Le salon de thé du Sichuan

Le salon de thé du Sichuan

Par Yuye

Le Sichuan est une province du sud-ouest de la Chine. Il y a trois choses qui y sont les plus représentatives :  le panda, la fondue et le salon de thé. Les habitants du Sichuan savent comment bien profiter de la vie. Dans le salon, ils ne boivent pas seulement  du thé, mais aussi jouent au mah-jong, bavardent, regardent du théâtre, se font curer  les oreilles. Quand j’étais petite, mon grand-père m’emmenait souvent dans ce salon pour boire du thé et écouter diverses histoires. C’est un endroit plein de souvenirs. Et jusqu’à présent, j’aime beaucoup l’ambiance agréable et confortable du salon de thé.

Le salon de thé du SIchuan

Sichuan abonde en bambou donc les tables et les chaises du salon de thé sont en bambou. Ces chaises ont des accoudoirs et des dossiers, de sorte que les clients peuvent s’asseoir ou s’allonger dans de différentes positions confortables. Les gens du Sichuan boivent du thé avec un  ustensile  spécial qui s’appelle “Gai Wan”.  Cet objet se compose de trois parties : une sous-tasse ,  la tasse et le couvercle.Il existe depuis plus de 1200 ans. Lorsque nous buvons du thé, tout d’abord nous mettons 3 à 5 grammes dans la tasse. Après avoir ajouté  l’eau au bord de la GaiWan avec de l’eau bouillante et avoir attendu  5 minutes, nous devons soulever la sous-tasse, souffler le thé flottant avec notre bouche ou bloquer les feuilles de thé avec le bord du couvercle.

GAIWAN

Le thé est non seulement bon à boire, mais aussi bon à regarder. Pour servir le thé, une personne appelée Dr.Tea se présente avec une théière en cuivre au très long bec (plus d’un mètre), ensuite il/elle verse de l’eau dans  le GaiWan avec différentes postures. C’est une performance et une façon unique de faire du thé dans les salons de thé au Sichuan.

Dr.Tea

Comme il n’y pas beaucoup de jours ensoleillés au Sichuan, chaque fois qu’il fait beau, les gens aiment prendre le soleil en buvant du thé. Contrairement à l’atmosphère élégante du thé dans d’autres endroits, les salons de thé du Sichuan ne sont pas strictement formels. Avoir plein de plaisirs est la plus importante caractéristique ici.

Un service de nettoyage des oreilles est fourni dans les salons de thé. C’est comme une cérémonie compliquée, qui prend généralement 20-30 minutes et beaucoup d’outils professionnels sont utilisés. En gros, il y a trois étapes pour l’hygiène des oreilles. Tout d’abord, nettoyer la saleté de l’oreille. Puis frotter doucement le canal auditif avec un objet en forme de plume. Enfin, avec un  objet comme un diapason,  toucher  la plume avec son bout vibrant, cette《 plume》 se frotte dans l’oreille de manière vibrante. Pour les nettoyeurs d’oreille, avant de commencer, ils doivent passer par beaucoup  de pratiques pour améliorer leurs précisions. L’un des exercices consiste à retirer la mèche  de la bougie allumée à l’aide de pinces sans  éteindre la bougie.

Nettoyer des oreilles

En plus de fournir des divertissements, les salons de thé jouent également un rôle social. Par exemple, quand les visiteurs arrivent, si  l’hôte n’ a pas assez d’espace ou d’intimité pour parler dans la maison, ils vont tous au salon de thé pour prendre le thé et parler. De plus, beaucoup de différends entre voisins sont réglés ici aussi. Et de nos jours, les salons de thé offrent aux personnes âgées un vrai  lieu  de socialisation. Par rapport aux jeunes, ils ont encore de vieilles habitudes de vie, c’est pourquoi la plupart des clients des salons sont des personnes âgées. Ils peuvent trouver plus de personnes partageant leur mode de vie. Cela augmente leur sentiment d’identité et d’appartenance, sentiment nécessaire et important pour eux.

Au Sichuan, le thé et le salon de thé ont de longues histoires. Ce ne sont pas seulement les modes de vie des habitants du Sichuan, mais aussi les symboles culturels de cette région.

Sources :

https://images.app.goo.gl/YDACGfaWd7LAGnAbA

https://images.app.goo.gl/wFcES6sdHg6fTj7m7

https://images.app.goo.gl/DouZp9BwewftHRbs6

https://images.app.goo.gl/D2ujKjy2eZ6Y4hjv8

Invitation à l’esthétique du Mont Fuji

Invitation à l’esthétique du Mont Fuji

Par Junko Suzuki

Le mont Fuji nous attire toujours. De même que la montagne Sainte-Victoire est le symbole du pays d’AIX, il est digne du symbole du Japon. Sa silhouette est parfaite et symétrique, sa présence est céleste et majestueuse. Etant donné que je suis née à Shizuoka située au pied du mont Fuji, je me suis sentie très proche de cette montagne depuis toute petite. J’habitais à côté de Tokyo pour mes études et mon métier, mais après avoir quitté mon travail et être rentrée dans  ma chambre qui  avait  une fenêtre par laquelle nous pouvions voir le mont Fuji, j’étais fascinée de nouveau par cette beauté. Ainsi, j’ai commencé à prendre des photos du mont Fuji. 

Dans ce blog, je vous ferai découvrir son esthétique en montrant ses photos que j’ai prises. Ensuite, je présenterai un lien entre le mont Fuji et  la montagne Sainte-Victoire

Le mont Fuji est la plus grande montagne au Japon qui mesure 3776 mètres qui se trouve sur la côte sud de l’île de Honshu au sud-ouest de Tokyo. En 2013, le mont Fuji a été inscrit comme patrimoine cultuel sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO avec son nom: Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique. Cette montagne est un volcan actif si bien que historiquement, sa dernière éruption remonte à 1707. Cependant, cela nous a provoqué de la déférence pour cette montagne. En tant que site d’importance spirituelle, les Japonais croient que nous pourrons obtenir une bonne santé, le bonheur et une meilleure prospérité en y montant. Chaque année, plus de 230 mille personnes vont conquérir le sommet, et de plus en plus d’étrangers souhaitent y monter. 

En revanche, pour la plupart des locaux, nous avons plutôt du plaisir à regarder sa silhouette variée qu’à monter sur la montagne, car nous ne pouvons pas voir le mont Fuji si nous y montons! Son image change selon la saison, le temps, et l’heure. Je voudrais exprimer mon opinion personnelle pour que nous puissions apprécier sa beauté.

La saison : Au printemps

A partir de la fin du mois de mars jusqu’au mois d’avril, les fleurs de cerisier nous entourent au Japon. Nous pouvons voir le paysage du mont Fuji où il reste encore de la neige sur le sommet de la montagne avec ces fleurs roses. 

L’heure : Le couchant

Le ciel embrasé nous permet de voir un merveilleux contraste entre le mont Fuji et les couleurs diverses telles que rouge, rose, jaune, doré, et bleu. La gradation qui s’étend au ciel et la silhouette du mont Fuji est très jolie. Mais faites attention! La couleur change tout de suite, si vous prenez une photo, il faut que vous déclenchiez l’obturateur rapidement!

Le temps : Le temps nuageux

La combinaison du mont Fuji et du nuage lenticulaire relève sa beauté. J’ai pris ces deux photos au nouvel an chinois il y a quatre ans. La  forme du nuage était d’abord comme le phénix, et ensuite cela s’est transformé en  tortue. J’étais vraiment contente, car le phénix est le symbole de la bonne chance et la tortue est le symbole de la longue vie dans mon pays.

Par ailleurs, s’il y avait un nuage au sommet de la montagne, nous l’appelons “le nuage du parapluie 笠雲(かさぐも)” car après être apparu sur le sommet du mont Fuji, il pleut souvent. Nous pouvons expliquer ce phénomène scientifiquement aujourd’hui, cependant nos ancêtres le connaissaient par expérience. Je me souviens que ma grand-mère se dépêchait de rentrer le linge après avoir vu ce nuage. 

Ayant trouvé ses charmes particuliers de nombreux artistes ont réalisé leur œuvre sous l’inspiration du mont Fuji. Ce motif est souvent trouvé dans l’estampe japonaise ukiyoe 浮世絵 (うきよえ). Les Trente-six vues du mont Fuji sont une série d’ estampes réalisée par Katsushika Hokusai en 1834. Grâce au Japonisme, à la mode entre les années 1860 et 1890 en France, de nombreux peintres impressionnistes tels que Claude Monet, Van Gogh, et Paul Cézanne étaient influencés par l’ukiyoe.
Dans la série de tableaux de la montagne Sainte-Victoire par Cézanne, nous pouvons trouver un tableau qui a une composition très ressemblant à l’une des estampes de Hokusai.( https://intojapanwaraku.com/art/1553/) .Ce tableau est plein du  respect pour Hokusai et un attachement pour son pays natal. Bien qu’ils aient vécu dans un pays différent, ces deux peintres avaient un point commun :  ils étaient charmés passionnément par une montagne symbolique dans leur pays.  

Je suis l’une de ceux qui ont été attirés par le mont Fuji. Et maintenant, grâce à la montagne Sainte-Victoire,  je sens un rapport fort entre mon pays et ma seconde patrie.

le mont Fuji
La Sainte Victoire

Sources : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Fuji

https://fr.wikipedia.org/wiki/Japonisme

L’eau chaude – la magie chinoise

L’eau chaude – la magie chinoise

Par S. Fei

Pour tous les Chinois, boire de l’eau chaude fait partie de notre mémoire commune. Dans la vie quotidienne, les personnes âgées de la famille et les médecins de l’hôpital disait toujours qu’on boire beaucoup d’eau chaude lorsqu’on tombait malade. Qu’il s’agisse d’un rhume, de la fièvre, de la diarrhée ou de la dysménorrhée menstruelle chez la femme. Il faut qu’on boive de l’eau chaude quand on a soif, et qu’on en boive pour digérer un repas… il semble que «boire plus d’eau chaude» soit omnipotent. Il y a même un dicton parmi les Chinois que si on se réveille avec une tasse d’eau chaude le matin, on ne le regrettera jamais quand on sera vieux. Bref, peu importe pourquoi on se sent mal, la réponse est toujours « Boire de l’eau chaude ». L’eau chaude est devenue une panacée pour tous les jours et toutes les maladies. Alors pourquoi ce phénomène existe-t-il ? Est-ce une tradition culturelle ?

La culture néolithique Cishan et la poterie de sable « Yu », eau bouillie et nourriture(1)

En réalité, les Chinois ont pris l’habitude de boire de l’eau chaude depuis des milliers d’années. Après cela, les gens l’ont oublié pendant des années. Ils en reboivent depuis 1949. Au début de la fondation de République populaire de Chine, les conditions médicales du pays étaient très limitées. Le pays trouvait qu’il était important d’assainir l’eau, car les sources d’eau contaminées pouvaient provoquer des maladies infectieuses. Même si les gens savaient que l’eau de la rivière était insalubre, ils n’avaient pas le choix dans ces conditions difficiles. Comme l’eau bouillante était utilisée comme eau stérilisée à haute température. Le gouvernement trouvait que les conditions sanitaires pouvaient être grandement améliorées. Ceci est scientifiquement fondé, parce que la plupart des micro-organismes pathogènes peuvent produire des effets de stérilisation en moins d’une minute dans de l’eau à 60-70 ° C. C’est exactement la pasteurisation.(2) Par conséquent, à l’époque le gouvernement de Chine a encouragé les gens à boire de l’eau stérilisée.

En outre, la médecine chinoise recommande également fortement de boire de l’eau chaude, car ils pensent que boire de l’eau chaude présente de nombreux avantages.Cela peut favoriser la digestion et l’absorption du corps, la circulation sanguine, le métabolisme, etc. En général, la température du corps humain étant de 37,5 ~ 38 ° C, une eau de la température proche de celle du corps humain, rendra le transit  gastro-intestinal plus confortable. Les personnes qui ont peur du froid peuvent choisir de boire de l’eau avec un température plus élevée, mais il est préférable de ne pas dépasser 50 ° C.

Pour ces différentes raisons, les Chinois ont complètement intégré l’eau chaude dans leur vie. Elle est devenue une nécessité, et s’est fondue dans les coutumes locales. Je me rappelle toujours quand j’étais petite, ma grand-mère me donnait toujours de l’eau chaude notamment en hiver quand il faisait trop froid. Chaque nouvel an chinois, mes grands-parents préparaient toujours de l’eau chaude avec un morceau de sucre à tous les invités, ce qui représentait un accueil chaleureux. C’était une habitude annuelle. Je l’ai toujours pensé jusqu’à l’été de 2019. C’était la première fois que j’ai amené mon mari rendre visite à mes grands-parents. Il faisait extrêmement chaud, près de quarante degrés, ma grand-mère lui a donné une tasse d’eau sucrée chaude en proposant de la boire. . . Après, comme il avait du mal à comprendre, il m’a demandé pourquoi on avait l’habitude de mettre du sucre dans l’eau chaude.  Je ne connais toujours pas la réponse, mais quand je l’ai demandé à ma grand-mère, elle a seulement dit que c’était une coutume…

l’eau chaude avec un morceau de sucre

La consommation de l’eau chaude est devenue une habitude du peuple chinois.  En Chine, dans les lieux publics où l’eau est fournie, l’eau chaude est disponible partout. On la trouve dans tous les TGV. Supposons qu’un jour vous soyez invité dans une famille traditionnelle chinoise : ne soyez plus surpris s’ils vous donnent de l’eau chaude avec du sucre !

Sources :

1 : https://www.zhihu.com/question/28000218

2 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pasteurisation

3 : http://health.people.com.cn/n1/2018/0918/c14739-30300684.html

Festival de combat de buffles – un évènement unique

Par Minh Anh HOANG

Festival de combat de buffles

  Dans presque tous  pays occidentaux, tout le monde connaît le Vietnam à travers la culture culinaire. Avec des plats vietnamiens purs, imprégnés d’identité nationale. Des ingrédients populaires, faciles à trouver, au traitement méticuleux, en passant par un plat délicieux et délicieux, du goût à la couleur. Mais en plus de la culture culinaire, le Vietnam est aussi un pays avec une culture festivalière unique, intéressante et typique comme Le Festival de combat de Buffles.

Le festival de combat de buffle de Do Son est une coutume ancienne, depuis  longtemps, un festival traditionnel du peuple de milliers de pêcheurs dans la zone maritime de Do Son de la ville de Hai Phong (au Nord du Vietnam). Ce festival  a lieu le 9 août du calendrier lunaire de chaque année. Il est un patrimoine culturel immatériel national du Vietnam depuis 2013. Il s’agit d’une fête avec cérémonies solennelles, procession d’un palanquin avec un parasol.

L’Histoire du festival 

Selon la légende, le festival de combat de buffles à Do Son remonte au XVIIIème siècle. C’est un festival de prières pour la prospérité et le bonheur des populations locales. À travers les légendes et légendes de Do Son, les premiers ancêtres ont choisi la pêche. Au début de la lutte pour la survie, les gens se sont trouvés une autorité divine à vénérer . Les gens de Do Son transmettent toujours la légende du festival de combat de buffles: une nuit de pleine lune en août, les habitants de la zone côtière de Do Son ont vu une fée qui regardait passionnément deux buffles se battre sur des vagues d’argent.  Depuis lors, le Festival de combat de buffles est devenu l’un des évènements  le plus important et indispensable dans l’esprit des gens de Do Son.

Comment se déroule le festival ?

          Le Festival de combat de Buffles comprend 2 parties: la cérémonie et le festival.  La cérémonie avec des rituels solennels comprend: la cérémonie du génie Diem Tuoc. La cérémonie se limite au son du tambour avec le drapeau à cinq couleurs flottant. Le festival a lieu le jour principal du festival (9 août) avec de nombreuses activités attrayantes.  Le début est une danse du drapeau de 24 hommes forts et souples.  Après avoir dansé avec le drapeau, deux buffles sont conduits sur le terrain au son des tambours, des spectateurs et des drapeaux dansant des deux côtés. 

Lorsque les deux buffles sont distants de 20 mètres, l’assistance recule.  Deux buffles complètement libres, se précipitent et s’attaquent.  Le match de buffles est extrêmement passionnant, rendant le spectateur incapable de le quitter des  yeux.  C’est l’occasion pour le buffle de montrer ses compétences et son expérience. 

La bravoure et la ténacité du buffle sont un symbole du courage et de l’esprit fort du peuple Do Son.  De plus, la victoire du buffle apporte de nombreux honneurs au propriétaire du buffle.  À la fin du festival, que le buffle gagne ou perde, les buffles seront abattus pour faire des sacrifices pour souhaiter bonne chance et bonheur.

         En conclusion, le Festival de combat de buffles n’apporte pas seulement de la joie au spectateur, c’est aussi une coutume culturelle et historique. Le Festival de combat de buffles reconnu comme l’un des 15 festivals nationaux, est un évènement qui attire de nombreux touristes.

Sources:

Hải Phòng: Hội chọi trâu Đồ Sơn (cinet.vn)

Lịch sử và Ý nghĩa Lễ Hội CLễ hội Chọi trâu Đồ Sơn – Wikipedia tiếng Việt

họi Trâu Đồ Sơn mùng 9 / 8 Âm lịch – Cẩm Nang Cuộc Sống (google.com)

Les arbres de Judée dans le Bosphore d’Istanbul

Les arbres de Judée dans le Bosphore d’Istanbul

Par Emine TEKIN

Tu étais dans mes rêves la plupart du temps quand Istanbul était loin de moi. Pour moi, Istanbul n’est pas seulement une ville mais aussi une amie.

Istanbul est une ville de rêve pour de nombreuses personnes. Le Bosphore est le cœur de cette ville de rêve. Ce magnifique détroit, qui combine les continents asiatique et européen, est connu pour sa beauté naturelle.

 

La vue bleue et verte du Bosphore commence à devenir un peu plus rose avec l’arrivée du printemps. Les fleurs des arbres de Judée annoncent le printemps. Le nom botanique de  Judée est Cercis siliquastrum. La couleur de la fleur est d’abord blanche. Puis elle vire au rose. Cet arbre pousse principalement en Europe du Sud et en Asie occidentale. En Turquie, il pousse principalement dans les régions côtières. Il est surtout connu à Istanbul.  

La couleur de la fleur de l’ arbre de Judée est la couleur d’Istanbul. Connu parmi les gens, son nom est la beauté violette du Bosphore.  Ces fleurs sont dans des tons de rose, rouge et violet en avril et mai.  L’arbre rouge était un symbole de richesse à l’époque byzantine et de Constantinople parce que la couleur violette était  la couleur des vêtements portés par les rois byzantins. Comme cette couleur était très difficile à produire naturellement, c’était un signe de richesse et de puissance. Les arbres de Judée symbolisent également la fertilité. S’il y a beaucoup de fleurs cette année-là, cela signifie que toute l’année sera fertile. Par conséquent, la fleur de Judée est très importante pour les Istanbuliotes. Personne ne peut porter une pèlerine violette  sauf le roi. Il y a une légende racontée à propos de la fleur de Judée. Selon certaines croyances chrétiennes, Judas, son apôtre qui a trahi Jésus, s’est pendu à cet arbre. Selon cette légende, après ce suicide, les fleurs, qui étaient blanches auparavant, sont devenues rouges d’embarras.

L’arbre de Judée est très important pour le tourisme.Ses fleurs ornent les deux côtés du Bosphore en avril et mai. Pour les touristes venant à ce temps- là, des voyages en ferry sont organisés. Le décor est comme un festin visuel, en particulier pour ceux qui aiment les plantes. Des milliers de touristes viennent chaque année voir des arbres rouges, violets et roses parmi les arbres verts et le Bosphore bleu.

L’arbre de Judée avait également une place importante dans l’Empire ottoman. Au 15ème siècle, des festivals de fleurs de Judée ont eu lieu dans l’Empire ottoman. Ces fleurs avec de belles couleurs telles que le violet, le lilas et le rose étaient également utilisées dans les salades de la vieille cuisine d’Istanbul ainsi que comme médicament pour la guérison de certaines maladies.

De plus, une canne est faite de cet arbre, par conséquent, il représente le pouvoir. 

 J’ai rencontré ces arbres  dans mon enfance. Quand le printemps arrivait nous ne voulions  pas aller à l’école. Nous allions dans le détroit le week-end : l’odeur de la fleur de Judée est dans mes souvenirs d’enfance. J’ai appris le nom de cet arbre, Erguvan en turc, en grandissant. Le violet-rose est une belle couleur.

 Ces dernières années, l’amour des arbres de Judée s’est accru à Istanbul.  Une association appelée “Erguvan Dostları” a été créée et organise des événements comme le festival de l’arbre de judé. Chaque printemps, lorsque les bourgeons rouges fleurissent, des excursions en bateau sont organisées sur le Bosphore.

Quel est le véritable symbole d’Istanbul? Cela a été discuté à plusieurs reprises. Enfin, les écrits des écrivains et poètes turcs ont été pris en considération et c’est la fleur de Judée qui a été choisie .

Des poètes importants tels que Necip Fazıl, Ziya Osman Saba, Edip Cansever, Yahya Kemal Beyatlı et Ahmet Hamdi Tanpınar ont écrit sur l’importance de l’arbre de Judée pour Istanbul. Le poète Edip Cansever compare Istanbul à un puissant empire violet dans ses poèmes. Selon Orhan Veli, c’est un monde qui rend les gens fous. Selon Necip Fazıl, ce sont les vraies couleurs du pays. Ahmet Hamdi Tanpınar mentionne cet arbre délicat dans ses œuvres comme « la fleur de Judée, une fleur rare pour une fête en son nom ».

 L’arbre de Judée est toujours très important pour les poètes et les écrivains. J’espère qu’ Istanbul ne perdra jamais ces belles couleurs.

Sources :

https://www.google.fr/amp/s/listelist.com/erguvan-mevsimi/amp/

https://www.yedigun.com/erguvan-agaci

https://www.google.fr/amp/s/1001istanbul.com/simdi-istanbulda-erguvan-zamani/amp/

L’Opéra du Sichuan et le changement de masques (Bian Lian)

L’Opéra du Sichuan et le changement de masques (Bian Lian)

Par WANG Mian

Les jours où je pouvais regarder l’Opéra du Sichuan avec ma grand-mère me manquent beaucoup. Auparavant, ma grand-mère m’emmenait au théâtre pour regarder l’opéra du Sichuan chaque week-end et elle écoutait souvent les disques de l’opéra du Sichuan chez la maison, donc j’ai des sentiments profonds pour l’Opéra du Sichuan. En particulier, le changement de visage dans les opéras du Sichuan est mon programme préféré.

l’Opéra du Sichuan

L’opéra du Sichuan

Je voudrais tout d’abord vous parler de l’opéra du Sichuan. L’opéra du Sichuan est une spécialité majeure de la culture du Sichuan. En 2006, il a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en Chine. L’opéra du Sichuan consiste en cinq types d’opéras (Gao高, Hu胡, Kun昆, deng灯 et dan弹)qui viennent des autres provinces de Chine, la combinaison d’instrument de musique et des techniques comme «Le changement de masque» et «Le cracheur de feu» rend l’opéra du Sichuan plus unique et intéressant. En outre, la création du scénario de l’Opéra du Sichuan s’inspire de la vie réelle, c’est cela qui rend l’Opéra du Sichuan plus accessible au public. Le modèle de peinture faciale de l’opéra du Sichuan est une partie importante des arts de la scène de l’opéra du Sichuan et chaque modèle possède sa propre signification particulière pour mieux décrire le caractère d’un personnage. Il est principalement divisé en deux catégories: le Jing jue(净角) et le Chou jue(丑角) , le Jing jue comprend le visage de roi, le visage de moine, le visage de Guan Gong..et  le Chou jue comprend le visage rectangulaire, le visage de marionnette, le visage ovale… Le changement de masque (Bian lian) est la meilleure façon de montrer les modèles de peinture faciale.

Le cracheur de feu

Le changement de masques (Bian lian)

Le changement de masque (Bian lian) est une technique unique, il peut être divisé en trois formes, c’est – à – dire  «Mo Lian» , «Chui Lian» et  «Che Lian». De nos jours,  «Che Lian» est populaire sur la scène mondiale. Pendant le spectacle, les acteurs s’habillent de robes de dragon, portent des couronnes phénix et tiennent un éventail. Une fois qu’ils agitent l’éventail,le masque rouge se transforme en masque vert. Nous les voyons seulement se retourner rapidement, le masque vert se transforme en masque jaune. Ils changent beaucoup de masques par des méthodes ingénieuses en quelques secondes, nous n’avons même pas le temps de réagir, c’est incroyable! Bian lian se transmet seulement de génération en génération dans les familles d’artistes ce qui est plein de mystère, donc peu de personnes savent comment les artistes peuvent montrer plus d’une douzaine de masques différents en peu de temps, il est également devenu un secret national de second ordre.

Lian pu

 Les habitants du Sichuan adorent la fondue sichuanaise et il en existe presque partout dans le Sichuan. Afin de promouvoir l’art de l’opéra du Sichuan, de nombreux restaurants de fondue sichuanaise invitent activement les acteurs à représenter «Bian lian» dans leurs restaurants. Les clients peuvent assister à ce spectacle «Bian lian» en mangeant la fondue sichuanaise, cela est également devenu un caractère de la promotion de la culture du Sichuan. Sous la musique de fond passionnée, les plats gastronomiques et le merveilleux spectacle vous rendront particulièrement détendus. La magie de celui-ci est particulièrement intéressante.

Bian lian

Si vous venez au Sichuan, vous ne devrez pas manquer l’opéra du Sichuan et les restaurants de fondue sichuanaise avec le spectacle «Bian lian», parce que c’est cela qui vous permettra de ressentir plus profondément le charme du Sichuan.

Sources: https://zh.wikipedia.org/wiki/%E5%B7%9D%E5%89%A7

https://zh.wikipedia.org/wiki/%E5%8F%98%E8%84%B8

Une tradition toujours suivie : la tradition d’Aşure (Achouré)

par Miné

La journée traditionnelle de l’achouré est une journée célébrée dans les pays du Moyen-Orient et en Anatolie.

C’est une tradition que je suis, car j’aime avant tout préparer le dessert  achouré, un dessert  du même nom préparé durant cette journée. Ce dessert symbolise pour moi l’abondance et la fertilité. Je continue à le préparer en vivant en France et je le distribue, comme la tradition le demande à mes voisins.

Le nom d’achouré est dérivé du mot arabe « ashura » qui est aussi relié au mot hébreu « asor » qui signifie « dixième ».

Ce jour traditionnel, est célébré durant le dixième jour du mois de Muharram dans la foi islamique selon le calendrier Hijri. Un dessert appelé «Aşure» est cuisiné ce jour-là ou pendant le mois de Muharrem.

En Turquie, le mois de Muharram a les significations suivantes  basées sur des versions d’ évènements historiques dont  les plus courantes sont : la commémoration du débarquement du navire du prophète Noé, ou l’acceptation du repentir du prophète Adam après avoir été renvoyé du paradis. La troisième version est le souvenir du  jour où   le prophète Abraham s’est sauvé  du feu et finalement la quatrième est la commémoration du martyre du petit-fils du  prophète Mohammed, Hussein à Karbala.
La croyance adoptée dans la région où je vis et dans ma famille est celle du dixième jour du mois de Muharram, lorsque Noé a préparé ce dessert à bord de son navire avec les derniers ingrédients qu’il avait quand il a accosté près le déluge. Les pratiques autour de la cuisson et de la distribution de cette nourriture au mois de Muharrem selon le calendrier Hijri sont appelées la «tradition ashuré». Les croyants, durant ce jour ne sont pas obligés de préparer ce dessert et le distribuer, car à la  place ils  peuvent préfèrer observer un jour de jeûne.

COMMENT PRÉPARER L’ACHOURÉ ?

Il n’y a pas une recette spécifique de l’achouré. La recette diffère selon les régions. Généralement, il est préparé en faisant bouillir des ingrédients tels que du blé, des haricots blanc, des pois chiches, des abricots et des figues dans de l’eau sucrée. Le plat préparé est décoré avec des ingrédients tels que des noix, des pignons de pin, des amandes, des grenades, des graines de sésame et de la cannelle. On dit traditionnellement qu’il doit être préparé à partir d’au moins 7 ingrédients. Certains disent que cela devrait être fait avec 10 éléments en raison de la signification de son nom. Les Alevis, par contre, utilisent toujours 12 ingrédients pour préparer l’achuré. Il est végan car la recette ne contient aucun produit animal. 

En Turquie, des prières sont récitées lors de la cuisson de l’achouré. Comme nous croyons à son pouvoir de guérir des maladies, il est d’abord distribué aux patients et aux enfants, puis distribué à l’entourage proche et aux  voisins. Le bol d’achouré est rendu sans lavage. S’il en reste en plus, il est versé sous les arbres fruitiers et on pense que ces arbres donneront plus de fruits.

LES TRADITIONS D’ACHOURÉ HORS DE LA TURQUIE

L’achouré, dans de nombreux pays voisins de la Turquie, dans les communautés chrétienne et juive de la région, est préparé  sous des noms différents.

Le plat d’achouré est également présent dans la culture arménienne et grecque. Les Arméniens fabriquaient des « anush-abour » le 6 janvier; Les Grecs distribuent la « koliva », qu’ils préparent avec du blé, des raisins secs et du miel, à la porte de l’église et placent une bougie sur l’assiette d’achouré et la placent au dessus  des tombes.

Dans la culture alévie, un lien est établi entre la cuisson de l’achouré, le jour où Hussein a été tué pendant la bataille de Karbala et le fait que l’achouré ne contient aucun produit animal. Pour les Alevis le fait  de ne pas utiliser des ingrédients issus de produits d’animaux est une façon de montrer leur protestation contre la violence. Les Alévis cuisinent des achourés chaque année au mois de Muharrem pour marquer leur opposition contre la mise à mort et la violence (y compris celle envers les animaux abattus pour se nourrir) en jeûnant pendant 12 jours.

Sources : 

https://www.kulturportali.gov.tr/portal/asure

https://tr.wikipedia.org/wiki/A%C5%9Fure

https://www.haberler.com/asure-gununun-anlami-ve-onemi-en-guzel-asure-13521478-haberi/

Un Mariage Indien

Un Mariage Indien

par Shubhika Malu

                                           En Inde, les mariages ont lieu d’après les religions existantes, les castes, les régions. Les coutumes et les rites du mariage diffèrent du nord au sud, d’est en ouest, chaque État et chaque caste suit des rituels différents au cours des cérémonies.

                                          La noce indienne est plutôt une union entre deux familles, fréquemment de même classe sociale et de même religion, qu’une affaire de cœur entre deux individus amoureux. En effet, il y a plus de dix millions de mariages chaque année dont les trois quarts sont arrangés par l’entourage du couple ou dans l’Inde moderne, ils existent des agences matrimoniales qui s’occupent de trouver les jeunes filles parfaites pour les jeunes hommes de bonne famille et vice versa. Les familles des futurs époux leur permettent de se rencontrer et se choisir après un certain nombre de rendez-vous. La pratique du mariage arrangé semble encore loin d’être révolue, même dans les milieux les plus privilégiés. Donc, l’amour est peu souvent un critère.

                                           Les Hindous ont une croyance forte en astrologie, alors ils consultent des astrologues pour vérifier la compatibilité des futurs mariés avant de fixer la date du jour du mariage (à partir de la date, l’heure et le lieu de naissance du couple) et ils en consultent aussi pour inaugurer des rites de mariage sous de bons auspices.

                                             Je suis de la région du Rajasthan qui se trouve au nord-ouest de l’Inde et là, le mariage traditionnel dure entre trois jours et une semaine. Je me suis mariée en Novembre, 2017 à Jaipur et c’était un mariage arrangé par mes parents et les parents de mon conjoint. Je me propose de vous présenter les principaux rituels que nous avons suivis pendant les trois jours de la noce : 

• Mehndi – c’est-à-dire le henné en français, le jour précédent des noces, le couple et ses proches se font faire des dessins au henné sur les mains et les pieds. Aussi, parfois les initiales du nom du fiancé (fait au henné) sont cachées sur les mains de la fiancée. Selon le rituel mehndi, plus le henné est foncé, plus fort serait l’amour du mari pour sa femme. 

La fiancée

• Sangeet – le jour même, il y a une soirée ‘Sangeet’ qui signifie des chants et des danses, cette fête permet aux membres des deux familles de lier connaissance tout en s’amusant. Les mariés et ses proches préparent, à l’avance, des danses avec l’aide des danseurs professionnels pour bien se présenter devant les invités. Souvent, ça se transforme en  une compétition entre les deux côtés,celui du  fiancé et celui  de la fiancée.

Le couple de la soirée Sangeet

• Haldi – Le lendemain matin, l’autre rituel se déroule – haldi, qui veut dire le curcuma. Dans cette cérémonie, les mariés sont entourés par ses proches et ses amis qui les appliquent une pâte jaune (faite de curcuma, farine de pois chiche, d’eau de rose et de bois de santal) sur leurs visages, leurs mains, leurs cous et leurs pieds. Cette pâte jaune a des vertus purificatrices, antiseptiques, antioxydantes et cosmétiques.

Le rituel de Haldi

• Baraat – Le jour des noces, le marié se déplace en grande pompe, sur un cheval ou un éléphant ou dans une voiture de luxe et ses proches avancent en dansant autour de lui au son du tambour indien. Quand ils arrivent au lieu de mariage, la belle-famille les reçoit et leur offre un petit cadeau.   

• Saat Phere – Le rituel qui joue un rôle crucial dans le mariage, qui sanctifie l’union est celui du Saat phere. Il signifie “sept tours”, effectués par les deux époux, autour d’un feu sacré qui représente la présence divine du dieu du feu. Chaque tour représente un vœu que les mariés se font l’un à l’autre. 

Les mariés prennent sept tours autour d’un feu sacré

• Vidaai – ce rituel indique la fin de la cérémonie où les parents de la mariée lui souhaitent beaucoup de bonheurs pour le commencement d’une nouvelle vie en tant qu’épouse. Avant de partir avec son mari, elle lance trois poignées de riz et des pièces, ce faisant, elle souhaite que sa famille demeure prospère. Les pièces signifient la richesse, alors que le riz dénote la santé.  

Parmi toutes ces coutumes mentionnées ci-dessus, il existe plusieurs petits rituels qui ont des significations de grandes valeurs. 

J’aimerais vous inviter en Inde afin d’être témoin d’un vrai mariage Indien.    

Sources : https://www.voyage.fr/en-immersion/la-tradition-du-mariage-en-inde

https://www.mariages.net/articles/les-traditions-du-mariage-en-inde–c6110

https://www.brides.com/hindu-wedding-ceremony-rituals-traditions-4795869

Un petit clip du mariage.
Une tradition en voie de disparition en Turquie

Une tradition en voie de disparition en Turquie

Par Busra Karaman

   Le tatouage est le nom générique des signes et des motifs réalisés sur la peau humaine. En d’autres termes, c’est une forme d’art dont les origines sont cachées dans les profondeurs de l’histoire et qui est fondée sur la croyance. Depuis l’Antiquité, les gens considèrent les tatouages comme un moyen de s’exprimer. La plupart du temps, ils apparaissent sous la forme d’une lettre, d’un symbole ou d’un nom.

           La tradition du tatouage est très ancienne. L’histoire des tatouages remonte à l’âge néolithique, certaines personnes étaient passionnées et d’autres n’y voyaient qu’un petit accessoire. Par ailleurs, des tribus considéraient les tatouages comme un signe de noblesse, d’autres comme immoraux.

          Pendant très longtemps en Turquie, le tatouage se trouvait le plus souvent chez les populations marginalisées et faisait largement partie de la culture populaire. Cependant, le tatouage, en tant que tradition très ancienne, se pratique encore dans notre pays, comme dans de nombreuses régions du monde. Aujourd’hui il n’appartient plus à une certaine communauté. Chacun se fait tatouer ce qu’il aime, des souvenirs qu’il ne veut pas oublier ou tout objet qu’il trouve esthétique sans préjugé. 

         Vous pouvez rencontrer très souvent les tatouages traditionnels en Turquie, surtout dans certaines régions. Ils sont plus courants dans la région du sud-est de l’Anatolie. Je suis née dans cette région et j’ai grandi dans une famille conservatrice. Se faire tatouer n’était jamais bien vu. De plus, notre religion nous le déconseille fortement. Malgré tout cela, ma mère de soixante ans, née dans un petit village du sud-est de l’Anatolie et  qui a grandi dans une famille plus conservatrice que la mienne, s’est fait tatouer son visage quand elle était jeune. C’est un sujet qui m’a toujours intéressé et qui m’a poussé à enquêter.

          Le tatouage ¨dek¨ ou ¨dak¨

          Les dessins des tatouages ¨dek ¨ ou ¨dak¨ sont très esthétiques, en outre cet ornement corporel a une signification réelle, chaque motıf étant un symbole à  lui seul. Il ajoute une beauté toute particulière aux femmes. Elles ne pouvaient parler d’elles-mêmes, de la société et de la religion, donc elles s’exprimaient avec ces symboles tels que des fleurs, des étoiles, des peignes et des cœurs. De nombreuses femmes ont des tatouages ¨dek¨ sur les mains, le visage et les pieds, mais également, plus cachés, sur la poitrine, le dos aınsı qu’ à l’aine. Ils reflètent ce que la personne veut dire mais ne peut pas dire. Par exemple, la fleur sur la poitrine est la première lettre du prénom de l’amant, l’image de peignes alignées en rang signifie en fait le rêve d’épouser le chef du village. En outre, il était un indicateur de la famille à laquelle vous apparteniez. C’était donc presque un symbole de classe.

         Le tatouage traditionnel populaire est une décoration permanente à base de matières colorantes, exécutée avec un outil pointu sur n’importe quelle partie du corps, pour des raisons telles que la parure, la protection contre les maux, le talisman etc. Or, la coloratıon du tatouage traditionnel qu’on rencontre en général dans la région du sud-est d’Anatolie et qui s’appelle ¨dek¨ ou ¨dak¨ se fait avec un mélange obtenu en utilisant des bouts de charbon, d’une herbe et de lait maternel. Ce mélange est mis  sous la peau avec des aiguilles  comme parure, protection contre le mauvais œil ou pour l’’abondance ou  talisman.. Cette méthode de tatouage, qui était l’expression de la vie et des désirs des gens, ne suit plus aujourd’hui les pratiques de la tradition.

           Le tatouage qui prévient la mortalité infantile: ¨Ismel bikar¨

           A l’issue de leurs recherches dans les villes de Sanliurfa, de Kilis, de Gaziantep et de Mardin, les chercheurs déclarent que les gens de cette région se tatouent principalement ̈ ismel bikar¨ estimant que cela empêche la mort de leurs enfants. Ce tatouage, réalisé sous la forme de trois points, se retrouve généralement sur les paumes et sur le visage. Si nous avons de la chance, même aujourd’hui, il est possible d’en apercevoir. Hormis ¨ismel bikar¨ , les symboles célestes sont aussi très utilisés. En effet, le soleil symbolise la masculinité et l’abondance, la lune symbolise la féminité et la fertilité.

        Bien que le tatouage traditionnel ait des traces d’anciennes croyances et traditions, il semble avoir perdu son objectif initial à l’époque moderne. La plupart des femmes qui se font tatouer le font pour se parer. Le tatouage traditionnel démontre l’histoire d’une région. Bien que ce soit une tradition en voie disparition, c’est un sujet passionnant qui mérite réflexion.

Les sources

http://www.kulturmafyasi.com/kaybolan-izler-guneydoguda-geleneksel-dovme-ya-da-dek-ve-dak/

http://www.amargidergi.com/yeni/?p=1031

https://www.gazeteduvar.com.tr/etiket/kaybolan-izler-guneydoguda-geleneksel-dovme-ya-da-dek-ve-dak

https://www.mardinlife.com/mezopotamyanin-simgesel-dili-daq–nexs–dovme-haberi-98

Le nouveau symbole culinaire vietnamien

Le nouveau symbole culinaire vietnamien

Par Ngan

Depuis mon arrivée en France, lorsque j’entends parler sur des plats vietnamiens typiques, je trouve qu’on pense aussitôt au Phở (une soupe des nouilles au boeuf) surtout dans des pays Américains ou au Nem (rouleau de printemps frit) surtout dans des pays européens.  C’est vrai que ce sont les plats vietnamiens les plus connus dans le  monde depuis toujours car   ils ont été apportés par des migrants vietnamiens alors qu’ils migraient à travers le monde après la guerre du Vietnam.

Un bol complet de Phở
Nem

Mais vous ne le saviez probablement pas que depuis ces dix dernières années, il y a une nouvelle icône culinaire vietnamienne dont on parle beaucoup sur les médias de voyage et de la cuisine au monde. C’est le Bánh Mì, du pain vietnamien

En mars 2020, une animation sur le Bánh Mì avec une variété d’ingrédients et de saveurs est apparue sur le célèbre Doodle de Google – la plus grande page de recherche au monde – dans plus de 10 pays. En célébrant sa 9e année le nom “Bánh Mì” a été reconnu par le dictionnaire anglais Oxford comme un nom propre pour la cuisine vietnamienne et  mondialement populaire. Bánh Mì est le troisième nom reconnu de ce célèbre dictionnaire après “Áo Dài” et “Phở”. Depuis lors, il est devenu un sandwich célèbre dans la cuisine du monde. Auparavant de nombreux magazines et des personnes réputées dans le monde des food-blogs et lifestyle qui louaient ce plat de rue comme “top 10 des meilleurs sandwichs au monde” (Traveller 2017) ou page Travel de CNN l’appellait “le roi des sandwichs” sur son article en 2018.

L’origine de Bánh Mì

Bánh Mì est un nom commun au Vietnam pour appeler les sandwichs dont celui fait avec la baguette qui vient de la période coloniale.

Il porte l’empreinte du passé colonial du Vietnam, mais montre également la créativité des Vietnamiens en récréant le pain à leur manière, en rajoutant sa propre garniture et en le rendant beaucoup plus délicieux que l’original selon moi.

À côté de  la crôute croustillante à l’extérieur  de la baguette,  les ingrédients de base  à première vue sont comme des sandwichs typiques que vous connaissez  : du pâté, du beurre, des viandes variées, des cornichons, des herbes et des sauces.

Illustrations des pains vietnamiens dans un concours

Personnellement, je pense que ce qui rend extraordinaire le pain vietnamien c’est la combinaison unique et un merveilleux mélange de divers ingrédients de toutes les régions du Vietnam. Le plus remarquable est la variation de l’ingrédient principal constitué de diverses viandes qui sont servies avec respectivement des cornichons, des herbes et des sauces variées. Par exemple, dans le pain nous avons: le classique avec du jambon, celui avec du porc à la citronnelle (que je préfère), des boulettes shumai qui viennent du plat chinois, des tripes, des sardines à la sauce tomate et encore beaucoup plus… 

En plus de l’ingrédient principal, la sauce est le deuxième facteur qui détermine la saveur du pain. Chaque vendeur ambulant a des recettes différentes pour les sauces, il n’y a pas de recette commune pour tous les types de pain.

pain « patriotique »

 pain aux fruits du dragon

 pain au charbon de bambou sain

Ces dernières années, depuis la reconnaissance internationale de nos pains les gens au Vietnam promeuvent fièrement l’image du pain sur tous les fronts culturels et multimédias. Ils ont créé du pain aux fruits du dragon pour sauver les agriculteurs pendant la Covid-19. Ils font du pain au charbon de bambou sain. Ils créent du pain « patriotique » en forme de drapeau rouge avec l’étoile jaune du drapeau. Même au concours du costume national de Miss Univers 2018, l’image de Bánh Mì a été illustrée en la  présentant  au monde comme la nouvelle icône culinaire vietnamienne malgré beaucoup de controverses autour du fait qu’il ne s’agit que de nourriture de rue et que cela ne peut pas représenter la cuisine nationale.

Oui, Bánh Mì est vraiment la nourriture de la rue la plus populaire au Vietnam, très proche et chère à la culture vietnamienne. Un plat populaire, mais de renommée internationale. Vous pouvez le trouver à n’importe quel coin de rue au Vietnam avec des prix et des qualités allant de minimum 0,6 € aux plus chers 4 €. J’espère personnellement que ce plat sera plus largement connu  dans le monde dans les années à venir.

Sources:
https://www.google.com/doodles/celebrating-banh-mi?hl=fr
http://www.bbc.com/travel/story/20141003-is-the-banh-mi-the-worlds-best-sandwich
https://www.traveller.com.au/the-worlds-greatest-sandwiches-and-where-to-eat-them-gzp0ag
https://edition.cnn.com/travel/article/best-banh-mi-hoi-an-vietnam/index.html
https://tuoitre.vn/google-doodle-vinh-danh-banh-mi-viet-nam-o-hon-10-quoc-gia-20200324073121685.htm
https://zingnews.vn/trang-phuc-dan-toc-banh-mi-cua-h-hen-nie-co-xung-dai-dien-viet-nam-post895183.html
https://www.beemart.vn/cach-lam-banh-mi-thanh-long
https://riviu.vn/banh-mi-to-quoc-cho-nhung-thanh-nien-yeu-banh-mi-va-yeu-nuoc
https://www.beemart.vn/banh-mi-tinh-than-tre-con-sot-bong-dem-den-nhu-than-tu-xu-mo
https://vietnamdecouverte.com/le-pho-vietnamien
https://www.lotussia.com/vietnamese-spring-roll-nem-ran-cha-gio/
https://vietnamnet.vn/en/entertainment-sports/painting-collections-feature-aspects-of-vietnamese-cultural-beauty-624424.html