Né avec une rame dans les mains

Né avec une rame dans les mains

par  🙂

J’ai entendu, il y a longtemps, que les Féroïens étaient nés avec une rame dans les mains. Le proverbe ne tient bien sûr pas la route pour tout le monde aux Îles Féroé mais il y a une relation spéciale entre le peuple et ses bateaux. On peut dire que cela vient naturellement quand la ressource halieutique représente 90% des exportations et que la plus grande partie de territoire gouvernée par les îles est maritime. Donc personne ne sera surpris quand je dis que le sport national est la course de vitesse d’aviron.

Les barques à rames ont été utilisées pendant de  générations pour faire la pêche aux Îles Féroé. A un  moment donné les vieilles méthodes de pêche  sont devenues obsolètes et remplacés par des bateaux plus grands et efficaces. Au fur et à  mesure les barques sont réaffectées pour compétitions dans des festivals. Au début les bateaux disponibles ont été utilisés pour concourir mais petit à petit des bateaux spéciaux sont construits pour le nouveau sport.

Les bateaux sont construits pour subsister dans des certain conditions climatiques, car les entraînements et les compétitions  peuvent tomber sur une journée de mauvais temps. On peut mentionner qu’il y a un climat océanique aux îles avec 210 jours de pluie, si bien que c’est très probable de concourir dans de mauvais temps. Mais ils sont aussi construits   en respectant leurs origines ils sont construits entièrement de bois. Enraison de cela ils sont bien plus lourds et lents par rapport aux bateaux d’aviron français qui sont le plus souvent construits de matériau composit. Pour rendre la compétition plus intéressante et plus accessible, elle a été raccourcie à une course de vitesse de 1000 mètres, la moitié de la compétition française la plus courte.

By Eileen Sandá – Own work, CC BY-SA 3.0. 

Chaque bateau est peint avec les couleurs du club auquel il appartient, quelques clubs ont aussi une étrave spéciale*. par exemple les bateau de HR sont tous blancs avec un liston bleu et l’étrave en forme d’un dragon, ceux de RK sont bleu avec un ligne bleue sous le liston.  

By Eileen Sandá- Own work, CC BY-SA 3.0,

By Eileen Sandá Own work, CC

Aux Îles Féroé il y a sept compétitions annuelles qui se tiennent pendant des “stevnurs” (au singulier stevna ) qui sont des festivals d’été où l’aviron sont le plus souvent l’attraction principale. Les stevnus se tiennent dans des villes et villages différents autours des îles presque chaque week-end de juin et juillet. Chaque bateau obtient des points selon  son placement dans la course, le bateau avec le plus de points gagne le tournoi annuel. Tout se conclut pendant la fête nationale Ólavsøka, où les bateaux se battent entre eux pour la victoire la plus importante. Les vainqueurs ce jour-là sont célébrés autant que les vainqueurs du tournoi, donc c’est là où la course est le plus dur et où il y a le plus de spectateurs.

Même si les compétitions féroïennes ne sont pas aussi grandes que les françaises, des rameurs féroïens, de tous âges, versent leur sang, leur sueur et leurs larmes pour être vainqueurs et pour cela je trouve ce sport  impressionnant . J’ai participé six ans et avons obtenus des résultats mitigés, nous avons perdu et nous avons gagné. Maintenant je ne pratique plus quand mais chaque an je suis la concours pour voir si mon bateau ou mon club  gagne ou pas. et je célèbre le gagnant de Ólavsøku et du tournoi annuel.

 

*une étrave est  une grande pièce de bois ou métal qui termine la coque vers l’avant en formant la proue d’un navire

Sources

https://en.wikipedia.org/wiki/%C3%93lavs%C3%B8ka

https://en.wikipedia.org/wiki/Rowing_(sport)

https://en.wikipedia.org/wiki/Faroe_Islands

Photos

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16037399

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Olavsoka_2010_Boat_Race_Women_6-oar_rowing_boats.JPG

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15640723

 

L’artisanat de Grenade

Par Veronica GANZABAL

Photo grenade

Grenade, au sud de l’Espagne, est une province jolie comme seulement Grenade peut l’être. Cet endroit incomparable se situe entre la plage, la montagne et la campagne. Il a été la maison de plusieurs peuples le long de son histoire : les Ibères, les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Musulmans et les Chrétiens. Ce prodigieux mélange de cultures a laissé sa trace dans l’artisanat, qui est le fidèle reflet des coutumes et de la vie au quotidien.

Le métier de la boue : des potiers et des céramistes

La céramique, surtout d’origine musulmane, a plusieurs styles qui ont survécu depuis l’antiquité jusqu’à nos jours grâce à leur beauté et leur utilité. Quelques exemples de ces oeuvres en argile sont la céramique Fajalauza, les anafres d’Alhama, les pipos de Guadix, les botijos de gallo d’Almuñecar ou les orzas de Huescar. Tous ces types d’artisanat sont principalement liés à la vie rurale et au travail agricole.

Ils étaient vendus avec grand succès partout dans le centre et le sud de l’Espagne par des marchands  mais, pendant les années 50 du XXème siècle, la mécanisation des travaux agricoles, la migration vers les grandes villes et l’apparition de nouveaux matériels pour la fabrication des objets ont fait que toute cette production s’est orientée plus vers des fins décoratives et vente aux touristes.   

La céramique la plus caractéristique de Grenade est la Fajalauza, faite surtout à la capitale et dans certains villages autour de la capitale. Cette façon de travailler la céramique vient de la tradition nazari (nazari ou nasride est une dynastie arabe fondée par Mohammed ben Nasar à Grenade et qui représente le dernier règne arabe de Grenade jusqu’à 1492) et ses motifs floraux et géométriques et ses couleurs, vert, blanc et bleu ont été pris par les Chrétiens jusqu’ à présent.

Un autre exemple de cet artisanat est la jarra accitana ou pichet de Guadix, avec une décoration très baroque de fleurs, des feuilles, de coqs et de grands masques.

Le métier du bois

La Taracea est une technique artisanale qui consiste à prendre de petites pièces en bois, nacre, ivoire ou métal de différentes couleurs et à former avec celles-ci un dessin décoratif, c’est pour cela qu’on le nomme mosaïque. On peut trouver les premiers exemples de ce type d’artisanat en Mésopotamie il y a plus de trois milles années. Les Arabes ont introduit cette technique en Espagne après la Conquête de la Péninsule, c’est pour ça que  le nom: le mot arabe “tar’sia” signifie incrustation. Actuellement cette forme de création artisanale subsiste à Damas et à Grenade.

Grenade est aussi l’une des deux écoles les  plus importantes de luthiers de Espagne. Célèbre pour ses guitares flamencos et classiques, l’école de Grenade continue aujourd’hui son travail dans des lieux emblématiques comme el Albaicín ou la Cuesta Gomérez.

Grenade a aussi des grandes sculptures qui ont traversé l’imaginaire religieux. Les pasos de Semana Santa (des statues qui défilent durant la Semaine Sainte portées par des hommes, costaleros) sont bien connues dans tout le pays.

Le christianisme a laissé une trace importante dans l’artisanat en du bois: les meubles de la Renaissance, aussi nommés style espagnol ou grenadin. Ce style a son origine dans quelques pièces réalisées dans les temps des Rois Catholiques (XVe siècle) et ça a continué à se faire durant les XVIe et XVIIe siècles. On trouve des barguenos (des cabinets avec de tiroirs secrets) arquimesas (un autre type de bureau) et meubles de chambre à coucher décorés avec de mascarones (des grands masques), grutescos (combinaison des éléments décoratifs tels que des éléments végétaux, des vases, des cornes d’abondance, des armures, des têtes de boeuf et des divers personnages mythologiques qui remplissent d’une forme riche et capricieuse l’espace)

Le métier du métal

La forge et la chaudronnerie sont des métiers dont l’importance s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. L’endroit continue à être le même, les forges et les ateliers de l’Albaicin et du Sacromonte, des quartiers historiques au nord-ouest de Grenade, bien que les matériels et les techniques de travail aient changé en s’adaptant aux temps et à la demande: le cuivre a été substitué par le laiton et au lieu des chaudrons et des ustensiles de cuisine, maintenant sont faits des objets plus propices à  la décoration qu’aux nécessités quotidiennes. Cependant, l’objet qu’il me plairait de faire remarquer dans cette section est la lanterne grenadine. Faites dans un fer-blanc et un cristal, ces petites oeuvres d’art quotidien  conservent l’élégance et l’harmonie géométrique et de couleur qui honorent leurs racines arabes.

Le métier du textile

Ici la variété est vraiment grande, de la fabrication de la soie à la broderie avec l’or dans tout type de tissus riches pour faire surtout des vêtements luxueux, ou à la confection de vêtements dans la  tulle ou dans la  dentelle. Ce type de broderies a une décoration petit et très serré où le designe de la fruit de la Grenade, symbol de la ville, est très courant. Cette broderie, appelle blonda granadina, s’utilise pour faire des draps, des voiles, des foulards et des services de table; tout ça fait en fil, avec de couleurs claires et une inspiration baroque et de la Renaissance.

Beaucoup plus modeste est la jarapa alpujarrena, un tissu en coton ou laine fait dans des machines artisanaux à tisser. Les plus connus sont ceux-là des Alpujarras Grenade, une région montagneuse au Sud de la ville de Grenade, et aujourd’hui ce sont pratiquement les uniques qui subsistent.

Je conseille au voyageur d’aller à Grenade de prendre du temps pour connaitre tous ces petits coins où ces métiers se développent, de parler avec la personne et demander sur tout ce que vous voulez savoir. Vous vous étonnerez de la connaissance profonde que l’artisan a sur les traditions et l’histoire, et de comment son histoire personnelle et familiale est totalement liée à son travail et sa passion. La conversation peut être brève si la personne est vraiment réservée, ou chaleureuse et détendue se terminant avec un verre de vin.  La légende raconte que dès que le voyageur commence à comprendre et à connaître Grenade et ses habitants, il ne peut pas les expulser de son coeur. Ça s’appelle el embrujo de Granada (le sortilège de Grenade)

 

Sources :

Lviv: la capitale culturelle de l’Ukraine

                                                                                                             par Olga Vartovnyk

Depuis deux ans que j’habite en France, mon pays me manque toujours! J’ai choisi d’écrire cet article sur une partie de l’Ukraine qui me manque le plus – ma ville natale . C’est la ville où je suis née et grandi, c’est la ville où habite ma famille et tous mes proches, mais c’est aussi une ville intrigante, remplie de charme ancien, et  cette ville s’appelle LVIV.

 Lviv est une ville avec une atmosphère particulière, qui a été gouvernée par des rois pendant plus d’un demi-millénaire .C’est une ville de pluie, mais aussi de chocolat, de café (le lieu) , de  terrasses , de jazz , de tango passionné et même de “lions”(le lion- le symbole de la ville de Lviv). Toutes ces petites joies de la vie ont réussi à devenir une tradition pour chaque citoyen de Lviv. Le coeur de la ville est clairement la place du marché qui est l’hôtel de ville de 65 mètres. Sans l’avoir monté,vous n’avez pas bien vu Lviv. Quelques 408 marches  – et  un  paysage fantastique s’ouvre devant vous. Vous devez la visiter avec des amis au moins une fois par an.

          La tour de Lviv avec une horloge mécanique viennoise pesant 2,5 tonnes n’est pas seulement la décoration principale de la ville, mais aussi la plus haute tour de l’Ukraine. Ici vous pouvez sentir l’esprit de la ville antique.

          Tout le monde ne sait pas que l’actuelle Tour de Lviv est la quatrième dans l’histoire de la ville, les deux premiers  bâtiments ont été détruits par un incendie, et la troisième s’est effondré.

         Traditionnellement sur la place du marché il y a des batailles d’eau (le lendemain du Dimanche de Pâques). Pour s’amuser en bonne compagnie : c’est juste inoubliable !

Lorsque le célèbre “Château Haut” est plein de touristes, il est possible de profiter du coucher du soleil du point d’observation à côté du château. Cet endroit n’est pas connu par beaucoup de monde et c’est pour cette raison qu’il est encore plus “cosy.” Pour ceux qui aiment les aventures, il existe la ‘Nuit en Ukraine’ qui a lieu deux fois par an – en juillet et en novembre. Tous les musées, les galeries, les théâtres et d’autres endroits intéressants restent ouverts. 

Des musiques dansantes  sonnent  dans les rues de Lviv et lors de nombreux festivals en été et en hiver. Il ne faut pas manquer l’occasion de profiter d’événements aussi agréables!

     Il y a une tradition dans ma ville qui consiste à  frotter le nez de la sculpture de l’artiste Lemko Nikofur (un très célèbre peintre ukrainien)   et faire un voeu, on croit que cela porte bonheur et que le voeu va se réaliser.

Une autre tradition ancienne de ma ville est la consommation de café. Le café de Lviv est largement connu en dehors de la ville. A Lviv nous croyons que chaque vrai citoyen de Lviv doit boire du café au moins une fois par jour. En outre, il existe une fête à Lviv qui s’appelle ‘ le café  de Lviv’ et qui détermine chaque année  le meilleur café de la ville ( le boisson) . Un autre produit très traditionnel dans ma ville est le chocolat. Les habitants l’appellent “chocolyada” (chocolat en langage familier ukrainien ) . Lviv est aussi une ville des festivals, surtout du chocolat, du fromage et du vin. Cette ville devient vraiment spéciale pendant la célébration de Noël .C’est une période de foires, de festivals folkloriques , de nombreux spectacles et parades, comme ‘Grand Kolyada’.

       Lviv est une ville d’une pureté impressionnante. Les pots de fleurs sont soigneusement rangés dans tout le centre ville.

        La ville de Lviv est spécialement belle,  avec ses rues enneigées en hiver. Une partie de la ville se transforme en un vrai conte de fées avec des paysages magnifiques!

Sources :

http://stezhkamu.com/places/2_Lviv

http://pepsi.zaxid.net/news/14

http://ipress.ua/photo/lviv_stolytsya_ukrainskoi_yevropy_23116.html

https://1plus1.ua/novyny/proekt-moya-krayina-prekrasna-i-nezalezhna-misto-lviv

Krechtchénié: La fête du baptême en Russie

par Natalia Shcherbakova

     Le mot « baptême », en Russe, “krechtchénié”, est venu du grec “se plonger dans l’eau”.Le baptême est l’une des principales fêtes chrétiennes en Russie. La fête du Baptême se termine à la fête de Noël qui dure du 7 au 17 janvier.


    Selon la tradition orthodoxe, on marque une journée de jeûne avant le 19 janvier, lorsque les croyants mangent le “sotchivo”. C’est une bouillie de riz avec du miel et des raisins secs. C’est pourquoi cette journée est également appelée “Sotchelnik”. “Sotchelnik”, c’est un jeûne strict et c’est une préparation avant la grande fête orthodoxe qui s’appelle l’Épiphanie du Seigneur.
    Mais, pour bien comprendre le sens de la fête du Baptême du seigneur, nous devons d’abord comprendre la symbolique sacrée de l’eau dans l’Ancien Testament. L’eau c’est la vie. L’eau qui donne la vie à l’Esprit, donnera le début de toute vie. Cependant, l’eau peut non seulement produire, mais elle peut détruire, comme, par exemple, le déluge, qui a détruit tous les péchés. Par conséquent, l’eau dans laquelle Jésus a été baptisé, est conçue pour laver tout le mal et faire revivre tout le bien.
     La veille du baptême est associée à beaucoup de traditions et de signes. L’histoire de l’Epiphanie (le deuxième nom de la célébration chrétienne) remonte à plus de deux mille ans. Initialement, cette date était considérée comme la naissance de Jésus. C’est alors, dans les eaux du Jourdain, que Dieu s’est manifesté à trois personnes. Depuis ce temps, on croit que les eaux du monde entier sont consacrées le 19 janvier.
     Ainsi, à la veille du baptême toutes les femmes sont divinatrices. Le baptême est le temps de la divination des rêves et même le temps de la divination des futurs maris. Une des divinations  qui  est très intéressante s’appelle “la divination par la serviette”. La nuit devant la fenêtre dehors on met une serviette blanche mouillée en demandant  que notre voeu se réalise  et on s’essuie.  Si le matin cette serviette est humide, cela veut dire que bientôt est attendu le  un  mariage, mais si elle est sèche, il faudra encore attendre.
     Cependant, la principale tradition de la fête de l’Epiphanie, c’est la consécration de l’eau. La nuit du 18 au 19 janvier les prêtres sanctifient  l’eau dans les églises et ainsi, sur les lacs, où les croix sont coupées dans la glace. Après la procession “krestnyy khod” et les prières “molebna”, tous les gens croyants  et les gens volontaires se baignent dans la trouée en forme croix en priant 3 fois pour être purifiés  de leurs  péchés.
     En définitive, on estime que pendant le baptême, de minuit à minuit, l’eau acquiert des propriétés curatives et les garde au cours de l’année. On donne à boire à celui qui est gravement malade. On bénit  même des cathédrales, des maisons et des animaux. Pour la science, cela  reste un mystère du fait que l’eau du baptême ne se détériore pas, n’a pas d’odeur et peut être conservée pendant un an et même plus.


     Selon moi la nuit de la fête de baptême en Russie est une tradition religieuse importante pour les Orthodoxes. Quand j’ai des possibilités de faire ce rituel religieux,  j’aime bien aller à l’église car je suis très croyante. C’est pour ça que j’ai choisi ce thème.

Sources: 

http://stuki-druki.com/facts1/Kreschenie-Gospodne-tradicii-obichai-obryadi-pozdravleniya.php

http://bivalochi.narod.ru/bivalochi_kreshenie.html 

http://www.tamby.info/calendar/krechenie_bogojavlenie.htm 

http://www.s-b-s.su/ya-sama/articles/vse-o-prazdnikakh/nacionalnyjj-prazdnik/prazdnik-kreshheniya-gospodnya/

La mythologie celte

par Béa Kiernan

J’ai choisi ce sujet parce que cela fait partie de ma culture et de mon enfance et j’adorais ces histoires, plein de magie et d’imagination.  Les écrivains irlandais ont utilisé les légendes souvent dans leurs oeuvres par exemple – James Joyce dans son livre “Finnegans Wake” et WB Yeats dans son livre “The Celtic Twilight”

Les Celtes étaient un peuple indo-européen qui a habité dans une région qui s’étendait des îles Britanniques jusqu’au pays  qui  est maintenant la Turquie. Les anciens Celtes avaient une mythologie vibrante et riche, faite de centaines de contes. Les mythes et légendes ont été enregistrés par les moines irlandais du Moyen Âge, ils l’ont fait dans leurs moments de loisirs, après le travail.

Une grande distinction entre les mythes celtiques et mythes européens, comme les mythes grecs et romains, est l’attitude envers la mort. Les Celtes ont cru qu’il y avait une frontière perméable entre le monde humain et l’au-delà.  Les héros et les dieux se déplaçaient régulièrement entre les deux mondes, un événement rarissime dans les mythes grecs et romains, hormis quelques très rares exceptions dans le cas de Odysseus et Aeneas.

Ce déplacement entre les deux mondes joue un grand rôle dans le conte d’Oisín.  Oisín, était considéré, dans les légendes, comme le plus grand poète et guerrier en Irlande. Une fée princesse, Niamh Chinn Óir,  est tombée amoureuse  d’Oisín et l’a emmené au « Tir n’a nÓg », le pays de la jeunesse éternelle. Il a vécu heureux avec Niamh pendant trois renouvellement de saisons jusqu’à ce qu’un jour la nostalgie pour son pays était si fort qu’il a demandé la permission de Niamh de retourner en Irlande pour  rendre visite à sa famille. Niamh a répondu « si tu quittes ce pays, tu ne reviendras jamais ». Mais Oisín était déterminé à partir, alors Niamh lui a donné un cheval enchanté capable de traverser les mers et elle lui  a conseillé de ne jamais mettre ses pieds à terre. Oisín est parti à dos de cheval à travers les vagues et en peu de temps, il est arrivé en Irlande.

Ce dont   il ne s’est pas rendu compte est que trois cents ans se sont écoulés pendant qu’il était absent, sa famille et ses camarades n’existaient plus. Oisín a rencontré des hommes sur son chemin qui  peinait à déplacer un rocher et il a tenté de les aider. Oisín s’est souvenu de ce que Niamh lui avait dit avant de partir, il s’est penché alors sur la selle du cheval et  a placé sa main sous le rocher.  Mais quand il a essayé de soulever la pierre, la sangle de sa selle s’est brisée   et il est tombé au sol. Au moment même il a touché le sol d’Irlande, les trois cents ans qu’il avait gagné en « Tir na nÓg » se déroulaient à grande vitesse et il s’est transformé en vieil homme. Le cheval  blanc s’est enfui  et Oisín est mort peu après.

Éire le nom gaélique de l’Irlande vient de l’Ériu  une déesse souveraine de l’Irlande dans la mythologie celtique. Èriu et ses soeurs Banba et Fodla ont accueilli les Milésiens (les Celtes anciens) en Irlande. Elles sont les filles de Ernmas et Delbaeth, toutes trois ensemble sont la personnification de  l’île d’Irlande et de sa souveraineté. Toutes les trois ont proposé d’aider ce peuple celtique à coloniser l’île. En échange, les Celtes devaient donner le nom de la déesse qui les  a aidés à  leur royaume.Après avoir écouté les trois propositions, ils ont choisi l’aide d’Ériu. Elle les a aidés avec succès à s’installer sur toute l’île, en leur prophétisant que le pays leur appartiendrait définitivement.Ils ont tenu leur promesse et depuis ce jour, l’île s’est appelée Eire en son honneur.

Lugh

 

Lugh est une divinité majeure de la mythologie celtique. L’étymologie de son nom est probablement dérivée du proto-indo-européen « leuk » briller, le lumineux. L’importance de ce dieu est attestée par le nombre de toponymes dans les régions anciennement celtes comme Lyon en France, Leiden aux Pays-Bas et London en Angleterre. Sa fête « Lúnasa » est toujours célébrée en Irlande, elle marque le début de la saison des moissons et le dramaturge irlandais Brian Friel, a écrit une pièce de théâtre (qui a été aussi adaptée au cinéma)  intitulée « Dancing at Lughnasa ».

Ste Brigid

Brigid (Brigitte) était la fille de Dagda et l’une de Tuatha Dé Danann. Elle est une divinité majeure chez les celtes, elle règne sur les arts, le feu (la flamme sacrée), la magie, la médicine et la fécondité. Elle était si populaire que l’église en fit une sainte pour parvenir à évangéliser les Celtes, ainsi Brigitte est devenue Sainte Brigitte. La croix de Sainte Brigitte sont traditionnellement fabriquées le 1er février de chaque année, jour officiel de la Sainte Brigitte,  avec des joncs ou avec de la paille. La tradition veut que la croix protège la maison des incendies et des maléfices.

Fionn mac Cumhaill , le fils d’Osín est un légendaire guerrier dans la mythologie irlandaise . Finegas était le tuteur du jeune Finn. Finegas avait pendant sept ans tenté de capturer “le Saumon de Sagesse”. Le Saumon de Sagesse était un saumon ordinaire qui nageait dans le fleuve Boyne jusqu’au jour où  neuf glands de l’Arbre du Savoir  sont tombés dans ce fleuve. Le saumon les a mangé mangés , peu après  il est devenu énorme et il a acquis tout le savoir du monde. On a dit que la première personne qui mangerait sa chair entrerait en possession de ce savoir.C’est la raison pour laquelle Finegas voulait absolument être le premier à manger ce poisson. Finalement, un jour il l’a attrapé et il a demandé à Fionn de le cuisiner mais de ne pas le manger. Pendant qu’il l’a grillé Fionn s’est brûlé son pouce, instinctivement il  a  mis  son pouce dans la bouche. Alors, Fionn était le premier qui a goûté le saumon et c’était lui qui a gagné toute la connaissance du monde. Cette sagesse a permit à Fionn de devenir le chef de Fianna. Selon la légende pour ne pas se mouiller les pieds, Finn a construit « la Chaussée des Géants » comme un escalier de pierre conduisant en Ecosse.

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Milesiens

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89riu

https://en.wikipedia.org/wiki/Ériu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Milesiens

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89riu

 

 

 

 

 

 

Iochkar-Ola: La ville de mon cœur.

par Anna Novoselova

La Russie est un espace inépuisable de paysages sans fin pour découvrir la culture, les traditions, une  magnifique nature et de nouvelles émotions.

Quand on parle de la Russie on pense toujours aux grandes villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg. Ce sont des villes connues dans le monde entier. Mais, il faut comprendre qu’aujourd’hui dans cette époque de développement de l’économie et de progrès technique, on ne peut pas garder la vraie culture dans les grandes villes qui sont devenues plus modernes et ont adopté un mode de vie plus international.

A mon avis, ce sont les petites villes qui sauvegardent vraiment la culture et les traditions de la Russie et de telles villes sont nombreuses en Russie.

Dans ma vie aussi , il y a une ville qui est très proche pour moi et que je garde pour toujours en mémoire. Cette ville qui a une grande histoire et où l’on peut voir des paysages magnifiques, est Iochkar-Ola (Йошкар-Ола, “la ville rouge” en langue mari).

Au seizième siècle, dans les années quatre-vingt, a été créé une citadelle qui était située au bord de rivière Malaïa Kokchaga (Petite Kokchaga – Малая Кокшага), et en 1781 le statut de cette citadelle est devenue celui d’une ville. Aujourd’hui, Iochkar-Ola est la capitale de la république de Mari El. Elle est un des centres de la culture des peuples finno-ougriens (c’est un groupe de peuples d’Europe qui parle des langues finno-ougriennes, tels que les peuples fenniques (Finnois, Estoniens) et ougriens (Hongrois)) et aussi c’est le centre administratif du peuple Mari (Марийцы).

Le peuple Mari a conservé l’originalité de sa culture: mélodie des chansons,  rythme des danses, aspect particulier des vêtements, c’est pourquoi Iochkar-Ola reste le centre de la culture de la République de Mari El. Chaque année dans le Parc de Loisir on organise deux grandes fêtes nationales “La fête de bouleau russe” (Праздник Русской березки) et Peledich Pairem (Пеледыш Пайрем “la fête de fleurs” en langue mari). Aussi, on célèbre le jour de la ville avec des programmes de divertissement pour toute la journée et un feu d’artifice pour finir.

Iochkar-Ola est assez riche en curiosités. Il y a cinq théâtres:  Le Théâtre de l’opéra et du ballet Erique Sapaïev (Марийский государственный театр оперы и балета им. Эрика Сапаева, fondé en 1968), Le Théâtre dramatique russe (Академический русский театр драмы им. Г. Константинова, fondé en 1937), Le Théâtre national Chkétan (Марийский национальный театр драмы им. Шкетана, fondé en 1919), Le théâtre de république de marionnettes (Республиканский театр кукол, fondeé en 1942), Le théâtre de jeunes spectateurs (Театр юного зрителя, fondeé en 1991).

Dans la ville il y a beaucoup de musées et les plus importants parmi eux sont: le Musée de l’histoire de la ville de Iochkar-Ola (Музей истории города Йошкар-Олы), le Musée National de la République de Mari El Evseiev (Национальный музей Республики Марий Эл им. Тимофея Евсеева), la Galerie d’art national (Национальная художественная галерея), le Musée de république des Beaux-Arts (Республиканский музей изобразительных искусств). Dans ces musées il y a toujours des expositions des peintres russes et étrangers. Les habitants et les hôtes de la capitale visitent volontiers les musées.

Le peuple de cette république est très religieux c’est pourquoi on peut voir des églises orthodoxes: l’église de Sainte Trinité (Храм Святой Троицы, 1736), La cathédrale Voznéssenskiy (La cathédrale de l’Ascension, Собор Вознесения господня, 1756), La cathédrale Voskréssenskiy (Собор Воскресения Христова, 1759), Le temple Uspenskiy (le temple de l’Assomption, Храм Успения Пресвятой Богородицы, 2006). Certaines églises ont été détruites après la Révolution de 1917, après elles ont été restaurées et elles sont actuellement en activité.

Au centre historique de la ville on peut voir un espace entouré de murs et de tours qu’on appelle le Kremlin qui a été créé pour garder les souvenirs de l’histoire de la ville quand elle était une citadelle. Ici, il y a une exposition qui présente l’histoire de Iochkar-Ola. On peut passer de la Citadelle sur le quai: les uns l’appellent le quai de Hollande, les autres le quai de Venise, mais il s’appelle le quai de Bruges (Набережная Брюгге). Il se trouve sur le rivage Malaïa Kokchaga et il a été construit dans le style flamand, où on peut voir des petites maisons avec des toits colorés. Il semble qu’on se trouve sur le quai dans la ville Bruges en Belgique.  Ici on peut dire que Iochkar-Ola est une ode à l’Europe.

La capitale est la ville jumelée à deux villes étrangères – Sombatkheï (Hongrie) et Bourges (France). Le 22 octobre 2005 c’est la date de la signature du traité de jumelage avec la ville française, Bourges. Mais les premiers contacts avec cette ville ont été établis il y a  plus de vingt ans et la Charte de l’amitié a été signée il y a quinze ans. Depuis l’an 2000 à Iochkar-Ola fonctionne le Centre culturel français de la République de Mari El.

Aujourd’hui Yoshkar-Ola grandit et s’embellit. Cette province russe possède le charme particulier des grands espaces: de beaux immeubles, des squares verts,  de larges avenues, des ponts modernes sur la Malaïa Kokchaga qui donnent à Iochkar-Ola un aspect exceptionnel. Ce n’est pas par hasard que le nom de Iochkar-Ola a été attribué à une petite planète de l’univers (une petite planète dans le cosmos porte le nom “Iochkar-Ola”).

http://visitola.ru/index.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Iochkar-Ola

http://www.pokurortam.ru/12041224197513/

https://fr.wikipedia.org/wiki/(2910)_Yoshkar-Ola

photo de Slava STEPANOV: http://gelio.livejournal.com/220342.html

 

Grand Orchestre d’Aide à Noël

par Joanna Jesionkowska

Le Grand Orchestre de Charité de Noël (“Wielka Orkiestra Świątecznej Pomocy”) est une fondation caritative. L’objectif de “l’Orchestre” est de soutenir la santé publique en Pologne. Pour atteindre cet objectif, il achète l’équipement pour les hôpitaux et les cliniques polonais. Il a également initié et aidé à gérer cinq programmes médicaux à l’échelle nationale, qui visent à transformer profondément  la médecine dans le pays.

Tout a commencé en 1991. Un groupe de médecins a demandé à un journaliste Jerzy Owsiak, (qui avait ses programmes à la radio et à la télé) d’organiser une collecte d’argent pour l’hôpital où ils travaillaient. Lors de la première finale 1,5 million de dollars a été collecté et destiné à l’achat du matériel de cardiochirurgie pour les hôpitaux pédiatriques en Pologne. Il était destiné à être juste une collecte pour aider un hôpital, mais il est devenu un événement annuel organisé dans toute la  Pologne.

La Grande Finale du Grand Orchestre d’aide à Noël

Chaque année, la fondation collecte des fonds pour l’achat de l’équipement médical pour des hôpitaux polonais. La collection est appelée la Finale du Grand Orchestre d’Aide à Noël/la Grande Finale. Traditionnellement c’est le deuxième dimanche en janvier. La collecte de l’argent est accompagnée, dans toute la Pologne (et dans d’autres pays du monde entier: 20 pays en 2017) par des événements culturels et sportifs, des concerts et toute autre activité. Une ambiance festive accompagne cet événement et la générosité des Polonais augmente d’une année à l’autre. La grande finale est devenue un événement cyclique incorporé de façon permanente dans le calendrier polonais et, en même temps, est devenue une partie de la culture polonaise.

C’est l’action de charité la plus grande et la plus efficace qui attire un grand intérêt de toutes les personnes de bonne volonté. “L’orchestre “ contribue à l’achat du matériel médical qui est souvent hors de portée pour les hôpitaux.

 

“Arrêt Woodstock” (“Przystanek Woodstock”)

La grande finale du “Grand orchestre d’aide à Noël “est organisée principalement par des bénévoles. Pour remercier les nombreux bénévoles qui ont aidé à la collecte d’argent pour la  “Grande Finale”, chaque année un festival de musique est organisé (depuis 1995). Il est financé par l’argent des sponsors et l’entrée est gratuite. Il est devenu l’un des plus grands festivals en plein air d’Europe.

Le nom vient de la légende du festival de Woodstock aux États-Unis et de la culture hippie des années 1960. Sa devise est « de l’amour, de l’amitié et de la musique » en référence au premier festival à Woodstock de 1969. Il est interdit d’amener des drogues, de l’alcool, mais la bière est vendue sur place. La sécurité est gérée par des bénévoles « la patrouille de paix » (“Pokojowy Patrol”). C’est le grand événement  le  plus sûr en Pologne. Un nombre énorme de personnes se réunissent en un seul endroit, vivent ensemble et vont aux concerts ensemble. Chaque année, la police dit qu’il y a très peu de faits de violence pour un tel nombre de personnes.

Le principal style musical est généralement le rock. Mais on peut voir presque tous les types de musique du folk au métal expérimental. Ces dernières années, sont également apparus des concerts de reggae, de musique électronique et même de musique classique. A chaque “Arrêt Woodstock”, il y a des dizaines de groupes venant de Pologne et du monde entier . Il y a aussi d’autres animations qui ont lieu pendant le festival. L’élément très important du festival est l’Akademia Sztuk Przepięknych (= Académie des Arts Magnifiques) où des personnes importantes de la vie politique et sociale sont invitées, pour discuter de la liberté, de la religion et de la société. Des ateliers artistiques et culturels sont organisés. Il y a beaucoup de traditions. Les participants du festival préparent des drapeaux avec les noms de leurs villes et villages, ils décorent également le fond de  la scène. Certaines personnes participent à un «bain de boue» sous une douche gigantesque ‘grzybek’ (= petit champignon).

http://www.wosp.org.pl/

http://woodstockfestival.pl/

http://www.tvn24.pl/wosp-2017

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_orchestre_de_charit%C3%A9_de_No%C3%ABl

https://fr.wikipedia.org/wiki/Przystanek_Woodstock

Le lac BaÏkal

Par Sofia Kichaykina

 

Quand nous pensons à la Russie nous imaginons beaucoup de neige et qu’il y fait très froid.  Mais dans ce pays il y a l’été aussi. C’est un grand pays, 143 millions d’habitants. Ma région, celle d’Irkoutsk est située dans le centre et le sud de la Sibérie, elle fait 774 846 km2, la densité est de 2 personnes par km2. Le Transsibérien est une ligne de chemin de fer, qui nous permet d’aller d’Irkoutsk jusqu’au bord du Baïkal.

  Ce grand lac est magnifique avec une très belle nature et un exceptionnel écosystème. Chaque année plusieurs touristes y vont pour découvrir cette “Perle de la Sibérie”. Il est le plus profond du monde: 1642 mètres, la longueur est de 620 kms et la largeur est de 79 kms maximum. La surface de ce lac est égale à la Belgique ou la Hollande.

Il contient  20 % de l’eau douce de la planète, elle est très propre, transparente jusqu’à 42 m, la qualité de cette eau potable permet de la boire sans filtre. En été il fait  19-20 degrés, l’hiver il fait 0,5°C. De février à mai le lac gèle, l’épaisseur de glace fait 1 mètre, elle est transparente. A cette période il y a des routes pour les voitures sur le lac, on peut aller sur l’île d’Olkhone, la plus grande île du Baïkal. Mais il faut faire attention, parfois la glace commence à casser et à se fissurer jusqu’à 30 m de longueur. C’est pourquoi il est nécessaire de partir en voyage avec un guide.

    A cette période, j’aime  bien marcher sur la glace et voir l’eau sous la glace d’une couleur bleu foncé ou faire du patin à glace dans un espace sans limite. L’été, j’adore faire du camping sur le bord du Baïkal, préparer à manger sur le feu, nager et bronzer toute la journée, faire une promenade en montagne, regarder le coucher du soleil. Là-bas, en août,il y a une pluie d’étoiles filantes, c’est magnifique!

  Le territoire autour du Baïkal  est composé de plusieurs parcs nationaux. Le relief de la nature est très différent, il y a les forêts (taïga), les montagnes, les steppes. Le lac se trouve dans une zone très continentale, et cela a une influence sur la faune et la flore. Il y a presque 1800 espèces endémiques, qui existent seulement dans cette région. La plupart des arbres sont des cèdres, des pins, des épicéas et des sapins. Il n’y a pas beaucoup d’arbres feuillus. Les mammifères sont les écureuils, les zibelines, les lièvres blancs et les ours bruns, il y a aussi des loups et des renards. Le lac et les rivières sont riches en poissons.

   Le mammifère qui est le symbole du Baïkal c’est le phoque d’eau douce, en russe il s’appelle “nerpa”. Comment sont-ils arrivés dans le lac, si l’océan est très loin? Cela reste un mystère pour les scientifiques. Le poids du nerpa est en moyenne de 100 kg et sa taille est de 1.5 m. Sa vitesse dans l’eau peut être de 25 km/h. Il vit plus de 50 ans et mange jusqu’à 5 kg de poissons par jour.  Quand ils naissent, les petits font près de 4 kg, ils ont une couleur blanche et sont très mignons, comme des peluches. Mais ils ont peur des gens, c’est pourquoi pour les observer il est nécessaire de se cacher et ne pas faire de bruit.

Ces dernières années la situation écologique du lac Baïkal s’est dégradée, il y a eu des grands feux de  forêts, le niveau de l’eau a baissé et sa température a augment. A cause de cela des algues parasites tuent les plantes qui nettoient l’eau. Cela est très dangereux pour le lac qui a 25 millions d’années. J’espère qu’il y a encore une chance de sauver la plus grande réserve d’eau de notre planète.

http://www.routard.com/guide_voyage_lieu/6084-lac_baikal.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal

http://www.lecourrierderussie.com/regions-et-villes/siberie/2016/08/baikal-malade-scientifique-recherche/

http://www.baikalnature.fr

https://www.google.fr/imghp

Les Pierres Noires aux Pays Bas

par Anna van Wuijckhuijse

Noël est toujours un temps de joie et bonheur, aux Pays Bas vous ne verrez pas des enfants avec leurs nouveaux cadeaux, parce que notre Noël est le 5 décembre, le jour de la Saint Nicolas. Ce soir- là, “Pakjesavond” (le soir des cadeaux), Sinterklaas (le Père Noël) donnera des cadeaux à tous les petits enfants qui chantent pour lui. Comme il est très vieux, il a besoin d’aide pour l’accomplir: c’est le rôle de ses Pierres Noires (Zwarte Pieten). Ils se peignent leurs visages en noir et leurs lèvres en rouges, et jouent comme des fous, pour beaucoup de Néerlandais cette image représente une idée raciste. À mon avis, ce personnage vient évidemment du temps des esclaves et il y a beaucoup de personnes aux Pays Bas qui sont offensés, donc il faut qu’on le change.

La première fois que ce problème de racisme a été reconnu par un grand public était à 2011, où il y a eu une arrestation d’un homme qui portait un t-shirt avec le texte: “l’image des Pierres Noires est raciste”. Seulement pour cet acte, il a été arrêté par la police. L’argument que les défenseurs de Pierre Noire ont utilisé est que Sinterklaas devrait être une fête pour les enfants qui croient dans cette histoire et on ne doit pas la changer pour eux. Qu’il faut qu’on garde nos traditions, parce que si on les change, la fête va être moins amusante ou réaliste pour les enfants.

 

Les Pierres colorées

Il n’y a pas de solution pour ce problème de racisme aujourd’hui, principalement parce qu’il y a encore beaucoup de gens qui estiment que ce problème n’existe pas du tout et qui croient que le personnage de Pierre Noire n’est pas raciste. C’est très difficile de changer leur façon de penser ou de discuter tranquillement avec eux. J’ai parlé beaucoup avec une de mes amies, qui est très moderne et pas raciste du tout, mais elle ne peut pas comprendre pourquoi les Pierres Noires sont considérées comme une attaque pour quelques personnes.

Cette année, le gouvernement a finalement montré son opinion; contre les Pierres Noires, ce qui m’a étonnée, parce que les élections seront au début de mars 2017. Comme au moins 80% des Néerlandais  veulent garder la tradition, les parties politiques ne gagneront pas des votes avec cette action. La discussion est difficile pour tout le monde, car les gens sont soit contre, soit pour, il n’y a pas une autre solution entre les deux. Mais le gouvernement a décidé grâce à l’opinion de l’ONU officielle, qui a été publiée l’année dernière, contre les Pierres Noires. C’est vraiment difficile d’expliquer le point de vue à quelqu’un qui a déjà entendu tous les arguments des deux côtés, mais qui connaît son point de vue et qui ne veut pas le changer. Principalement, car ils sont convaincus que le personnage de Pierre Noire est noir parce qu’il descend dans la cheminée. À mon avis, il y a deux possibilités pour l’avenir de cette fête: soit on change la couleur de la peau des Pierres, soit cette fête disparaîtra et les Néerlandais célébreront Noël comme tous les autres pays. C’est une fête culturelle, et parce qu’elle  n’a rien avoir avec la religion il y aurait moins de problèmes.

Pour moi, ce n’est pas vraiment une discussion de racisme, mais de tolérance.Il doit y avoir un côté qui va accepter la décision. Mais pas seulement parce que je n’aime pas les arguments des autres, mais parce que je ne comprends pas comment les défenseurs de cette tradition  ne voient pas que nous nous contredisons nous mêmes aux Pays Bas. Nous disons  que  nous sommes  tolérants, multiculturels , acceptant  tout et tous mais  nous ne voulons pas changer une image raciste dans notre culture? Ça n’a pas de sens pour moi.

Une manifestation contre les Pierres Noires

Sources:

http://www.slate.fr/story/48077/Pays-bas-pere-noel-esclaves-racisme

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-onu-enquete-sur-le-pere-fouettard-caricature-d-un-africain-soumis?id=8116517

La Pysanka

par Kateryna Grebnova

La fête de Pâques – est très importante pour tous les Ukrainiens, nous fêtons la résurrection du Jésus Christ. La fête de Pâques orthodoxe est très différente de ce qu’on peut connaître des rites catholiques et protestants. Elle se déroule après un jeûne de 40 jours et marque le retour du printemps. Les familles préparent la fameuse «paskha» (prononcer pas-kh-a faite à partir de fromage blanc égoutté, d’œufs et de fruits confits), décorent des œufs «les pysanky» et les déposent dans des paniers avec la nourriture qui sera bénie à l’église.

 

 

Pour moi la fête de Pâques est fondamentale. La famille se réunit pour préparer des repas et décorer” les pysanky.” La décoration de “la pysanka” c’est le résultat d’une longue et magique tradition depuis des siècles. Selon les Ukrainiens, la “pysanka” a conservé une fonction de talisman et d’offrande. Traditionnellement, la décoration des œufs par les femmes s’accompagnait de chants rituels.

Les pysanky (l’origine du mot vient du verbe « pysaty » qui veut dire “écrire” en ukrainien) sont écrits en utilisant la technique du batik. On écrit les symboles et ornements sur l’oeuf blanc avec de la cire d’abeille fondue qui coule d’un instrument spécial nommé « kistka ». La cire protège les parties qui doivent rester blanches.

 

kistka

 

Quand on a fini d’écrire tous les symboles dans toutes les couleurs, on fond la cire sur l’œuf contre la flamme d’une bougie. On essuie rapidement la cire fondue pour dévoiler toutes les couches de couleurs et les symboles. En fait, la technique est vraiment compliquée, je l’ai étudiée pendant quatre ans avant d’écrire les symboles.

  

La pysanka se compose de trois parties distinctes mais unies.

  • celle de l’œuf, qui est le support matériel de l’ornement et des mythes.
  • celle de l’ornement, qui est un signe-symbole.
  • celle de la couleur, qui a sa propre symbolique.

Les motifs, les couleurs et les symboliques sont choisis en fonction des vœux que l’on souhaite transmettre.

  • Amour: points, cercles, pétales (qui symbolisent également les larmes de Marie);
  • Connaissance: losange et carré;
  • Christ: quadrillage;
  • La Trinité: triangle « Père, fils et Saint-Esprit», «feu, air, eau»;
  • Jésus-Christ: étoiles à huit branches;
  • Protection contre les démons: spirales, serpents.

Les motifs représentent la faune et la flore sont également très utilisés en raison des origines païennes de cet art.

  • Protection: renard;
  • Christ: poisson;
  • Protection: dents de loup;
  • Richesse, abondance: cerf, cheval;
  • Santé, prospérité, protection: cornes des animaux;
  • Symboles de la résurrection: insectes et papillons;
  • Fertilité et exaucement de tous les souhaits: oiseaux;
  • Santé, abondance de la récolte: blé;
  • Jeunesse, force, santé: aiguilles de pin;
  • Beauté et humilité: fleurs;
  • Vie, croissance: feuilles.

A l’origine, les pysanky n’avaient que 3 couleurs: le blanc, le marron et le noir. On les appelait les Trypillian. Au fil des années, le panel des couleurs s’est diversifié et les motifs sont devenus plus recherchés et plus symboliques.

  • Blanc: pureté;
  • Jaune: spiritualité, abondance, prospérité;
  • Vert  jeunesse, croissance;
  • Rouge: beauté, amour, joie, vie;
  • Marron: terre nourricière;
  • Bleu: ciel, bonne santé;
  • Orange: pouvoir, endurance;
  • Noir: respect;
  • Rose: succès;
  • Violet: force mentale.

Les Ukrainiens croient aux qualités magiques de la pysanka et espèrent qu’elle apporte le bonheur, la santé, la prospérité et la protection. Avant, la pysanka était associée aux rites de la glorification du soleil et du renouveau de la vie sur terre, elle a pris un caractère essentiellement chrétien avec l’avènement du christianisme en Ukraine, en l’an 988.

Aujourd’hui offrir une pysanka en cadeau est un véritable geste de respect, d’amitié et d’amour.

http://www.voyages-ukraine.com/Paques-orthodoxe-ukraine

http://www.ukemonde.com/pysanka/L’Oeuf%20ukrainien/

https://pysanky.wordpress.com/

http://www.yearn-magazine.fr/pysanka-diy/

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