Randonnée à Hong Kong

Randonnée à Hong Kong

par Qianyu CAZELLES

 

Le Sentier Dragon’s Back

Quand on parle de Hong Kong, on parle souvent de sa densité d’habitants, ses jungles d’immeubles  son paradis du shopping, etc. On a l’impression qu’elle n’est qu’une ville enterrée sous les gratte-ciel et qu’il n’y aucun espace naturel. Loin de ça, paradoxalement, Hong Kong, est aussi une de villes internationales les plus vertes, dont 75%(1) de la superficie est couverte par l’espace vert et dont 40%(1) de la terre est remplie de parcs nationaux et réserves naturelles, dans laquelle se trouve plus de 300 kilomètres de sentiers de randonnées. Et oui, Hong Kong n’est pas seulement le paradis du shopping, elle est également le paradis de randonneurs.

Le Sentier Maclehose

Parmi les centaines de sentiers et chemins de randonnées, il y a le Sentier MacLehose à New Territories, le Sentier Wilson à l’île de Hong Kong, le Sentier du Mont de la Roche du Lion à Kowloon, et le Sentier Lantau sont les plus connus, avec lesquels on peut bien découvrir la beauté des quatre principaux territoires de Hong Kong.

La carte de Hong Kong
La carte de Hong Kong

Le Sentier MacLehose, inauguré le 26 Octobre 1979(2), dont la totalité fait 100 kilomètres(2) de long, est le plus long des chemins de randonnées hongkongais. Ce magnifique sentier, balisé à chaque intervalle de 500 mètres par des bornes(2), passe à travers une richesse de paysages naturels, où on peut trouver des plages sablées et des montagnes tropicales. Ne soyez pas effrayés par les 100 kilomètres, en fait, le sentier se compose de 10 étapes(2), dont chaque étape peut être commencée et terminée facilement avec des transports communs. Pour ceux qui aiment  les paysages sauvages et les plages de sable et ceux qui veulent faire aisément une randonnée, je vous conseille l’étape 1. Pour ceux qui ont hâte de rencontrer des singes et de se balader  avec eux, l’étape 6 ou 7 est parfaite pour vous et pour ceux qui aiment le défi des randonnées : l’étape 4, y compris un des sommets les plus élevés où vous trouverez une vue panoramique fantastique sur des passages urbains et des passages forestiers est un des meilleurs choix.

L’Oxfam Trailwalker

La randonnée n’est pas seulement une activité, mais aussi une culture hongkongaise avec un impact international. Chaque année, plus de 4 000 randonneurs(3) viennent  de différents pays à Hong Kong, pour participer au Oxfam Trailwalker, une initiative d’un organisme de bienfaisance, dans laquelle un groupe de 4 challengers doivent traverser et terminer ensemble le parcours du 100 kilomètres du Sentier MacLehose pendant un temps limité, normalement entre 24 heures et 48 heures(4). Cette activité sportive est à l’origine d’un exercice d’endurance pour entraîner les armées britanniques à Hong Kong par le Queen’s Gurkha Signals depuis 1981. A partir de 1986, elle s’est transformée en une activité civique, pendant laquelle les participants recueillent des fonds pour aider les personnes pauvres en Asie, en Afrique, etc. Jusqu’à maintenant, elle a recueilli plus de HK$ 570 millions(5) (environ 65,26 millions euro) pour aider les nécessiteux.

Le Sentier Dragon’s Back

Le Sentier Dragon's Back
Le Sentier Dragon’s Back

Enfin, pour ceux qui n’ont  que seulement quelques jours pour rester à Hong Kong, et veulent profiter de  la beauté de la nature, le Sentier Dragon’s Back, réputé comme un des meilleurs sentiers de randonnées du monde par le National Geographic(6), serait votre choix. Il se situe à l’île principale de Hong Kong, Hong Kong island où on peut prendre le minibus 9 à partir de Shau Kei Wan, un joli quartier traditionnel, pour arriver au point de départ. Le trajet dure environ 2,5 heures pour l’aller simple et se termine sur un magnifique village de pêcheurs où on peut se reposer sur une plage de sable ou se baigner ou manger aux restaurants de fruits de mers,et après on peut prendre le même minibus pour retourner au centre ville.

Le sentir s’appelle Dragon’s Back, parce que son chemin ressemble à un dragon qui s’allonge son dos au-dessus de la mer et des forêts. Au début, il nous amène dans une petite forêt tropicale, où nous devons monter quelques centaines d’escaliers. Ne soyez pas découragés, car c’est la plus difficile étape et cela dure seulement 10 à 15 minutes. Après, on arrive au dos  du “dragon”, et le trajet sera plutôt plat. Celui dure environ 1h30, dont un côté est la mer bleue et l’autre côté est la colline verte, ce qui nous donne un paysage de paradis avec du vent frais. La fin du sentier descend jusqu’au village Shek’O, où il y a un terrain de golf et une plage blanche . La vue  d’en haut est vraiment merveilleuse et c’est un de mes paysages préférés.

La plage de Shek’O

Après, on peut louer un transat à 2 euros pour s’allonger sur la plage de ce village. Ou pourquoi pas faire un barbecue au bord de la mer? Celui coûte environ 20 euros par personne dans les restaurants là-bas et pour moi, c’est la meilleure activé à faire pour mettre fin à cette magnifique randonnée.

 

 

 

(1)http://hkcitylife.com/index.php?route=product/product&path=105_269_271&product_id=2061

(2)https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_MacLehose

(3)http://www.oxfamtrailwalker.org.hk/

(4)https://en.wikipedia.org/wiki/Trailwalker

(5)http://www.discoverhongkong.com/fr/see-do/events-festivals/events-calendar/details.jsp?id=75233

(6)https://www.momondo.be/fr/discover/article/que-faire-a-hong-kong-gratuitement

La carte de Hong Kong:https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Hong_Kong_Base_Map.svg

Les Japonais sont-ils timides ?

Les Japonais sont-ils timides ?

Par N. SATO

 Je sais que les étrangers disent ou considèrent que les Japonais sont timides. Cependant, ce cliché des Japonais me semble correct et bizarre à la fois. “La timidité japonaise” pour les étrangers peut-être ne reflète pas la timidité mais d’autres choses pour les Japonais. Que l’interprétation de cette timidité par les étrangers soit vraie ou fausse, il est fortement possible que la timidité japonaise éloigne les étrangers des Japonais selon la difficulté d’intégration dans la société japonaise que mes amis étrangers trouvent. Du fait que le nombre d’étrangers qui rendent visite au Japon et y habitent augmente rapidement depuis quelques années, la séparation entre les étrangers et les Japonais au Japon est ce qui m’inquiète et c’est ce pourquoi j’ai choisi ce thème.

 Dans ce blog, j’aimerais bien analyser cette séparation à en relation avec l’idéologie et à la culture japonaise et proposer quelques situations où les étrangers peuvent finalement s’unir  avec des Japonais.

 Tout d’abord, je voudrais montrer quelques statistiques sur les étrangers au Japon afin de vous expliquer leur actualité dans la société japonaise. Ensuite, je vais vous parler de la timidité japonaise en présentant des idéologies japonaises et la langue japonaise pour savoir la raison pour laquelle les étrangers au Japon ont des difficultés à se lier aux les Japonais. Au final, je vais vous suggérer “Izakaya” et “Sento” comme des endroits qui peuvent aider les étrangers à se rapprocher des Japonais.

 Selon les statistiques de JNTO, la présence de visiteurs étrangers au Japon continue à monter depuis 2012 et elle s’est élevée à environ 32 millions en 2018.  “Le nombre d’habitants étrangers au Japon a augmenté jusqu’à 2,63 millions en 2018 et c’était la plus grande augmentation depuis 1959” (cf le journal Asahi, 2018). Ainsi que ces statistiques le montrent, l’accueil des étrangers au Japon est un phénomène moderne pour le Japon. Selon le quotidien régional Ouest-France, le nombre d’étrangers au Japon continuera à évoluer en plus dans l’avenir proche en accueillant des migrants pour couvrir le besoin de main-d’oeuvre à cause du vieillissement de la société japonaise.

 A supposer que des conflits culturels se produisent avec l’augmentation de visiteurs étrangers au Japon, il faut considérer les problèmes des étrangers surtout quant à l’intégration dans la société. Comme je viens d’expliquer que la timidité japonaise peut-être la cause de difficultés relationnelles entre les étrangers et les Japonais, je vais ensuite en discuter.

 Selon cet article lu sur Internet (1) ce que les étrangers interprètent comme la timidité japonaise est l’hésitation de présenter directement leurs opinions et sentiments. Les Japonais ont tendance à éviter de dire directement ce qu’ils pensent aux autres de peur qu’ils provoquent initialement des conflits avec les autres. Cette hésitation est, en effet, une de politesse dans la société japonaise. Le niveau de ce comportement est proportionnel à la proximité avec les gens. Les Japonais sont plus décontractés en abandonnant leur attitude formelle avec des gens dont ils se sentent proches alors qu’ils la gardent encore lors de la communication avec des gens inconnus. Comme les étrangers agissent autrement en raison de leurs différences culturelles, les Japonais accentuent leur expression de politesse même si la politesse n’est pas forcément partagée avec les étrangers. En conséquence, cette action japonaise au nom de la politesse est interprétée comme la timidité japonaise.

 A supposer qu’il soit indispensable d’employer la politesse dans la société hiérarchique chez les Japonais, elle soutient leur relation humaine dans une certaine mesure. Cependant comme je mentionne ci-dessus, elle peut rendre les étrangers confus par rapport à la mentalité japonaise. Il me paraît qu’elle n’est plus un outil efficace surtout dans la vie contemporaine où les Japonais forment un peuple moins homogène. Je trouve important que les Japonais se rendent compte que la politesse peut fragiliser la relation avec des étrangers, et que les étrangers sont plus à l’aise en parlant avec des Japonais sans elle. En revanche, ce que je conseille aux étrangers quant au rapprochement avec les Japonais est d’aller où ils sont plus décontractés : l’Izakaya et le Sento par exemple. 

L’ambiance d’un Izakaya

L’Izakaya est un restaurant japonais combiné avec un bar où les Japonais passent un moment avec leurs amis, collègues et familles en mangeant les repas et buvant de l’alcool. Il signifie exactement “l’endroit où il y a de l’alcool”. Bien  que l’alcool soit mal pour notre santé, il les aide à se désinhiber dans l’activité sociale. La raison pour laquelle je recommande l’Izakaya aux étrangers est la proximité aux autres. La plupart des Izakayas préparent des endroits où nous partageons la même table avec des gens inconnus, et je trouve que c’est son caractère unique. Grâce à son style, la communication, même le partage des repas et de l’alcool, avec des voisins peut arriver. Il est possible de faire de nouvelles connaissances avec des serveurs et d’autres visiteurs après que vous fréquentiez régulièrement un Izakaya favori.

 Par ailleurs, je vais vous donner un conseil : allez au Sento surtout si vous n’aimez pas l’alcool.

L’entrée du Sento

“Le Sento” – Selon Le Ministre de Santé, Labeur et Sociale du Japon, le Sento est “le bain-douche public, un endroit qui est utiliser quotidiennement pour la nécessité sanitaire des habitants locaux. Vous pouvez vous baigner pour un prix déterminé par chaque département, environ 3 euros. Pour les Japonais, se baigner dans un bain public est une activité habituelle. Comme il y a une expression japonaise disant que “On a pris un bain ensemble” pour montrer une amitié proche, se baigner est un moyen de rapprocher la distance avec des autres parmi les Japonais. Lorsque j’étais au Japon, il y avait un Sento juste à côté de mon appartement. Je l’ai utilisé même si je pouvais prendre un bain chez moi. Je ne l’utilisais pas seulement pour me baigner dans un bain plus grand mais aussi pour avoir de petites conversations avec des dames locales et le propriétaire du Sento. A la différence de l’Onsen qui est aussi une sorte de bain public, beaucoup d’usagers sont locaux et aller au Sento est dans leur routine quotidienne. Ainsi, d’après moi, le Sento peut vous donner une opportunité de vous familiariser avec votre voisinage et avoir de nouvelles relations sociales.

 D’autre part, vous pouvez simplement apprécier l’ambiance et le bâtiment historique du Sento car ce n’est pas rare qu’un Sento garde encore son architecture originaire construite au vingtième siècle sans avoir été modernisée. Ce serait une expérience de la culture japonaise de cette époque-là pour vous.

 Pour terminer, j’ai discuté ici par rapport à un aspect de la culture japonaise – la timidité en abordant qu’elle est problématique lors de la communication inter-culturelle. Personnellement ça me perturbe lorsque la timidité pour être poli ne fonctionne pas bien avec qui ne la connaît pas. L’habitude d’être timide des Japonais est donc la mienne sans doute. En écrivant ce blog, je souhaiterais que vous soyez intéressés à la culture japonaise et que vous ayez de la chance d’aller dans mon pays pour vous en assurer de vos propres yeux. Le plus important, c’est que nous fassions des expériences en réalité pour constater les témoignages que vous entendez.

 

Citations:

[Consulté le 6 avril 2019]

[consulté le 27 mars 2019]

[consulté le 27 mars 2019]

[consulté le 31 mars 2019]

[consulté le 6 avril 2019]

[consulté le 6 avril 2019]

 

Ressources:

  • La timidité japonaise

http://www.ritsumei.ac.jp/acd/cg/ir/college/bulletin/Vol.22-2/08_Kimura.pdf

http://u-note.me/note/47506034

http://japanization.org/les-origines-complexes-de-la-politesse-des-japonais/

  • Sento

https://ja.wikipedia.org/wiki/銭湯

https://www.mhlw.go.jp/toukei/saikin/hw/eisei_houkoku/17/

 

Photos:

(2) https://www.flickr.com/photos/johnsonwang/5990392205/in/photolist-a8mjUe-4bNCAR-24FYMqh-Eyy4q5-24KKtsp-4bSyhJ-4bT6fw-owFqaX-oP8Jgy-6UK7sQ-oP8JL1-owEFXH-owEK3S-owEJQY-dp4C5i-owEFYK-oP8Jx5-dp4Geh-owEKgs-owFqD2-oM8M4o-9Fe2TK-owEFGc-dp4HVU-24KKuf6-6eMHDu-owEK6N-21BeNc3-Eyy4Af-24FYN6q-24FYNLJ-anjGC9-angN56-21BeMNC-dp4xLa-9FgXvN-5m7hHQ-oPasdF-dp4Lbf-dp4wSX-bTygWz-9FeePR-dp4K2L-9FdVcg-dp4JcG-dp4FZW-pmeiDi-7woE9E-21BeMmW-9Fe9Qg

 

(3) https://www.flickr.com/photos/amehare/290584904/in/photolist-rFjLy-amTey2-5nbjRM-64Yyo4-57g4uc-kKrkhc-SLXVRV-7if5Ld-pqdUDs-deAXjT-6PaDX7-gSYG5S-95zg4P-62Fg3o-d1JX5f-hCimJR-51e2ZJ-5yLaP3-e9xM7f-7cuybo-o3ocPL-8Va5KQ-prT1hj-89goXh-nH6PJo-5tLEjq-brKdhB-GDAwC-nJM4K7-b74noR-cLwCRL-7K7n9Z-7Za3P3-e11BhZ-5kAtDv-4kaZLb-9Qu6J9-653Rd9-5oEA1u-6Bhn6e-kTGpQx-3utiE7-e2RTTL-a8Cxid-pHf7QV-2b1MepT-bqa9p1-a3KypU-hCifjM-6dFP7Y

Certaines différences  dans la culture vietnamienne

Certaines différences dans la culture vietnamienne

par TL

Je suis née dans le Sud du Vietnam, influencée par l’éducation de mes parents qui viennent du  Sud du pays. Je ressens des différences de culture et de coutume du pays, fondamentalement sur le plan culturel.

Tout d’abord,  je voudrais présenter un peu de mon pays. Le Vietnam est en forme d’un S qui s’étire  sur 1650 kms. Ce qui fait que le climat est différent entre le Nord et le Sud mais le taux d’humidité est à peu près équivalent en moyenne  85 % dans les plaines où on cultive le riz.

Le Vietnam est situé dans le Sud-Est asiatique. Au Nord, Hà Nội est la capitale mais la plus grande ville, sur le plan économique est Ho Chi Minh ville dans le Sud, autrefois on s’appelait Sài Gòn. Le Vietnam est totalement indépendant depuis le 30 Avril 1975. Depuis le pays s’est beaucoup développé notamment à partir de 2001.

Ensuite, je voudrais présenter quelque différences entre le Nord et  le Sud du pays.

Il est certain que le Nord et le Sud présentent de nombreuses différences culturelles : l’éducation, la manière de vivre et les comportements ne sont pas les mêmes. Dans le Sud les gens ont été influencés par les Occidentaux avant l’indépendance alors que dans le Nord,  ils ont été influencés par les Russes et les Chinois.

L’éducation familiale  est plus exigeante au Nord. Le respect et la communication entre les membres de la famille sont importants. Les salutations doivent respecter la hiérarchie. Par exemple : si je suis à table avec mes grands-parents, le frère aîné de mon père, mes parents, le frère cadet de mon père. Je dois dire ‘ Bon appétit’ dans l’ordre à mes grands-parents, l’aîné de mon père, mes parents et enfin le frère cadet de mon père,  ensuite aux personnes âgées avant les autres alors qu’au Sud, cette pratique n’existe pas.

Dans le Nord, les parents accordent beaucoup d’importance à la position sociale, c’est pourquoi ils décident de l’orientation scolaire de leurs enfants. Alors que dans le Sud les enfants ont le droit de choisir leurs propres voies.

Ha Noi

La façon de vivre entre les deux régions est également différente. Au Nord les gens  économisent  plus et ils ont moins tendance à sortir tard le soir  alors qu’au Sud les gens dépensent librement, ils rentrent tard le soir d’après avoir eu une soirée avec des amis.

Par exemple : on trouve plus de magasins de vêtements, de restaurants et de bars à Sài Gòn qu’à Hà Nội. Les horaires d’ouverture et de fermeture sont plus variables dans les grandes villes du Sud.

Les femmes du Nord sont plus entreprenantes, elles s’occupent plus de leurs maris, leurs enfants et aussi  de la famille de leur mari que celles du Sud. Ces dernières s’occupent également de leur famille mais elles préfèrent que leur mari   partagent partage aussi les tâches familières quotidiennes .

Au Nord, les gens parlent  souvent de façon plus littéraire mais la tonalité  est très forte, contrairement au Sud où les conversations sont plus directes et douces. Chaque fois, je parle sans réfléchir et ma mère m’ordonne toujours ‘Il faut tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler’  ou elle nous dit aussi ‘ La parole est d’argent, mais le silence est d’or’, c’est la même signification mais la mère de mon amie enfance (sa mère  vient de Sud), elle parle directement ‘ fais attention à ce que tu dis’.

Depuis l’armistice, la grande majorité des habitants du Nord émigrent vers le Sud pour commencer  leur carrière étant donné qu’au Sud il y plus d’opportunités pour trouver du travail. En revanche très peu d’habitants du Sud émigrent vers le Nord.

Saigon

Au travail, les gens du Sud ont un esprit plus pratique et plus ouvert alors que les gens du Nord privilégient la théorie et la philosophie. C’est compliqué à expliquer pourtant  je vois bien la différence. Comme disait mon père ‘apprendre à penser comme le Nord et agir comme le Sud’.

 

 

Sources:

https://fr.wikipedia.or

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Nam

L’île de l’Orange de Chine

L’île de l’Orange de Chine

par Junyuan Zhou

Le panorama de l’île de l’Orange

 

Bien qu’habitant en France quasiment depuis sept mois, je viens de la province de Hunan qui se situe au centre de la Chine. Dans cette région, ce qui m’attire le plus, c’est l’île de l’Orange.

L’île de l’Orange se trouve à l’est de la ville de Changsha (c’est la capitale de Hunan) et fait également face à la montagne Yuelu (c’est une montagne connue de Hunan). Selon des documents historiques, c’est un banc de sable formé depuis la dynastie Jin (environ en 305 après J.C.) dans le cours inférieur de la rivière Xiangjiang ( c’est une rivière importante de Hunan). Elle couvre une superficie totale de 70m² et est entourée d’eau de tous côtés et s’étend  sur 16 kilomètres de long. Par ailleurs, si nous nous tenons dans la montagne Yuelu, l’île de l’Orange ressemble absolument à un vaisseau vert qui navigue au centre de Changsha et est prête à défendre cette ville.

L’île de l’Orange est réputée par sa profusion de plantes et d’animaux, en particulier la production d’oranges de haute qualité. Des milliers d’orangers sont plantés au milieu de l’île avec de riches récoltes en automne. En outre, il y a une plage plate d’un côté de l’île qui est un lieu de baignade naturel pour les visiteurs en été. À l’arrière de l’île Orange se trouve une piscine naturelle aux eaux claires et au sable blanc.

En réalité, il existe diverses légendes sur son origine. L’une des plus célèbres d’entre elles est liée aux pêcheurs. Cela raconte qu’auparavant, un groupe de pêcheurs vivaient au bord de la rivière Xiangjiang. Parmi les pêcheurs, il y avait un vieil homme surnommé “ La barbe” et il était très respecté. Pour montrer leur grand respect, les habitants ont demandé à sept filles de tisser une ceinture brodée avec l’image de l’île et le lui ont offert. “La barbe”  a accepté ce cadeau spécial et l’a toujours attaché aux reins.

Un jour, une tempête s’est déchaînée lorsque les locaux péchaient, le vent et les vagues étaient très forts. Mais pendant ce moment très dangereux, “La barbe” a senti qu’il y avait une énergie si forte à ses reins qu’il était profondément surpris, alors il a touché sa taille et a découvert que la ceinture lui donnait de la force. Ainsi, il a détaché sa ceinture et a tenté de la jeter aux autres pêcheurs qui luttaient difficilement contre la tempête… Merveilleusement, cette ceinture flottait dans la rivière, plus elle flottait longtemps, plus grande elle devenait, enfin, elle est devenue une île et tous les pêcheurs ont été sauvés. La forme de l’île a effectivement l’air d’une ceinture. Pour remercier, les pêcheurs ont décidé de s’installer et de cultiver là.

 

La sculpture artistique à l’effigie du premier président chinois Mao Zedong

 

Comme tous les Chinois savent que dans le manuel chinois de littérature du lycée, il existe un poème très connu écrit par le Président Mao: Changsha Sur l’air de Qin-yuan-chun (En chinois, c’est 沁园春-长沙). Il existe quelques belles phrases où il s’agit de l’île de l’Orange : “Seul, debout dans le froid d’automne, au cœur de la rivière Xiangjiang fuyant vers le Nord, à la pointe de l’île de l’Orange (la version originale : 独立寒秋,湘江北去,橘子洲头。).

Effectivement, le premier président chinois Mao Zedong suivait ses études universitaires à Changsha de 1913 à 1918. Pendant ce moment,  réfléchissant sur la sauvegarde du pays et des populations, il se rendait souvent sur l’île de l’Orange avec ses camarades pour y lancer diverses activités. De même, Mao Zedong passait beaucoup de temps à marcher sur la plage, à nager et à bronzer. Dans sa jeunesse, il se demandait toujours en utilisant son poème : “Je demande qui donc, sur ces vagues étendues, gouverne ce qui surgit, ce qui s’enfonce”. Cette phrase héroïque a également inspiré la jeune génération à faire des efforts.

En février 2007, pour représenter l’ambition de Mao Zedong, une sculpture artistique à son l’effigie de l’année 1925 a été construite  au bout de l’avenue principale dans l’île de l’Orange. Cette sculpture mesure 32 mètres de haut, 83 mètres de long et 41 mètres de large.

Personnellement, cette île est spéciale. En 2014, après avoir terminé mes études de lycée, j’ai voyagé avec mes meilleurs camarades dans l’île de l’Orange. Cet endroit nous a donné l’occasion d’améliorer notre relation. Ces dernières années, vu que nous étudions dans les villes différentes, nous n’avions pas de possibilité de réunion. Par conséquent, même s’il existe plusieurs sites touristiques dans cette ville, la visite de l’île de l’Orange m’a impressionné le plus, c’est la raison pour laquelle je partage avec vous ce sujet.

 

Sources:

  1. https://baike.baidu.com/item/%E6%A9%98%E5%AD%90%E6%B4%B2%E5%A4%B4#1_1
  2. https://baijiahao.baidu.com/s?id=1591649037976391806&wfr=spider&for=pc
Le Système d’irrigation de Dujiangyan

Le Système d’irrigation de Dujiangyan

par Wang Ziyu

Le Système d’irrigation de Dujiangyan

Ayant une histoire de 5000 ans, la Chine est un des pays les plus culturels. Nous pouvons traverser le pays en admirant les paysages magnifiques et les sites culturels. Aujourd’hui,  je voudrais vous présenter un système d’irrigation de la province de Sichuan, ma province de naissance, le système d’irrigation de Dujiangyan. Quand j’étais au lycée, j’ai visité le système d’irrigation de Dujiangyan avec mes amis. Nous avons voyagé avec un guide qui a magnifiquement expliqué l’histoire et la fonction du Dujiangyan. J’étais vraiment surpris par la créativité habile et l’intelligence des anciens et c’est pourquoi je voudrais vous présenter ce système.  

Le Dujiangyan, qui s’appelle 都江堰 en chinois est un système d’irrigation ancien. Situé au nord-ouest de la province de Sichuan, le système a été construit en 256 av J.C. par Li Bing et son fils. C’est le système d’irrigation le plus ancien au monde qui a préservé  la plaine de Chengdu de l’inondation depuis sa création. En l’année 2000, Dujiangyan a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec la montagne Qingcheng, une montagne très proche de Dujiangyan. Aujourd’hui, ce système fonctionne encore très bien. Plus de six cents milles hectares de terres agricoles sont irriguées. Alors les terres sont bien protégées contre l’inondation. La plaine de Chengdu est dénommée “ la terre de Tianfu ”, qui veut dire “la terre de l’abondance” grâce au système d’irrigation de Dujiangyan.

la digue “ Fish mouth ”

Avant la création du Dujiangyan, les peuples de la plaine de Chengdu souffraient beaucoup de l’inondation de la rivière Minjiang, un bras du Yangtsé. Le gouvernement local envoya Li Bing, une hydrologue chinois, et son fils pour régler les problèmes de l’inondation. Après la recherche de la rivière Minjiang, Li Bing a découvert que la cause de l’inondation était les montagnes à l’amont de la rivière Minjiang. Au printemps, le dégel de la glace provenant des montagnes faisait éclater les rives. La solution de Li Bing était de construire une digue qui s’appelle la digue “ Fish mouth ”. Elle ressemble à “une gueule de poisson” d’où son nom . Cette digue divise la rivière Minjiang en deux parties pour déplacer une partie de l’eau vers une autre zone. Ensuite, Li Bing fit un canal dans le montagne Yulei pour envoyer l’excès d’eau à la plaine de Chengdu. Enfin, le barrage Feisha a été construit.

Comme j’ai déjà présenté, le système d’irrigation de Dujiangyan consiste en trois parties essentielles: la digue “ Fish mouth ”, la bouche “ Baoping ” et le barrage “ Feisha ”. La digue “ Fish mouth ” divise la  rivière en deux parties: la branche gauche et la branche droite. La branche gauche déplace une partie d’eau vers une autre zone pour éviter l’inondation, et la branche droite transporte l’eau vers la plaine de Chengdu pour irriguer des terres.

La bouche “ Baoping ”

Durant les saisons normales ,60% de l’eau entre dans la branche droite, et en revanche, pendant les saisons d’inondation, 60% de l’eau entre dans la branche gauche donc la plaine de Chengdu ne souffre pas d’inondation. C’est vraiment fabuleux ! La bouche “ Baoping ” est la bouche d’un canal dans le montagne Yulei. Avec une entrée très étroite qui mesure seulement 20 mètres, cette bouche ressemble à une bouche d’une bouteille d’où son nom. Grâce à cette petite bouche, l’inondation ne peut pas entrer  dans la plaine. Finalement, le barrage “ Feisha ”, est un barrage bas entre les deux branches. L’inondation qui ne peut pas entrer dans la bouche “ Baoping ” va détruire le barrage “ Feisha ” pour revenir vers la branche gauche et l’inondation est déplacée vers un autre région.

Le système d’irrigation de Dujiangyan a une histoire très longue, et bien sûr  nous devons faire régulièrement des réparations. Chaque hiver, les gens construisent un barrage dans la branche droite pour déplacer l’eau à la branche gauche. Ils renforcent les barrages et nettoient le lit du fleuve. En chaque avril , le barrage de la branche droite est ouvert pour déplacer l’eau à la plaine de Chengdu. Les gens vont beaucoup célébrer pour l’ ouverture en priant pour le bonheur et un bon résultat de leur récolte, dans leur travail de l’année. C’est une fête spéciale de cette région qui s’appelle la fête de “ Fangshui ”.

De mon point de vue, ce que j’admire, c’est la façon harmonieuse dont le système gère l’eau. Le système d’irrigation de Dujiangyan utilise une méthode simple et naturelle, mais il a réalisé une grande victoire contre l’inondation. Nous devons apprendre cette façon harmonieuse de mieux s’adapter à la nature.

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27irrigation_de_Dujiangyan

http://www.atoutibet.com/lieux-a-visiter/Chine/Sichuan/Systeme-d-irrigation-de-Dujiangyan

http://www.chineescapade.com/guide-touristique/Chengdu/systeme-irrigation-Dujiangyan.html

https://www.bilibili.com/video/av10656440/?spm_id_from=333.788.videocard.2

https://www.google.com/search?q=dujiangyan&rlz=1C1GCEU_frFR842FR844&tbm=isch&source=lnt&tbs=sur:fmc&sa=X&ved=0ahUKEwj_u4ya3cXhAhULxYUKHZ7wC8kQpwUIIA&biw=1920&bih=937&dpr=1

La cuisine japonaise du nouvel an “ OSÉCHI “

La cuisine japonaise du nouvel an “ OSÉCHI “

Par Yui . T

Parmi les cultures traditionnelles japonaises, je trouve que celle du nouvel an est la plus intéressante car on peut connaître l’esprit des Japonais anciens.  

Oséchi

Au Japon, il y a un menu particulier du nouvel an qui s’appelle “ Oséchi Lyoli”. “Oséchi” signifie une saison et “ Lyoli “ signifie un repas. Il a son origine dans la culture ancienne de la Chine mais maintenant, c’est une partie de la culture japonaise. Le préparer est un assez grand événement du nouvel an parce qu’il  a besoin de nombreuses préparations compliquées. Ce menu était originairement préparé pour éviter de cuisiner pendant les trois premiers jours du nouvel an. Dans ce cas-là, chaque petit plat nécessite beaucoup d’ingéniosité comme cuisiner avec du vinaigre, bien faire cuire et sécher pour se conserver longtemps. On peut avancer  deux théories sur les raisons pour lesquelles mes ancêtres japonais l’ont fait. Premièrement, les divinités de l’année arrivent au nouvel an japonais selon le shintoïsme. Quand elles viennent, il vaut mieux ne pas utiliser le feu excepté pour cuisiner pour les divinités. Deuxièmement, c’était pour donner du repos aux femmes.

Ce que l’on prépare est un peu différent selon les régions , mais normalement, il y a trois parties. En plus, on les met dans une boîte spéciale qui a plusieurs étages. La première s’appelle “ Iwai-zakana“ qui est l’étage le plus haut, la deuxième s’appelle “Yakimono” qui est le deuxième étage et la dernière qui s’appelle “ Nishimé ” est le troisième étage. Dans chaque partie, il y a quelques plats et tous les plats expriment un souhait. Par exemple, dans la première partie, il y a au moins trois plats.

Le premier qui s’appelle “ Tazukuli” est  constitué de sardines cuites séchées assaisonnées à la sauce soja. Ce plat symbolise une récolte abondante.

Tazukuli

Le deuxième plat nommé “Kazunoko” est fait d’œufs de hareng. Il exprime le désir d’avoir de nombreux enfants.

Kazunoko

Le dernier appelé  » Kulomamé » consiste en des sojas noirs. Il signifie le souhait de bonne santé et de longue vie.

Parmi les plats populaires d’Oséchi, il y a une omelette qui s’appelle  » Datémaki « Elle est sucrée et mélangée avec de la pâte de poisson. C’est un symbole du souhait de se cultiver car sa forme ressemble à un rouleau, le livre du Japon d’autrefois.

Datémaki

Il y a aussi beaucoup d’amateurs de « Kulikïnton ». Cela s’apparente à une purée sucrée de marrons et de patates douces. Sa couleur est jaune clair, on fait donc un souhait pour la richesse.

Kulikïnton

Dans la deuxième partie, on met des fruits de mer comme de la sériole cuite qui signifie la réussite sociale, des crevettes cuites qui expriment la longue vie et de la daurade cuite qui représente un festin.

Dans la troisième partie, il y a plutôt des produits de montagne pour souhaiter l’intimité familiale. Par exemple, on met des rhizomes de lotus cuits assaisonnés à la sauce soja pour souhaiter des perspectives d’avenir et des bardanes cuites qui symbolisent de nombreux enfants car elles s’enracinent fortement. Il y a encore beaucoup de plats que je n’ai pas expliqués ou dont je n’ai pas connaissance. Cette boîte a traditionnellement cinq étages. Cependant, on utilise celle qui n’en a que quatre, trois ou deux à l’heure actuelle pour simplifier.

On les prépare le dernier jour de l’année en une journée. Au Japon, on passe le nouvel an avec toute la famille. C’est une grande occasion de se rassembler, on partage donc le repas avec un grand nombre de personnes. Pour cela, il s’agit de préparer une grande quantité de nourriture. Cela présentant une certaine difficulté, de nombreuses familles actuellement l’achètent plutôt que de le faire à la maison. Néanmoins, le préparer ensemble est aussi un mode de communication familiale et est un élément à part entière de la fête du nouvel an. Garder la culture traditionnelle est souvent difficile mais cela vaut toujours la peine de faire l’effort de la maintenir, en continuant de préparer le repas de nouvel an à la maison.

 

Photo référence : https://www.photo-ac.com/

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

par TBCN

Le Vietnam – un pays de culture dont la diversité porte la couleur particulière des moeurs de chaque région. Comme le proverbe que j’entends souvent, dit : “L’habitude vient en mangeant”. En effet, la façon la plus simple pour connaître facilement la générale culture générale  d’une région est le repas. C’est la raison pour laquelle, j’utilise les images du repas comme le symbole de la culture de mon pays. On va ensemble découvrir le goût et sentir les odeurs via chaque plat.

Tout d’abord, pour saisir facilement la gastronomie de mon pays, je voudrais vous présenter un peu d’histoire et de  géographie. Puisque le Vietnam a déjà passé cent ans sous la domination des envahisseurs étrangers et mille cent ans  sous  celle des Chinois, notre gastronomie est influencée par la culture orientale et occidentale. Malgré cela, on a pu garder la caractéristique des ingrédients des plats traditionnels. En outre, comme les autres pays du monde, le Vietnam a deux très grandes régions avec leur propre température. Au Nord, il y a quatre saisons plus distinctes : printemps, été, automne, et hiver tandis qu’au sud, il y a deux saisons principales : celle de la pluie et celle de la sécheresse. Pour cette raison, la différence de la gastronomie change du nord au sud.

Le raffinement de la gastronomie du Nord.

Le nord était le lieu où les ancêtres se sont installés depuis plus longtemps dont la nourriture et les vêtements choisis soigneusement, sont devenus standards et irremplaçables. Les Nordistes préfèrent des mets frugaux, légers et moins acides. Les plats caractéristiques du nord comprennent le Bun Cha de Hanoi, le Pho, le vermicelle du riz au bouillon de poulet, le gâteau frit garni de crevettes de Ho Tay, le vermicelle du riz aux ampullaires ( types d’escargots) , la viande congelée, le vermicelle sauté aux crabes, et le riz gluant jeune en granules aplaties,etc.

Un plat nordiste complet
le riz gluant dans un bambou grillé

Les habitants au nord distinguent beaucoup de mets de fêtes comme le Réveillon, le Nouvel An,etc. Mais en réalité, pour les jours de repos, ce ne sont pas que des plats qui dominent les repas car la vraie particularité nordique est les gâteaux au riz, les confitures : la confiture de  pancovier, le flan de riz lardé, le gâteau de riz vert. Ces sucreries ne nous écoeurent pas bien au contraire, elles nous apportent beaucoup d’enthousiasme, plus particulièrement, elles constituent les beaux souvenirs de l’enfance de chaque Nordiste.

les pancoviers
le riz gluant jeune en granules aplaties

 

 

 

 

 

 

 

 

La diversité de la gastronomie du Sud.

 

La soupe de Nam Vang

La nourriture au Sud est plus simple, pas apprêtée, comme les gens ici qui sont honnêtes et modestes. La diversité des mets sudistes se transforme étonnamment  en goût sucré, épicé ou gras  avec l’eau de coco. Les plats typiques utilisent beaucoup de douceur : le gâteau de riz ( gâteau à pâte levée, banh in, banh it,…), la compote liquide ( compote de riz gluant, compote de banane,…),le riz gluant ( riz gluant du poulet), la brochette au boeuf, la soupe, qui ont tous de l’eau de coco ou du granulé dans la recette pour augmenter le goût sucré et gras. En outre, il y a aussi des mets particuliers comme l’ophiocéphale maculé ( sorte de poisson) grillé cachée sous des pailles, les nems, les rouleaux au printemps, les nouilles sautées, la soupe de Nam Vang,etc.

les nems
Les nouilles sautées aux légumes du viande

 

 

 

la fondue sudiste complète
Nouilles sautées aux crevettes
Riz avec viande grillée et Nuoc Mam

 

 

 

 

 

 

 

 

Bun Bo Hue

Bien que la caractéristique des mets de chaque région soit différente, il existe toujours une similarité dans chaque ingrédient, dans les principes de fabrication: le nuoc mam (la sauce de poisson), les légumes riches, les assaisonnements variés pour convenir au goût du plat.

En une phrase, une fois que l’on savoure un plat vietnamien, on aura beaucoup d’émotions différentes pour chaque gorgée : la nostalgie, l’enchantement, la curiosité,…  

 

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

par Nguyen Bao Linh

Le printemps arrive…Le nouvel an lunaire commence et c’est le moment où les membres de la famille de se réunir et  qui me manque beaucoup depuis je suis partie en France. J’ai vécu la fête du Têt dans mon pays dont je n’oublie jamais les moments Là, j’ai trouvé des feux d’artifice, l’odeur du “Banh Chung” répandue dans toute la petite ruelle, voir le marché des fleurs… Donc, que ce soit 10, 20 ou 30 ans, peu importe où dans le monde, je me souviens toujours le fête du nouvel an chez moi. Si vous vous intéressez à ce fête, je suis prête à vous présenter le Nouvel an vietnamien dont vous pouvez profiter une fois d’arrivée au Vietnam.

Comme les pays en Europe ou dans le monde, au Vietnam nous célébrerons le Têt- nouvel an lunaire. Il marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année et également l’arrivée du Printemps selon le calendrier lunaire. Le Nouvel an lunaire au Vietnam est la fête d’autant plus importante et attendue de l’année pour chacun qu’il s’agit de “la” réunion familiale au Vietnam. C’est aussi un moment précieux pour témoigner la gratitude envers notre ascendance et   nos ancêtres.

Malgré de fortes influences culturelles de la Chine à travers dix siècles sous sa  domination, les coutumes traditionnelles des Vietnamiens conservent encore  leur caractère national.

Le Têt tombe normalement entre mi-Janvier et mi- Février, durant une semaine avant et après le premier jour du nouvel an.

Le marché des fleurs :

Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs. Le marché est toujours plein de monde, plus grand, plus amusant. Les gens vont au marché non seulement pour faire du shopping, mais aussi pour se rencontrer, pour profiter de la bonne ambiance. Nous croyons que les fleurs colorées portent bonheur et succès pour le nouvel an. La fleur de pêcher et le kumquat sont généralement deux types de fleurs typiques du Têt.

Accompagner le départ du Dieu de la cuisine vers le ciel:

Le 23ème jour du dernier mois de l’année, c’est le jour où le génie de la Cuisine retourne au ciel pour faire son rapport à Dieu. Selon la légende, ce génie s’occupe de tous les travaux de la famille dans l’année, il s’envole au ciel sur le dos d’un poisson rouge. C’est pourquoi ce jour-là,  les Vietnamien commencent à nettoyer leur cuisine et achètent des poissons rouges.

Nettoyer et décorer la maison:

Avant la fête, on pense toujours à nettoyer la maison. Comme pour un grand nettoyage de printemps pour accueillir le nouvel an. Cela permet de se débarrasser des mauvaises choses et des malchances de l’année qui se termine. Pour nous, dans les 3 premiers jours du  nouvel an, toutes actions de nettoyage sont relativement interdites parce qu’elles pourraient apporter la pauvreté et le malheur à la famille. Les Vietnamiens aiment décorer leur maison avec deux couleurs : rouge (symbole  de bonheur, de chance et de prospérité) et jaune (symbole de l’argent )

 

Préparer le gâteau de riz traditionnel “Banh Chung”:

Le “Banh Chung” est le plat le plus populaire pour le Têt, il est servi à manger et à présenter comme offrandes aux ancêtres pendant cette période spéciale de l’année.

Ce gâteau est composé des ingrédients simples fabriqués à  partir de riz gluant, de pois vert et de porc. Il faut du temps pour emballer et faire cuire le Banh Chung. Sa cuisson prend ensuite toute une nuit, pendant laquelle les membres de la famille restent ensemble à discuter autour du feu.

Dernier jour de l’année et réveillon:

“Tat nien” où le dernier jour de l’année qui pourra être le 30/12 lunaire ( pour année complète)  ou le 29 décembre lunaire. On le considère comme un moment miraculeux  et important de l’année pour la famille. Toute la famille se réunit et prend un repas ensemble, soit le déjeuner, soit le dîner. On l’appelle “bữa cơm tất niên” (repas du dernier jour de l’année).

 

Lors du réveillon, la famille prépare deux plateaux de culte: l’un sur l’autel des ancêtres dans la maison et l’autre dans la cour de la maison dédiée au Ciel et à la Terre. On nettoie l’autel et y dispose des offrandes, des plats traditionnels et un plateau de cinq fruits différents ( Ngu qua) en brûlant des encens.

Les Vietnamiens se rendent également dans les pagodes pour rendre hommage aux ancêtres.

Ce culte du Réveillon est dans le but de débarrasser toute anxiété et de prier pour une année de paix et remplie de chance et de prospérité

Rendre visite aux proches:

Plus souvent ensemble, les membres de la famille se rendent d’abord chez parents et puis les proches pour présenter les vœux ainsi que partager les moments agréables autour du thé ou d’un repas chaleureux. Les Vietnamiens se souhaitent également “chúc mừng năm mới” ce qu’on traduit par « bonne année ».

C’est l’occasion pour les aînés donnent des « Li xi » aux enfants et aux personnes âgées est une autre pratique traditionnelle en leur souhaitant de bonnes choses.  Ce sont des étrennes glissées dans de petites enveloppes de couleur rouge incarnant la chance.


Voilà, c’est ça le Tet! J’espère que je vous ai un peu plus éclairés sur les traditions du Têt au Vietnam !

Pour finir, voici comment on souhaite la nouvelle année en vietnamien : Chúc Mừng Năm Mới !

http://truyenhinhnghean.vn/van-hoa-nghe-thuat/201602/quan-niem-ve-nhung-diem-lanh-va-dieu-kieng-ky-trong-ngay-tet-nguyen-dan-659631/
https://thanhnien.vn/doi-song/mam-cung-tat-nien-ngay-giao-thua-cua-nguoi-viet-lam-sao-dung-va-day-du-933782.html
http://anninhthudo.vn/giai-tri/goi-banh-chung-xanh-cung-nguoi-ngheo-an-tet/756871.antd
https://vov.vn/doi-song/cung-ong-cong-ong-tao-tha-ca-chep-the-nao-moi-dung-727724.vov

Les Sakuras et les Japonais

Par Hatoko Hojo

 

Les gens qui s’intéressent au Japon me demandent souvent « Quelle est la meilleure saison pour partir au Japon? » Voici ma réponse : chaque saison a ses charmes, certes, mais si vous venez au Japon seulement une fois dans votre vie, je vous conseillerais de choisir la saison des sakuras (les fleurs de cerisier). En effet, le sakura est une fleur spéciale pour les Japonais, et il imprègne profondément la culture, la philosophie et l’esprit japonais.

Le hanami, la fête la plus populaire du printemps

Le hanami  (hana signifie «fleur» et mi signifie «regarder») est la coutume traditionnelle japonaise qui est très populaire au Japon. C’est un pique-nique sous les cerisiers en fleur ; on se ressemble en famille, avec des amis ou des collègues pour apprécier des sakuras en buvant et en mangeant des bento (le panier-repas). Le hanami-dango est une pâtisserie typique pour le hanami. Un proverbe «Hana yori dango» (littéralement, « le dango plutôt que les fleurs») décrit une personne qui mange goulûment sans prêter aucune attention aux sakuras ; cela signifie l’attitude d’une personne qui préfère l’utilité matérielle à la satisfaction immatérielle ou spirituelle. Notez bien que cela a souvent une nuance péjorative. On apprécie les sakuras non seulement sous le soleil, mais aussi pendant la nuit. Le sakura nocturne s’appelle yozakura (yo signifie «la nuit»). Avec les éclairages qui illuminent les fleurs, les yozakura ont une beauté exceptionnellement mystique. Personnellement, je préfère le yozakura, surtout quand il y a peu de gens ; cela vous donnerait l’impression d’être  égaré dans un autre monde

L’histoire de hanami

Le hanami a une longue histoire ;  on dit que l’origine du hanami était la coutume d’apprécier les ume (les fleurs de prunier) parmi la noblesse pendant l’époque de Nara (710-794). Durant l’époque de Heian (794-1185), le sakura est devenu le nouvel objet d’admiration à la place du ume. Depuis cette époque, le mot «hana» signifie souvent les fleurs de cerisier comme dans le mot «hanami». A partir de l’époque d’Edo (1603-1868), le hanami s’est répandu parmi le peuple et jusqu’à aujourd’hui, le hanami est l’une des fêtes préférées des Japonais.

Sakura-zensen

Chaque année, à partir du début mars, les médias commencent à communiquer sur le sakura-zensen (littéralement, « le front des sakuras »). Le sakura-zensen montre une prévision des dates des premières fleurs et des pics de floraisons sur les diverses régions du Japon. Comme le sakura n’est pas épanoui pendant longtemps, on fait très  attention au sakura-zensen pour ne pas rater les meilleurs jours, pour les apprécier et pour bien organiser des hanami. Le front avance du sud au nord, donc si vous traversez l’archipel longitudinalement en suivant le front, vous pourrez profiter des sakuras à peu près deux mois.

Le sakura et les Japonais

Pourquoi les Japonais adorent autant le sakura ? La raison n’est pas seulement sa beauté. En effet, les Japonais sont attirés par la vanité et la fugacité du sakura. Les sakuras sont en fleurs seulement quelques jours et après, ils volent dans le vent en un instant. On appelle le tourbillon des pétales de sakura «sakura-fubuki» (littéralement, «la tempête de sakura»), et on l’admire autant que les sakuras en pleine floraison. Le sakura finit sa vie avec grâce comme s’il n’avait aucun attachement à ce monde, ce que les Japonais considèrent comme idéal pour les hommes.

Le sakura dans les assiettes

Le sakura est un régal non seulement pour les yeux mais aussi pour la bouche. Du chocolat, de la glace, du gâteau, du «frappuccino», du biscuit, le doughnut, des yaourts…Au printemps, vous trouverez beaucoup de nourritures et boissons qui ont un goût de sakura. Mon préféré est le sakura-mochi, une pâtisserie traditionnelle et typique de cette saison. La pâte de haricot rouge est enrobée par la pâte rosée, qui est couverte par une feuille de sakura salée. En fait, il y a deux sortes de sakura-mochi selon le type de pâte rosée: l’une est faite de farine fine de riz gluant, dont la forme est similaire à la crêpe («chomyo-ji»). L’autre est faite de grosse farine de riz gluant et on voit et sent dans la bouche les grains de riz («domyo-ji»). La plupart des gens ont une préférence bien marquée et on appelle ceux qui préfèrent chomyo-ji «cho-myoji-ha» («des partisans du chomyo-ji») et ceux qui préfèrent domyo-ji «domyo-ji-ha» («des partisans du domyo-ji»). Moi, je suis tout à fait domyo-ji-ha, et je me rappelle combien j’étais déçue quand mon père nous a acheté des chomyo-ji (il est chomyo-ji-ha).

Maintenant que le printemps est arrivé, le sakura-mochi (ou domyo-ji, pour être précise) me manque beaucoup, plutôt que le sakura. Et oui, j’avoue que je suis quelqu’une de «hana yori dango».

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanami

Photos:

https://www.flickr.com/photos/31029865@N06/16153169143

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hanami_Dango.jpg

http://photozou.jp/photo/photo_only/565915/134424418?size=1024#content

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sakura_Zensen.jpg

https://www.flickr.com/photos/picsoflife/8579855336

http://photozou.jp/photo/photo_only/504657/169947285?size=1024#content

La fête des bateaux-dragons

Par Wei

Je vous présente une fête traditionnelle à Taïwan – la fête des bateaux-dragons. La fête des bateaux-dragons est une fête importante pour les Taïwanais. Dans les familles, elle est un jour de réunion familiale.      

La fête des bateaux-dragons a lieu le cinquième jour du cinquième mois lunaire, parfois fin          mai ou début juin dans le calendrier lunaire. L’origine de cette fête est que les Anciens pensaient que le cinquième jour du cinquième mois était un jour funeste. Car en été, il y avait plein de maladies, surtout la peste. Donc les Anciens offraient des sacrifices aux dieux et priaient pour éviter les maléfices.

Puis, d’après la légende, cette fête est aussi pour commémorer la mémoire de Qu Yuan, qui était ministre sous le règne de Chu. Qu Yuan est l’un des plus célèbres poètes dans l’histoire de Chine. Malheureusement, il était accusé faussement par les autres ministres. Faute de confiance du roi, il s’est éloigné du palais royal. Après quelques années, quand Qu Yuan  a appris que le règne de Chu avait péri, il s’est reproché de ne pas avoir pu aider son règne. Donc il est allé se noyer dans le fleuve Miluo.

 

Les habitants de Chu sont rentrés au bord de l’eau pour chercher son corps. De peur que des poissons dévorent le corps de Qu Yuan, ils ont fait des boulettes de riz gluant et les  ont jetés dans le fleuve Miluo. Désormais, ce jour-là, les gens font et mangent des boulettes de riz gluant et organisent des concours de canotage en commémorant la mémoire de Qu Yuan.

 

Pendant le jour de la fête des bateaux-dragons, nous faisons plusieurs choses avec notre famille.

D’abord, nous décorons la porte d’entrée avec un bouquet d’ armoises qui représente des herbes protectrices pour pousser les démons et les maladies. Les parents ou les grands-parents offrent aux enfants un petit sachet de tissu rempli  d’une poudre d’herbes et la porte au cou pour protéger les enfants contre les maladies.

Nous faisons aussi une réunion familiale depuis le matin. Certains familles procèdent au culte des ancêtres, en mettant sur l’autel des ancêtres des fruits, des viandes et du vin. Dans ma famille, c’est une activité très importante, elle représente de remercier aux ancêtres de nous protéger. Pour le déjeuner, nous faisons les plats par utiliser les aliments du sacrifice.

Ensuite, à midi, les enfants jouent à poser les oeufs par terre sur la terre. Nous mangeons des «Zongzis». Le zongzi est le riz gluant farci qui est enveloppé par les feuilles de bambou. Il met symbolique de cette fête. Plusieurs variétés de ces aliments sont disponibles, il y a du Zongzi salé rempli de morceaux du porc et un jaune d’oeuf et aussi du Zongzi sucré rempli de purée des haricots rouges.

Enfin, une course de bateaux-dragons est organisée ce jour-là. Les bateaux dragons ont une forme mince et longiligne. Leurs proues et leurs coques sont décorées et peintes de plusieurs couleurs de dragons.  Au signal du départ, des équipes de rameurs manœuvrent afin d’atteindre le plus rapidement possible l’arrivée. Des roulements de tambours accompagnent les concurrents durant toute l’épreuve.

 

A Taïwan, depuis l’indépendance du pays, le Dragon Boat Festival est toujours fêté. Au début, les Taïwanais ont continué la tradition de jeter des Zongzis dans l’eau. Même si cette coutume a disparu, le  Zongzi joue encore un grand rôle dans le festival. La principale course de bateaux-dragons est la Taipei International Dragon Boat Tournament où participent des équipages taïwanais et étrangers.

Pour conclure la fête des bateaux-dragons est fêtée au milieu de l’année, alors, c’est un jour important pour ma famille où nous pouvons nous rencontrer et passer toute la journée avec la famille.

 

sources:

https://chine.in/guide/fete-des-bateaux-dragons_505.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_bateaux-dragons

http://www.epochtimes.com.tw/n62476/%E5%B1%8F%E7%B8%A3%E6%9D%B1%E6%B8%AF%E9%BE%8D%E8%88%9F%E8%B3%BD%E7%99%BB%E5%A0%B4—37%E9%9A%8A%E4%BC%8D%E5%A5%AE%E5%8A%9B%E5%A5%AA%E6%A8%99.html