les pagodes pour rendre hommage aux ancêtres.

Ce culte du Réveillon est dans le but de débarrasser toute anxiété et de prier pour une année de paix et remplie de chance et de prospérité

Rendre visite aux proches:

Plus souvent ensemble, les membres de la famille se rendent d’abord chez parents et puis les proches pour présenter les vœux ainsi que partager les moments agréables autour du thé ou d’un repas chaleureux. Les Vietnamiens se souhaitent également “chúc mừng năm mới” ce qu’on traduit par « bonne année ».

C’est l’occasion pour les aînés donnent des « Li xi » aux enfants et aux personnes âgées est une autre pratique traditionnelle en leur souhaitant de bonnes choses.  Ce sont des étrennes glissées dans de petites enveloppes de couleur rouge incarnant la chance.


Voilà, c’est ça le Tet! J’espère que je vous ai un peu plus éclairés sur les traditions du Têt au Vietnam !

Pour finir, voici comment on souhaite la nouvelle année en vietnamien : Chúc Mừng Năm Mới !

http://truyenhinhnghean.vn/van-hoa-nghe-thuat/201602/quan-niem-ve-nhung-diem-lanh-va-dieu-kieng-ky-trong-ngay-tet-nguyen-dan-659631/
https://thanhnien.vn/doi-song/mam-cung-tat-nien-ngay-giao-thua-cua-nguoi-viet-lam-sao-dung-va-day-du-933782.html
http://anninhthudo.vn/giai-tri/goi-banh-chung-xanh-cung-nguoi-ngheo-an-tet/756871.antd
https://vov.vn/doi-song/cung-ong-cong-ong-tao-tha-ca-chep-the-nao-moi-dung-727724.vov

Les Sakuras et les Japonais

Par Hatoko Hojo

 

Les gens qui s’intéressent au Japon me demandent souvent « Quelle est la meilleure saison pour partir au Japon? » Voici ma réponse : chaque saison a ses charmes, certes, mais si vous venez au Japon seulement une fois dans votre vie, je vous conseillerais de choisir la saison des sakuras (les fleurs de cerisier). En effet, le sakura est une fleur spéciale pour les Japonais, et il imprègne profondément la culture, la philosophie et l’esprit japonais.

Le hanami, la fête la plus populaire du printemps

Le hanami  (hana signifie «fleur» et mi signifie «regarder») est la coutume traditionnelle japonaise qui est très populaire au Japon. C’est un pique-nique sous les cerisiers en fleur ; on se ressemble en famille, avec des amis ou des collègues pour apprécier des sakuras en buvant et en mangeant des bento (le panier-repas). Le hanami-dango est une pâtisserie typique pour le hanami. Un proverbe «Hana yori dango» (littéralement, « le dango plutôt que les fleurs») décrit une personne qui mange goulûment sans prêter aucune attention aux sakuras ; cela signifie l’attitude d’une personne qui préfère l’utilité matérielle à la satisfaction immatérielle ou spirituelle. Notez bien que cela a souvent une nuance péjorative. On apprécie les sakuras non seulement sous le soleil, mais aussi pendant la nuit. Le sakura nocturne s’appelle yozakura (yo signifie «la nuit»). Avec les éclairages qui illuminent les fleurs, les yozakura ont une beauté exceptionnellement mystique. Personnellement, je préfère le yozakura, surtout quand il y a peu de gens ; cela vous donnerait l’impression d’être  égaré dans un autre monde

L’histoire de hanami

Le hanami a une longue histoire ;  on dit que l’origine du hanami était la coutume d’apprécier les ume (les fleurs de prunier) parmi la noblesse pendant l’époque de Nara (710-794). Durant l’époque de Heian (794-1185), le sakura est devenu le nouvel objet d’admiration à la place du ume. Depuis cette époque, le mot «hana» signifie souvent les fleurs de cerisier comme dans le mot «hanami». A partir de l’époque d’Edo (1603-1868), le hanami s’est répandu parmi le peuple et jusqu’à aujourd’hui, le hanami est l’une des fêtes préférées des Japonais.

Sakura-zensen

Chaque année, à partir du début mars, les médias commencent à communiquer sur le sakura-zensen (littéralement, « le front des sakuras »). Le sakura-zensen montre une prévision des dates des premières fleurs et des pics de floraisons sur les diverses régions du Japon. Comme le sakura n’est pas épanoui pendant longtemps, on fait très  attention au sakura-zensen pour ne pas rater les meilleurs jours, pour les apprécier et pour bien organiser des hanami. Le front avance du sud au nord, donc si vous traversez l’archipel longitudinalement en suivant le front, vous pourrez profiter des sakuras à peu près deux mois.

Le sakura et les Japonais

Pourquoi les Japonais adorent autant le sakura ? La raison n’est pas seulement sa beauté. En effet, les Japonais sont attirés par la vanité et la fugacité du sakura. Les sakuras sont en fleurs seulement quelques jours et après, ils volent dans le vent en un instant. On appelle le tourbillon des pétales de sakura «sakura-fubuki» (littéralement, «la tempête de sakura»), et on l’admire autant que les sakuras en pleine floraison. Le sakura finit sa vie avec grâce comme s’il n’avait aucun attachement à ce monde, ce que les Japonais considèrent comme idéal pour les hommes.

Le sakura dans les assiettes

Le sakura est un régal non seulement pour les yeux mais aussi pour la bouche. Du chocolat, de la glace, du gâteau, du «frappuccino», du biscuit, le doughnut, des yaourts…Au printemps, vous trouverez beaucoup de nourritures et boissons qui ont un goût de sakura. Mon préféré est le sakura-mochi, une pâtisserie traditionnelle et typique de cette saison. La pâte de haricot rouge est enrobée par la pâte rosée, qui est couverte par une feuille de sakura salée. En fait, il y a deux sortes de sakura-mochi selon le type de pâte rosée: l’une est faite de farine fine de riz gluant, dont la forme est similaire à la crêpe («chomyo-ji»). L’autre est faite de grosse farine de riz gluant et on voit et sent dans la bouche les grains de riz («domyo-ji»). La plupart des gens ont une préférence bien marquée et on appelle ceux qui préfèrent chomyo-ji «cho-myoji-ha» («des partisans du chomyo-ji») et ceux qui préfèrent domyo-ji «domyo-ji-ha» («des partisans du domyo-ji»). Moi, je suis tout à fait domyo-ji-ha, et je me rappelle combien j’étais déçue quand mon père nous a acheté des chomyo-ji (il est chomyo-ji-ha).

Maintenant que le printemps est arrivé, le sakura-mochi (ou domyo-ji, pour être précise) me manque beaucoup, plutôt que le sakura. Et oui, j’avoue que je suis quelqu’une de «hana yori dango».

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanami

Photos:

https://www.flickr.com/photos/31029865@N06/16153169143

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hanami_Dango.jpg

http://photozou.jp/photo/photo_only/565915/134424418?size=1024#content

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sakura_Zensen.jpg

https://www.flickr.com/photos/picsoflife/8579855336

http://photozou.jp/photo/photo_only/504657/169947285?size=1024#content

La fête des bateaux-dragons

Par Wei

Je vous présente une fête traditionnelle à Taïwan – la fête des bateaux-dragons. La fête des bateaux-dragons est une fête importante pour les Taïwanais. Dans les familles, elle est un jour de réunion familiale.      

La fête des bateaux-dragons a lieu le cinquième jour du cinquième mois lunaire, parfois fin          mai ou début juin dans le calendrier lunaire. L’origine de cette fête est que les Anciens pensaient que le cinquième jour du cinquième mois était un jour funeste. Car en été, il y avait plein de maladies, surtout la peste. Donc les Anciens offraient des sacrifices aux dieux et priaient pour éviter les maléfices.

Puis, d’après la légende, cette fête est aussi pour commémorer la mémoire de Qu Yuan, qui était ministre sous le règne de Chu. Qu Yuan est l’un des plus célèbres poètes dans l’histoire de Chine. Malheureusement, il était accusé faussement par les autres ministres. Faute de confiance du roi, il s’est éloigné du palais royal. Après quelques années, quand Qu Yuan  a appris que le règne de Chu avait péri, il s’est reproché de ne pas avoir pu aider son règne. Donc il est allé se noyer dans le fleuve Miluo.

 

Les habitants de Chu sont rentrés au bord de l’eau pour chercher son corps. De peur que des poissons dévorent le corps de Qu Yuan, ils ont fait des boulettes de riz gluant et les  ont jetés dans le fleuve Miluo. Désormais, ce jour-là, les gens font et mangent des boulettes de riz gluant et organisent des concours de canotage en commémorant la mémoire de Qu Yuan.

 

Pendant le jour de la fête des bateaux-dragons, nous faisons plusieurs choses avec notre famille.

D’abord, nous décorons la porte d’entrée avec un bouquet d’ armoises qui représente des herbes protectrices pour pousser les démons et les maladies. Les parents ou les grands-parents offrent aux enfants un petit sachet de tissu rempli  d’une poudre d’herbes et la porte au cou pour protéger les enfants contre les maladies.

Nous faisons aussi une réunion familiale depuis le matin. Certains familles procèdent au culte des ancêtres, en mettant sur l’autel des ancêtres des fruits, des viandes et du vin. Dans ma famille, c’est une activité très importante, elle représente de remercier aux ancêtres de nous protéger. Pour le déjeuner, nous faisons les plats par utiliser les aliments du sacrifice.

Ensuite, à midi, les enfants jouent à poser les oeufs par terre sur la terre. Nous mangeons des «Zongzis». Le zongzi est le riz gluant farci qui est enveloppé par les feuilles de bambou. Il met symbolique de cette fête. Plusieurs variétés de ces aliments sont disponibles, il y a du Zongzi salé rempli de morceaux du porc et un jaune d’oeuf et aussi du Zongzi sucré rempli de purée des haricots rouges.

Enfin, une course de bateaux-dragons est organisée ce jour-là. Les bateaux dragons ont une forme mince et longiligne. Leurs proues et leurs coques sont décorées et peintes de plusieurs couleurs de dragons.  Au signal du départ, des équipes de rameurs manœuvrent afin d’atteindre le plus rapidement possible l’arrivée. Des roulements de tambours accompagnent les concurrents durant toute l’épreuve.

 

A Taïwan, depuis l’indépendance du pays, le Dragon Boat Festival est toujours fêté. Au début, les Taïwanais ont continué la tradition de jeter des Zongzis dans l’eau. Même si cette coutume a disparu, le  Zongzi joue encore un grand rôle dans le festival. La principale course de bateaux-dragons est la Taipei International Dragon Boat Tournament où participent des équipages taïwanais et étrangers.

Pour conclure la fête des bateaux-dragons est fêtée au milieu de l’année, alors, c’est un jour important pour ma famille où nous pouvons nous rencontrer et passer toute la journée avec la famille.

 

sources:

https://chine.in/guide/fete-des-bateaux-dragons_505.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_bateaux-dragons

http://www.epochtimes.com.tw/n62476/%E5%B1%8F%E7%B8%A3%E6%9D%B1%E6%B8%AF%E9%BE%8D%E8%88%9F%E8%B3%BD%E7%99%BB%E5%A0%B4—37%E9%9A%8A%E4%BC%8D%E5%A5%AE%E5%8A%9B%E5%A5%AA%E6%A8%99.html

 

Des réalisatrices coréennes

Des réalisatrices coréennes

par Hyunjoo Ha

Légende 1. La première réalisatrice coréenne devant la caméra.

Si vous vous intéressez au cinéma coréen, vous avez déjà entendu certains noms des réalisateurs : Kwon-Taek Im dont ses films représentent celui de style coréen classique, Sang-Soo Hong à qui le festival de Cannes s’attache, Ki-Duk Kim qui est un lauréat du festival de Venise. Toutefois, bien que vous soyez cinéphile, intéressé par-dessus tout par les films asiatiques, il n’y a pas d’occasions suffisantes pour découvrir des réalisatrices coréennes. Malgré le fait que les femmes représentent la moitié de la population coréenne, que 11 % (1) des réalisateurs sont des femmes. Je voudrais donc vous présenter quelques réalisatrices coréennes qui sont importantes pour le cinéma coréen.

 

Légende 2. En novembre 2017, son livre a été publié pour la première fois en Corée.

Nam-ok Park, la première réalisatrice en Corée (2), naît en 1923, travaille comme journaliste après avoir été diplômée de l’université. Ensuite, elle débute sa carrière en tant que monteuse et scénariste à une compagnie de cinéma. En 1955, elle tourne ‘Une veuve’, son premier et dernier film. Le film n’a pas seulement montré avec beaucoup de délicatesse des émotions des femmes dans le regard des femmes, mais également reçoit la réputation de présenter des fragments de vie plus réalistes. En tant que femme à l’époque, ses débuts de réalisatrice sont très difficiles, elle ne peut donc pas trouver d’investisseur, emprunter de l’argent à sa famille pour amasser des fonds pour la production et s’occuper de son enfant en même temps.  Elle réalise un seul film dans sa vie, mais il convient de rappeler son nom comme première réalisatrice dans une société profondément masculine.

 

Légende 3. Soon-rye Yim, qui est réalisatrice et la représentante d’une ONG de protection des animaux.

La réalisatrice représentative coréenne, Soon-rye Yim (3) est reconnue à la fois pour sa réussite artistique et son succès commercial. Né en 1960, après avoir terminé ses études en littérature anglaise à Séoul, elle étudie le cinéma à l’université Paris 8. Pendant ses quatre années en France, elle voit plus de mille films. Après le succès de son premier court métrage, ‘Flâner un jour de pluie’, qui montre le quotidien d’une célibataire de 30 ans qui travaille à la billetterie dans une salle de cinéma, elle continue de réaliser des films délicats à propos de femmes et d’animaux. Elle est également la représentante de KARA (4), une ONG de protection des animaux.

 

Légende 4. L’affiche du film, ‘Le meilleur de notre vie’.

Elle considère que  la sensibilité au respect de la vie se réfère à celle aux droits de la personne. Basé sur l’histoire des joueurs de l’équipe nationale de handball féminin qui ont participé aux jeux olympiques d’Athènes en 2004, ‘Le meilleur de notre vie’ reçoit le grand prix au Blue Dragon film festival, le plus grand festival de film de Corée.

 

Légende 5. L’affiche du film, ‘Pas de secret’.

En 2016, un film est sorti, pour lequel la réaction du public était clairement différente : d’un côté, le jeu et la mise en scène ont été jugés excessifs (5). De l’autre côté, la manière était considérée tellement intéressante. Le nom du film est ‘Pas de secret’ de Kyung-mi Lee, qui remporte le prix du  cinéma féminin et le prix public au festival du film coréen à Paris (6). Cette réalisatrice, qui a décidé de tourner son film après avoir vu ‘Le grand bleu’ de Luc Besson, ne produit que deux longs métrages, mais il vaut la peine de la noter : au lieu des formes brillantes et divertissantes  que la plupart des films coréens visent, elle montre des personnages complexes et une mise en scène minutieuse.

 

Quatre des dix films français que j’ai regardés le mois dernier étaient des œuvres d’une réalisatrice. Dans le cinéma français, il n’est pas difficile de voir un film réalisé par une réalisatrice, ainsi qu’un film dont le personnage principal est une femme. Même si je suis coréenne et s’il est difficile de mémoriser les noms des Français pour moi, je peux parler davantage des noms des réalisatrices françaises que ceux des réalisatrices coréennes. Je voudrais voir plus de films des réalisatrices coréennes au cinéma.

 

Les sources

  1. http://www.nocutnews.co.kr/news/4860221
  2. http://www.hani.co.kr/arti/culture/book/817274.html
  3. https://en.wikipedia.org/wiki/Yim_Soon-rye
  4. http://news.khan.co.kr/kh_news/khan_art_view.html?artid=201105232114005
  5. http://news.chosun.com/site/data/html_dir/2016/06/28/2016062800142.html
  6. http://www.ffcp-cinema.com/archives/

Les mariages des ethnies minoritaires au Viet Nam

par Bao Trinh Mai

            Le Vietnam est un pays multi- ethnique, on compte environ 54 groupes ethniques distincts. La plupart de la population vietnamienne est Viet ( officiellement, Kinh) qui représente 86%, et les 53 ethnies minoritaires qui restent, sont distribuées surtout à la montagne du Nord. Comme on a un grand nombre d’ethnies minoritaires, on a des moeurs, des coutumes abondantes qui créent une culture multiforme au Vietnam. Et aujourd’hui, je vais vous présenter un mariage traditionnel chez les Viet et quelques moeurs de mariage dans les minorités ethniques au Vietnam.
            D’abord, avant le mariage traditionnel, les deux familles se rencontrent pour choisir la bonne date et l’heure du mariage (le signe de prospérité et de bonne chance). Pour les costumes, en général la mariée porte le “ ao dai” traditionnel ou les robes de bal  et le marié porte le costume européen. Pour préparer la cérémonie, on prépare chez la mariée un banquet qui se décore avec des fleurs, de la soie qui ont des couleurs rouges ou roses . Et la famille  va inviter les proches, les voisins pour fêter cet évènement avec la famille. Après, le marié arrive à l’heure avec des boîtes rondes laquées rouges, ceux où se mettent du thé, du vin, des pâtisseries, des fruits, une paire de bougie, des feuilles de bétel et des noix d’arec et il les donne à la famille de la mariée. Puis, c’est l’échange des bagues et les deux familles offrent des présents à la mariée comme des colliers, des boucles d’oreilles, des bracelets en or. Pour finir, on va faire la fête avec des amis, des proches et des voisins chez le marié ou dans la salle de mariage du centre de congrès.


         A l’inverse du mariage traditionnel, on a des moeurs très connues aussi à Nord-Ouest dans l’ethnie minoritaire Hmong , qu’ appelle “ L’enlèvement de la femme”.  C’est à dire que  si un homme est tombé amoureux d’une femme, pendant le marché au printemps, cet homme peut “attraper” cette femme en public et l’emmener chez lui avec l’aide de ses amis. La règle est de ne  pas faire du mal à la femme. La femme va rester trois jours chez l’homme et après trois jours si elle est d’accord, ils vont se marier. Sinon, elle rentrera chez elle comme si rien ne s’était passé.

          Et pour l’ethnie Muong, il y a  une coutume  qui s’appelle “ visiter et dormir”, l’homme célibataire peut venir dormir chez la femme dont il est tombé amoureux , pourtant il faut avoir des témoins comme un membre de la famille ou les proches de cette femme. De plus, quand il arrive le soir , la chambre a encore la lumière , cela veut dire qu’elle est toute seule , qu’il peut y entrer par le forcement de la porte (obligation) , et après cinq fois si tous les deux sont  d’accord  ils peuvent célébrer le mariage. De l’autre coté, à chaque visite  les deux gens n’ont le droit que de se parler pas de se toucher.

         Selon des moeurs de l’ethnie Thai, les hommes qui veulent se marier, doivent aller chez les femmes en apportant seulement un couteau pour travailler et y  rester trois mois la- bas. Après trois mois, si les parents de celles-ci sont  d’accord,  ils continuent d’habiter chez eux dans pendant trois ans. Après trois ans, ils peuvent aller à l’autel du mariage. Et après le mariage, le marié aura la permission d’emmener sa femme chez lui,  même si après il doit encore rester chez la mariée d’un an a dix ans.

         La voisine de l’ ethnie Hmong, l’ethnie Giẻ Triêng a aussi une coutume très intéressante. Si les filles dépassent 15 ans, elles doivent penser à aller à la forêt pour abattre des bois parce que c’est des cadeaux spéciaux qu’elles vont donner à leurs futurs beaux parents. Parmi l’ethnie Giẻ Triêng on dit qu’on peut voir le caractère d’une fille, si elle est capable ou elle est maladroite , en observant les bois qu’elle a coupés . Par ailleurs, le mariage de cette ethnie est divisé obligatoirement en deux parties  : les fiançailles et le mariage . Les fiançailles se célébrent le soir, alternativement chez le marié à chez la mariée en secret, les invités sont juste des gens intimes de la mariée et du marié. Après avoir choisi la bonne date, le mariage se célébre le jour et l’affaire importante, c’est le transfert des cent fagots de bois de chez la mariée à chez le marié. Par d’ailleurs, le marié va donner une cuisse de cochon, du riz, du sel, du piment et une bouteille de vin pour rendre la politesse à la mariée.  

         Enfin, tous ces moeurs existent depuis longtemps, de génération à  génération, chaque coutume colore le caractère national et qu’il fait saillir des points intéressants et distincts personnellement de chaque ethnie minoritaire. Peut-être aujourd’hui, les moeurs changent un peu mais tous respectent encore la règle générale comme la couleur, le costume, la dot, le cadeau, etc… Pourtant, comme l’ethnie Gie Trieng, on a baissé le nombre de cent fagots de bois à  dix ou quinze fagots de bois pour s’adapter à la vie actuelle et protéger l’environnement aussi.

Sources:

http://m.vovworld.vn/vi-VN/sac-mau-cac-dan-toc-viet-nam/tuc-cui-hua-hon-trong-cuoi-hoi-cua-nguoi-gie-trieng-519279.vov#ref-https://www.google.fr/

http://dantri.com.vn/su-kien/nhung-phong-tuc-cuoi-hoi-ki-la-chi-co-o-viet-nam-20160926162020914.htmhttp://m.vovworld.vn/vi-VN/sac-mau-cac-dan-toc-viet-nam/tuc-cui-hua-hon-trong-cuoi-hoi-cua-nguoi-gie-trieng-519279.vov#ref-https://www.google.fr/

 

Les Fêtes Religieuses aux Philippines

Par Kent Mok

Les Philippines et le Catholicisme

Les Philippines sont un pays très croyant. Le christianisme a été amené par les Espagnols quand ils nous ont conquis. Si vous y voyagez, vous découvrez la force de l’influence de l’Espagne.  C’est très difficile d’y distinguer la limite entre la religion et l’état. Ainsi, j’ai grandi avec le christianisme dans ma maison, à l’école et dans les médias. Donc, les fêtes religieuses sont une grande partie de la culture philippine. Depuis aussi longtemps que je  puisse me souvenir, les Philippins célèbrent une fête religieuse presque une fois par mois. Je vous  présente deux parmi les fêtes religieuses que j’ai célébrées en grandissant.

Les Magdarames

Je me souviens d’une fête religieuse particulière, très frappante dans mon enfance. Le vendredi saint est très célèbre aux Philippines surtout dans la région de Pampanga où j’ai grandi. Le  Pampanga se trouve au nord des Philippines. Il existe un  défilé pendant le vendredi saint avec les « Magdarames » qui sont des hommes très croyants et qui se sacrifient eux-mêmes pour Dieu. Ils se coupent dans le dos avec un rasoir pour causer des saignements.

Après, ils marchent dans les rues tout en se fouettant. Cette procession m’avait fait très peur quand j’étais jeune parce que le sang éclaboussait partout, sur les murs, sur les voitures et sur les portes des maisons. Les Philippins voient cela comme une manière de se sacrifier, par laquelle ils peuvent avouer leurs péchés à Dieu. Ils pensent que les Magdarames sont très courageux. Mon oncle l’a fait une fois et il m’a dit qu’il s’est senti soulagé et plus proche de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

À la fin de cette procession, il y aura trois volontaires parmi les Magdarames qui vont être crucifiés sur la croix. Cette tradition symbolise la crucifixion de Jésus Christ par les Romains avec deux autres hommes. Les trois hommes vont être cloués aux trois croix en bois. Pour échapper à la mort, les trois hommes peuvent rester sur la croix quinze minutes au maximum. Quant aux autres Magdarames, ils prient autour des trois croix.

 

La fête de la crémation de Judas Iscariote

Ensuite, un peu effrayant à voir par un enfant, c’est la fête de  la crémation de Judas Iscariote. Qui est Judas Iscariote? Il est possible qu’il soit l’un des personnages principaux dans la Bible chrétienne. Il a trahi Jésus-Christ et c’est pourquoi Ponce Pilate a crucifié Jésus-Christ. À part  le diable, Judas est la personne la plus détestée par les Chrétiens.  

Je me rappelle clairement cette fête. J’étais très effrayé. Je criais. Je hurlais. Je disais : « je ne veux pas y aller maman! ». Judas, grand et terrifiant, était accroché au milieu du terrain. J’ai été porté par ma mère sous la statue de Judas. J’ai levé les yeux et  j’ai vu l’intérieur de la statue. Les ténèbres sont   tout ce que j’ai vu.

Chaque semaine de Pâques, les Philippins se regroupent sur un terrain dans leur quartier. Ils chantent des gospels une heure avant la crémation. Souvent, on pouvait entendre des enfants qui criaient. Les parents acceptaient ces cris parce qu’ils voulaient montrer à leurs enfants que Judas était un mauvais personnage. Quand la crémation commençait tout le monde était silencieux. Aujourd’hui, quand  je demande à ma mère  quel sentiment elle ressentait elle me répond qu’elle ressentait un sentiment de justice, pour ce que Judas avait fait à Jésus-Christ. Elle pense que les autres ressentaient la même chose.

Aux États-Unis

Je vis aux États-Unis maintenant. Ici on ne célèbre pas beaucoup de fêtes religieuses. Avec le recul, bien que ces fêtes soient terrifiantes, je les trouve très spéciales. J’ai appris beaucoup de choses sur le christianisme en célébrant ces-fêtes-la. Quand je raconte des histoires de mes expériences sur des fêtes religieuses aux Philippines, mes amis américains sont toujours choqués. Ils pensent que cela est très radical mais que cela reste très intéressant. Je ne suis plus croyant maintenant, mais je me rappelle de ces fêtes avec plaisir. Je vous conseille, même si vous n’êtes pas croyant de voyager aux Philippines pour assister à ces fêtes.

Le « dimsum»

par KaKiu Wong

Pourquoi  j’ai choisi de présenter le « dimsum» ?

 Dans le monde, chaque pays a au moins un plat qui peut représenter la culture locale et alimentaire. En même, on peut découvrir davantage les moeurs et coutumes par la culture  culinaire.

 « Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille.», c’est un dicton francais.
Le « dimsum » exprime le même esprit, car on estime vraiment le petit déjeuner.
Donc, par le « dimsum », on commence à trouver l’âme d’HongKong.

Qu’est – ce que le « dimsum»  ?

 Le « dimsum » est un des petits-déjeuners en Chine, et aussi un petit plat consommé par les Cantonais à toute heure.

 Le « dimsum » et le thé chinois ne se séparent pas dans la culture de « Yam Cha » (飲茶). « Yam Cha », c’est-à-dire les gens goûtent le « dimsum » et dégustent du thé dans un restaurant spécifique appelé « Cha Lau ».

 Fondamentalement,« Yam Cha » est un événement hebdomadaire pour s’assembler en famille.

 

La cuisson à la vapeur est la principale façon pour le cuisiner, et les serveurs qui poussent un chariot chauffé,  circulent entre les tables. Cette façon de servir existe de moins en moins de nos jours, par contre, on ne choisit  que le « dimsum » que vous aimez sur  la  carte de commande.

 Puisque la plupart des « dimsums » sont cuisinés à la vapeur, il faut utiliser l’étuve à vapeur pour cuire le pain chinois qui est unique. Celle-ci  qui est fabriquée en bambou, est cylindroïde, et peut s’entasser.

D’ailleurs, il existe une carte à plusieurs choix pour chaque table, dans laquelle les mets sont généralement répartis en 5 catégories: le petit, le moyen, le grand, le spécial et le top. Le petit est le moins cher, contrairement au top qui est le plus cher.

Où  peut-on le trouver ?

 Traditionnellement, il est servi quotidiennement, du matin à l’après midi dans « Cha Lau » (茶樓), qui est le nom général du restaurant traditionnel et spécifique qui sert le « dimsum ».

De plus, il y a quelques chaines de restauration rapide qui le servent toute la journée.

Le thé

Le « dimsum » est toujours accompagné de  thé chinois, il existe au moins deux théières pour chaque table, on peut alors commander deux sortes de thé, et « le thé pu’er» est un des thés les plus populaires.

D’ailleurs, le prix de du thé qui est compté par tête est  d’environ 2 euros pour chacun.

Quels « dimsums» sont les plus classiques ?

      Les raviolis de crevette vapeur (蝦餃), la crevette enveloppée dans la pâte translucide, cuit à la vapeur, et chaque étuve à vapeur en a 4.

         Siu Maï (燒賣), le porc haché ou la crevette hachée dans une pâte, cuit à la vapeur, et chaque étuve à vapeur en a 4.

         Le gâteau Malais (馬拉糕), ce mélange de pâte, d’oeuf, d’huile de saindoux et de beurre, est mis dans l’étuve à vapeur. Le produit fini est un grand gâteau rond et blond, qui est coupé en plusieurs morceaux.

         Le rouleau de nouille de riz (腸粉), c’est un fin rouleau à base de nouilles de riz, fourré avec des crevettes, du porc, du boeuf et des légumes.Il est servi avec deux sauces : la confiture de sésame et la sauce de soja.

         Une tarte aux oeufs (蛋撻), qui consiste en une pâte brisée, garnie d’un flan aux oeuf. Et maintenant, on peut aussi trouver un petit flan portugais dans un « Cha Lau ».

L’habitude du  “dimsum” est toujours vivante

 La culture de « Yam Cha » est mise en lumière  par le « dimsum ». Le « dimsum » n’est pas seulement un plat, c’est aussi un lien culturel  cher au coeur des HongKongais.

Pour conclure , cette tradition continue à  se passer de génération en génération.

source:  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dimsum

sources de photos:

« dimsum»  (http://pic19.nipic.com/20120311/394291_171457210149_2.jpg)

Ravioli de crevette vapeur (https://www.orientalmart.co.uk/im/vl/2/img1133.jpg)

Siu Maï (https://www.orientalmart.co.uk/im/vl/2/img1133.jpg)

Le gâteau Malais (http://static3.orstatic.com/userphoto/photo/4/3A0/00NB6J23910B5D05515AFDl.jpg)

Le rouleau de nouille de riz (http://static.flickr.com/50/134265217_d32844c42b.jpg)

Une tarte aux oeufs (http://hk.weibo.com/upload/supp/hilite/0/0000/0056/2/p_1.jpg?17775)

Le Festival International de sculptures sur glace et neige de “Harbin”

 

Par Hua LI

Je viens du nord-est de la chine, dans notre région, il y a un Festival qui s’appelle Le Festival International de sculptures sur glace et neige de “Harbin”. (Le nom de la ville)

En 1985, il s’appelait Le festival de glace et neige, mais en 2001 il a officiellement changé son nom en Festival International de sculptures sur glace et neige de “Harbin” jusqu’aujourd’hui.

“Harbin” est la capitale de la province de “Heilongjiang” au climat très froid en hiver. La température moyenne en janvier est de -16,8 °C mais peut atteindre -38,1 °C fréquemment. Donc, la population a, par conséquent ,développé une culture intimement liée à la neige et à la glace.

Ce festival existe depuis 1963, il a été interrompu plusieurs années pendant la “Révolution culturelle”(C’est une grande révolution culturelle qui représente un  événement marquant de l’histoire de la Chine, dont le retentissement international est considérable.), mais il a été réinstauré en 1985. Le festival de “Harbin” est des quatre événements majeurs dans ce domaine, avec le Festival de la Neige (Japon), le Carnaval d’Hiver (Québec- Canada) et le Festival du Ski en Norvège.

 

Le festival ouvre ses portes officiellement le 5 janvier et dure au moins un mois. Cependant, les attractions ouvrent souvent leurs portes avant le début officiel et se poursuivent après la fin, si la température le permet.

En  2017, c’était la 33ème édition de ce festival. Pendant le festival, il y a quatre fêtes  importantes qui sont le Nouvel An, la Fête du Printemps, la Fête des lanternes, la Fête du Ski.

 

Pendant le festival, il y a beaucoup de choses à voir et à faire. La première partie importante est les sculptures. Nous pouvons voir les grandes sculptures sur la rivière “Songhua”(La rivière Songhua (松花江 Sōnghuā Jiāng) est un important cours d’eau de la Chine du nord-est. Il s’appelle Sunggari ula (rivière Sungari) en mandchou et a le même nom en russe (Сунгари, Soungari).) La matière première provient de la rivière voisine, la Songhua. Dès début décembre, plusieurs milliers d’ouvriers commencent à découper les blocs. Les moindres détails ont été étudiés pour donner vie à ces œuvres représentant des monuments ou des personnages. Elles peuvent atteindre, pour certaines, la hauteur d’un immeuble de plusieurs étages. Il y a une exposition de neige qui a comme thème “La Paix, L’amitié, Le développement”.

La deuxième partie est “Nuit colorée”, nous pouvons voir la fête de la glace avec les lumières. La nuit, les lieux prennent un autre visage, éclairés par des lumières LED de toutes les couleurs qui les mettent en valeur et donnent à l’ensemble un aspect féérique. Et c’est toujours un plaisir pour les yeux.

Une fois le tour des œuvres effectué, de jour ou de nuit, les curieux sont aussi invités à pratiquer de nombreuses activités allant du ski alpin à la glace à la voile, en passant par le rafting sur neige.  Et même quelquefois pendant ce festival, les jeunes se marient par groupe de plusieurs dizaines.

 

Pendant le festival, il existe plusieurs compétitions internationales par exemple la natation d’hiver, le hockey, le football de neige.

 

Je suis née dans cette région ce festival existe depuis longtemps. Ce festival très intéressant existe seulement dans nord-est de la chine et il est très connu en Chine. Dans ma région, presque chaque ville a un festival sur glace et neige en hiver, des fois il est grand, des fois il est petit. Quand j’étais une petite enfant, en hiver j’ai participé à ce festival avec mes parents ou mes amis surtout le soir. Nous avons pris des belles photos avec les sculptures, nous avons joué sur le toboggan de glace. J’étais très heureuse, même s’il faisait très froid dehors. J’ai un bon souvenir de ce festival, donc j’ai voulu présenter ce festival à d’autres personnes pour partager le bonheur.

Sources :

1.https://goo.gl/1GDx0n

2.https://goo.gl/9JcLfh