Les Amérindiens, peuples autochtones du Canada

Les Amérindiens, peuples autochtones du Canada

Par Isabelle Montgoméry

Le Canada est fier d’être l’un des pays les plus multiculturels du monde, mais une culture qui continue de lutter pour être acceptée est celle des peuples des premières nations. En fait, les Amérindiens vivaient heureux en Amérique du Nord depuis de nombreuses années avant que les empires britanniques et français  aient commencé à coloniser leur terre au XVe siècle. Cette colonisation a été motivée par le désir d’agrandir leurs empires, d’acquérir des ressources de la terre et de gagner du pouvoir. Au début, les peuples autochtones et les empires européens étaient alliés, créant de bons liens commerciaux entre les deux, mais avec la rivalité entre les Britanniques et les Français pour créer l’empire le plus puissant, les colonisateurs ont commencé à opprimer les Autochtones. Premièrement, ils ont isolé les peuples des premières nations sur des terres précises où ils devaient vivre, appelées des réserves.  Ils voulaient contrôler les Autochtones et les convertir en sujets fidèles à la monarchie et la meilleure façon de le faire était à travers la religion. Donc les colonies ont créé des écoles chrétiennes appelées les pensionnats pour les enfants autochtones. Là, ces enfants n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle ou pratiquer d’autres coutumes de leur culture. S’ils désobéissaient à cette interdiction, ils étaient punis d’une manière sévère par des châtiments corporels, des négligences et des abus sexuels. Pour mettre ces écoles en contexte, le dernier pensionnat à être fermé était en 1996. C’est très récent. Mais comment est-il possible que tant de colonisateurs aient pu justifier ce génocide culturel? En fait, c’est grâce au pouvoir du langage. En utilisant un vocabulaire déshumanisant pour faire référence aux peuples natifs, tel que “barbares”, “sauvages” et “les autres”, ils sont montrés comme des êtres qui valent moins que les colonisateurs, ce qui crée un sens de légitimité.

[Photographie d’élèves du pensionnat Fort Albany lisant dans une classe supervisée par une religieuse vers 1945.]

Ce que beaucoup de personnes ne réalisent pas est que le colonialisme a toujours des conséquences négatives sur les Amérindiens dans notre société.  Ces peuples ont eu tant de mal à s’adapter et à s’intégrer à notre culture essentiellement européenne. En fait, ils ont du mal à trouver leur identité car ils sont partagés entre deux cultures. Beaucoup ne s’intègrent pas à leur culture autochtone parce qu’ils n’ont jamais appris leur langue maternelle, alors qu’ils ne s’intègrent pas à la culture européenne en raison du racisme enraciné dans notre société à la suite de la colonisation. Cela  provoque chez les Autochtones une sorte de crise d’identité. Beaucoup sont déprimés et souffrent d’alcoolisme et de toxicomanie. La pauvreté entrave leur capacité à vivre en bonne santé, alors que leurs conditions de vie dans les réserves sont dangereuses et malsaines. En conséquence, le suicide est un gros problème dans la communauté. Ce racisme enraciné dans nos institutions que j’ai mentionné est très présent mais manque de représentation dans les médias. Par exemple, la police est une institution construite pour maintenir l’ordre et à maintenir la sécurité de la population. Cependant, ils ont tendance à rester à l’écart des réserves, car ils les considèrent comme un problème qu’ils ne veulent pas essayer de résoudre.  Les Autochtones restent vulnérables, en particulier les femmes. Les femmes risquent six fois plus que les non-autochtones d’être assassinées, et il y a un surplus de femmes autochtones disparues qui ne sont pas recherchées. De plus, la police laisse des Autochtones mourir de froid dans la neige au lieu de les aider, comme une manière de se débarrasser du problème. Il est clair qu’ils sont plutôt perçus comme des citoyens de deuxième classe que comme des membres de la communauté.

Les Amérindiens commencent à échapper à cette oppression, mais il reste encore beaucoup à faire. Le gouvernement canadien a officiellement présenté ses excuses aux peuples amérindiens et leur a donné une compensation financière telle que l’université gratuite et moins d’impôts. Tout cela semble vraiment génial et utile, mais en réalité, je ne le vois pas comme assez pour les aider. Ils n’ont toujours pas de voix autonome et les gens doivent commencer à écouter leurs besoins. Ce n’était qu’après l’université que j’ai commencé à apprendre les injustices sociales que subissent les Amérindiens et le manque de voix qu’ils ont. En fait, avant ça je n’avais appris que la « découverte du Canada » sous une connotation positive, plutôt que par le génocide culturel de la colonisation. J’ai alors commencé à reconnaître le manque de voix de ces gens. Même avec l’université gratuite, il n’y avait pas un seul Amérindien dans aucun de mes cours universitaires. Même s’il y a tellement de femmes autochtones disparues et assassinées nous n’en entendons pas parler aux nouvelles. J’utilise ma voix aujourd’hui pour vous informer sur les atrocités et les injustices subies par les peuples des Premières Nations et sur l’impact que cela leur inflige aujourd’hui, pour représenter ces personnes qui manquent de représentation et qu’ils utilisent ma voix pour leur bien.

[

La Marche des femmes 2018 lève les poings et tient des pancartes pour soutenir les femmes autochtones disparues et assassinées.

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Sources :

https://www.erudit.org/fr/revues/ss/1991-v40-n3-ss3508/706543ar.pdf
https://www.liberation.fr/planete/2016/08/31/autochtones-le-canada-en-quete-de-verite-sur-ses-victimes-oubliees_1475789
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1093456/autochtones-morts-violence-policiere-interventions-policieres-saskatchewan
https://www.theguardian.com/world/2017/oct/06/decades-after-government-seizure-of-children-indigenous-canadians-will-receive-compensation
https://www.theguardian.com/world/2015/jun/06/canada-dark-of-history-residential-schools
https://www.facinghistory.org/stolen-lives-indigenous-peoples-canada-and-indian-residential-schools/chapter-4/punishment-and-abuse
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/723529/pensionnats-autochtones-genocide-culturel-selon-commission-verite-reconciliation
Randonnée à Hong Kong

Randonnée à Hong Kong

par Qianyu CAZELLES

 

Le Sentier Dragon’s Back

Quand on parle de Hong Kong, on parle souvent de sa densité d’habitants, ses jungles d’immeubles  son paradis du shopping, etc. On a l’impression qu’elle n’est qu’une ville enterrée sous les gratte-ciel et qu’il n’y aucun espace naturel. Loin de ça, paradoxalement, Hong Kong, est aussi une de villes internationales les plus vertes, dont 75%(1) de la superficie est couverte par l’espace vert et dont 40%(1) de la terre est remplie de parcs nationaux et réserves naturelles, dans laquelle se trouve plus de 300 kilomètres de sentiers de randonnées. Et oui, Hong Kong n’est pas seulement le paradis du shopping, elle est également le paradis de randonneurs.

Le Sentier Maclehose

Parmi les centaines de sentiers et chemins de randonnées, il y a le Sentier MacLehose à New Territories, le Sentier Wilson à l’île de Hong Kong, le Sentier du Mont de la Roche du Lion à Kowloon, et le Sentier Lantau sont les plus connus, avec lesquels on peut bien découvrir la beauté des quatre principaux territoires de Hong Kong.

La carte de Hong Kong
La carte de Hong Kong

Le Sentier MacLehose, inauguré le 26 Octobre 1979(2), dont la totalité fait 100 kilomètres(2) de long, est le plus long des chemins de randonnées hongkongais. Ce magnifique sentier, balisé à chaque intervalle de 500 mètres par des bornes(2), passe à travers une richesse de paysages naturels, où on peut trouver des plages sablées et des montagnes tropicales. Ne soyez pas effrayés par les 100 kilomètres, en fait, le sentier se compose de 10 étapes(2), dont chaque étape peut être commencée et terminée facilement avec des transports communs. Pour ceux qui aiment  les paysages sauvages et les plages de sable et ceux qui veulent faire aisément une randonnée, je vous conseille l’étape 1. Pour ceux qui ont hâte de rencontrer des singes et de se balader  avec eux, l’étape 6 ou 7 est parfaite pour vous et pour ceux qui aiment le défi des randonnées : l’étape 4, y compris un des sommets les plus élevés où vous trouverez une vue panoramique fantastique sur des passages urbains et des passages forestiers est un des meilleurs choix.

L’Oxfam Trailwalker

La randonnée n’est pas seulement une activité, mais aussi une culture hongkongaise avec un impact international. Chaque année, plus de 4 000 randonneurs(3) viennent  de différents pays à Hong Kong, pour participer au Oxfam Trailwalker, une initiative d’un organisme de bienfaisance, dans laquelle un groupe de 4 challengers doivent traverser et terminer ensemble le parcours du 100 kilomètres du Sentier MacLehose pendant un temps limité, normalement entre 24 heures et 48 heures(4). Cette activité sportive est à l’origine d’un exercice d’endurance pour entraîner les armées britanniques à Hong Kong par le Queen’s Gurkha Signals depuis 1981. A partir de 1986, elle s’est transformée en une activité civique, pendant laquelle les participants recueillent des fonds pour aider les personnes pauvres en Asie, en Afrique, etc. Jusqu’à maintenant, elle a recueilli plus de HK$ 570 millions(5) (environ 65,26 millions euro) pour aider les nécessiteux.

Le Sentier Dragon’s Back

Le Sentier Dragon's Back
Le Sentier Dragon’s Back

Enfin, pour ceux qui n’ont  que seulement quelques jours pour rester à Hong Kong, et veulent profiter de  la beauté de la nature, le Sentier Dragon’s Back, réputé comme un des meilleurs sentiers de randonnées du monde par le National Geographic(6), serait votre choix. Il se situe à l’île principale de Hong Kong, Hong Kong island où on peut prendre le minibus 9 à partir de Shau Kei Wan, un joli quartier traditionnel, pour arriver au point de départ. Le trajet dure environ 2,5 heures pour l’aller simple et se termine sur un magnifique village de pêcheurs où on peut se reposer sur une plage de sable ou se baigner ou manger aux restaurants de fruits de mers,et après on peut prendre le même minibus pour retourner au centre ville.

Le sentir s’appelle Dragon’s Back, parce que son chemin ressemble à un dragon qui s’allonge son dos au-dessus de la mer et des forêts. Au début, il nous amène dans une petite forêt tropicale, où nous devons monter quelques centaines d’escaliers. Ne soyez pas découragés, car c’est la plus difficile étape et cela dure seulement 10 à 15 minutes. Après, on arrive au dos  du “dragon”, et le trajet sera plutôt plat. Celui dure environ 1h30, dont un côté est la mer bleue et l’autre côté est la colline verte, ce qui nous donne un paysage de paradis avec du vent frais. La fin du sentier descend jusqu’au village Shek’O, où il y a un terrain de golf et une plage blanche . La vue  d’en haut est vraiment merveilleuse et c’est un de mes paysages préférés.

La plage de Shek’O

Après, on peut louer un transat à 2 euros pour s’allonger sur la plage de ce village. Ou pourquoi pas faire un barbecue au bord de la mer? Celui coûte environ 20 euros par personne dans les restaurants là-bas et pour moi, c’est la meilleure activé à faire pour mettre fin à cette magnifique randonnée.

 

 

 

(1)http://hkcitylife.com/index.php?route=product/product&path=105_269_271&product_id=2061

(2)https://fr.wikipedia.org/wiki/Sentier_MacLehose

(3)http://www.oxfamtrailwalker.org.hk/

(4)https://en.wikipedia.org/wiki/Trailwalker

(5)http://www.discoverhongkong.com/fr/see-do/events-festivals/events-calendar/details.jsp?id=75233

(6)https://www.momondo.be/fr/discover/article/que-faire-a-hong-kong-gratuitement

La carte de Hong Kong:https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Hong_Kong_Base_Map.svg

Pourquoi devons-nous visiter Ispahan ?

Pourquoi devons-nous visiter Ispahan ?

par Babak MOHAMMADI JOBANI

La place Naghsh-e Jahan

Je suis un pur produit iranien exporté dans le sud de la France, c’est mon premier voyage en Europe et en France. Quand je suis arrivé en France, j’ai été très impressionné par la culture et l’architecture française : la beauté des villes françaises m’a étonné. Pour moi, l’idée du blog était comme une révélation, je peux profiter de cette opportunité pour vous présenter l’une des villes d’Iran qui possède une bonne réputation pour sa culture et son identité.

Ispahan ou Isfahan (en persan) est la troisième ville la plus peuplée d’Iran après Téhéran, la capitale d’Iran et Mechhed. C’est une ville mythique qui est située principalement dans le centre d’Iran. Ispahan a été sélectionnée comme capitale d’Iran par de nombreux rois iraniens. Les mesures qui ont été prises par Chah Abbas (le roi Safavide) ont fait d’ Ispahan une véritable vitrine de l’architecture et de l’art iraniens. Maintenant Ispahan a une grande réputation pour ses musées, ses lieux historiques et ses mosquées. Elle est devenue une partie indéniable de l’identité historique des Iraniens.

Ispahan est une ville d’art et d’histoire dans laquelle vous adorerez vous balader. Dans cette cet article, je vais essayer d’illustrer une petite partie de la beauté de cette ville.

Première partie : culture, patrimoines et architecture

Le pont Allahverdi Khan

Le pont Allahverdi Khan aussi appelé pont «aux trente-trois arches» a été construit pendant la période Safavide vers 1608 plus précisément à l’époque de Chah Abbas. C’est l’un des ponts les mieux connus d’Iran. Il offre ainsi une possibilité de promenade à plusieurs niveaux, selon la hauteur de l’eau. Il sert de lieu de passage, mais aussi de barrage pour réguler le cours de la rivière. En le traversant, grâce aux marches qui existent au bas de cette structure, l’eau produit un effet de grandes fontaines. Dans le passé, ce pont a été le lieu de nombreuses célébrations.

Le pont Allahverdi Khan ou les trente-trois arches»

La place Naghsh-e Jahan (“ Image du monde” en français)

Elle est située dans le centre historique de la ville d’Ispahan, elle est aussi l’une des plus grandes places du monde. Elle illustre très bien la vie sociale et culturelle de la Perse pendant la dynastie des Séfévides grâce aux efforts déployés, en 1979, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO comme site historique important.
La place possède la forme d’un rectangle avec une surface de près de 89 600 mètres carrés. Sur les quatre côtés de ce rectangle, il existe des structures qui attirent l’attention de tout le monde, elle est entourée par des monuments historiques importants de l’époque safavide : la mosquée du Chah au Sud, le palais Ali Qapu à l’Ouest, la mosquée du Cheikh Lotfallah à l’Est et une des portes du grand bazar d’Ispahan sur le côté Nord.

La place Naghsh-e Jahan-le palais Ali Qapu

Parmi les autres lieux historiques d’Ispahan, je peux souligner le palais de Chehel Sotoun, Menār Jombān et le palais de Hasht Behesht.

L’architecture de Perse :

L’architecture d’Iran est une architecture avec une tradition et un héritage très anciens mais la chute de l’Empire des Perses face à l’invasion des armées islamiques a révolutionné  quelques aspects de l’architecture iranienne, c’est le moment où les Iraniens ont commencé la construction des bâtiments religieux.  Il existe plusieurs formes et éléments dans le style d’ de l’architecture iranienne, mais pour la construction des lieux religieux comme les mosquées, des arts comme la calligraphie, le travail du stuc, le travail des miroirs et le travail de la mosaïque ont été extrêmement mélangés. Le Muqarnas est aussi un élément décoratif en forme de nids d’abeilles qui est réalisé en stuc peint, en bois, en pierre ou en brique, quand vous entrez dans la Mosquée du Chah, la beauté de cet art frappe vos yeux.

L’architecture de Perse-Le Muqarnas

Deuxième partie : l’artisanat d’Ispahan  

Les Iraniens accordent une place très élevée à l’art et aux activités artistiques. L’art en Iran a ses racines dans la culture, les coutumes de ses peuples et leurs sentiments instinctifs. Mais les produits d’artisanat que vous trouvez à Ispahan sont très uniques par rapport aux œuvres d’autres provinces. La ville d’Ispahan est un centre majeur d’artisanat traditionnel iranien depuis la période safavide.  Aujourd’hui, selon l’Office d’aménagement du territoire d’Ispahan, au moins 9000 ateliers et entreprises d’artisanat ou d’arts populaires fonctionnent à Ispahan dont la plupart sont situés sur la place historique « Naghsh-e Jahan ». Le secteur créatif et artistique d’Ispahan comprend le plus haut taux de spécialistes du pays dans plus de 100 domaines différents, notamment le tissage de tapis, la ferronnerie, la menuiserie, la céramique, la peinture et l’incrustation, sous diverses formes. Le tapis persan est très connu dans le monde entier. Ici je vous présente d’autres arts qui sont les éléments essentiels et les manifestations les plus distinguées de la culture et de l’art persans.

Khatam kari

C’est un travail de marqueterie fine et minutieuse. Cette technique consiste à réaliser des motifs, par exemple des formes en étoile.

Khatam kari

Mina Kari

Il est présenté comme une technique créative qui utilise la fusion des minéraux à la couleur et décorer des surfaces métalliques (or, argent et cuivre).

Mina Kari

Sources :

https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2014/12/09/sur-les-ponts-d-ispahan_4537367_4497319.html

http://www.connecting-isfahan.com/fr/page_10126.html

https://shoesyourpath.com/iran-visiter-ispahan-et-ses-merveilles/

https://www.irancultura.it/fr/Cat%C3%A9gorie/artisanat/

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Al%C3%AD_Qapu.jpg

 

 

Le cosmopolitisme de Trinité-et-Tobago

Le cosmopolitisme de Trinité-et-Tobago

par Jamila Jacob

Le pays de Trinité-et-Tobago est un état constitué par deux îles dans la Mer des Caraïbes. La population totale de ces deux îles ne compte plus de 1,5 million, mais l’histoire des habitants, et leurs ascendants, est assez riche et profonde. L’histoire de Trinité-et-Tobago consiste en un collage fabriqué en matériaux de plusieurs types et d’origines variées. Les îles étaient habitées par quasiment tous les groupes ethniques, premièrement avec les indigènes qui occupaient la terre jusqu’à l’invasion exploiteuse de Christophe Colomb et des Espagnols.

Je suis  passionnée par  ce sujet, non seulement car je suis patriote, mais aussi car  je suis fière d’être construite de plusieurs groupes ethniques. Mes racines sont très diverses :  africaines, indigènes, espagnoles et chinoises.

Comme d’autres régions aux Caraïbes, deux groupes principaux, qui s’appellent « Kalinagos» et « Tainos » vivaient sur les îles. Ils ont créé la base de la culture trinidadienne à propos des traditions culinaires, des éléments sociaux comme les noms des endroits (les rues, les villes et les régions) et de la langue (les mots du dialecte trinidadien).

Ensuite, l’arrivée de Christophe Colomb et les Espagnols en 1498 a apporté une forte influence à plusieurs éléments historiques, culturels et « sociopolitiques ». Tandis que la majorité de la population indigène était éliminée à cause des affrontements violents avec les Espagnols, le surmenage, le suicide et les maladies qui ont été répandus par les Espagnols et  leurs animaux ; il y a eu un métissage des deux groupes ethniques pour créer les « mestizos » (européen + indigène).

les Européens et les Indigènes

Cependant, l’occupation espagnole n’a  pas modifié seulement les racines du peuple de Trinité-et-Tobago, mais cela a formé aussi la fondation « sociopolitique » et économique des deux territoires qui sont devenues ensemble un état républicain.

En 1498, Trinité est devenue officiellement une colonie espagnole. Suite à la décimation des indigènes, en Amérique et aux Caraïbes, les Européens devaient trouver une autre source de main-d’œuvre et par conséquent, la traite transatlantique des esclaves a émergé. L’esclavage est un grand phénomène qui a influencé la démographie du pays de manière puissante. Les produits principaux comprenaient le cacao et le coton mais la canne à sucre est devenue le produit premium. Comme la demande de ce produit pour les pays métropolitains augmentait et l’industrie était sur le point d’exploser, l’installation forcée des esclaves africains augmentait aussi. Mais, malgré l’assimilation culturelle forcée, les Africains ont apporté et retenu quelques éléments de culture et tradition à propos de la nourriture, la religion, les arts et la langue créole. 

En 1783, la Couronne espagnole a mis en place le système du décret ou «Cédula» qui a attiré des planteurs français pour implanter des entreprises de la canne à sucre à Trinité. La capitale, Port d’Espagne (Port of Spain), était très active car tout le monde créaient des activités économiques. L’arrivée des Français a ajouté un autre « ingrédient » au mélange de la population multiculturelle des deux îles (Trinité-et-Tobago). Le métissage entre les Français et les Africains a créé des mulâtres ou des «créoles». Également, la présence française a influencé la création de beaucoup de traditions du Carnaval qu’on observe aujourd’hui. Ils étaient essentiels aussi pour former la langue créole de base française, le «patois», celle qui était utilisée par les Africains pour communiquer. Malheureusement, le patois français n’a pas été retenu, mais il y a quelques mots et phrases qu’on utilise toujours.

En 1797, la Trinité a été conquise par la Grande Bretagne et elle est devenue une «Crown Colony» (Tobago est devenue une partie officielle de la colonie Trinité-et-Tobago après un processus d’annexe entre 1883 et 1899). Les Britanniques continuaient avec l’exploitation de la canne à sucre, mais en 1838, l’industrie a changé avec l’abolition de l’esclavage. L’administration a vécu une diminution de la main d’œuvre car, logiquement, la plupart des Africains libres ne voulaient pas travailler sous son nouveau système de «métayage».

Pour essayer de récupérer d’une période de dépression économique, les Britanniques ont cherché des travailleurs parmi d’autres colons caribéens, d’Afrique, d’Inde, de Chine et de Portugal par un plan d’immigration. Ce plan n’a pas réussi sauf avec les Indiens qui se sont installés à grande échelle à partir de 1844, une période qui a marqué le début du système d’apprentissage ou «Indentured Labour». Les Indiens ont contribué à la fondation culturelle de Trinité-et-Tobago avec la religion (l’hindouisme et l’islam), la nourriture, la langue et les arts.

Au début des années 1900, l’industrie du sucre a vécu un décalage qui a catalysé sa fin éventuelle. Cependant, l’expansion de la composition socio-économique et historique continuait. Pendant les années 1930, les Syriens et Libanais, qui étaient en fuite à cause de la persécution religieuse, sont arrivés à Trinité-et-Tobago. Aujourd’hui, ils font un pourcentage minoritaire de la population du pays et la majorité s’occupe des entreprises comme des grands supermarchés et centres commerciaux.

Tandis que la composition ethnique changeait, la structure politique évoluait. En 1946, le suffrage universel a été établi.  En 1962, grâce aux actions des hommes politiques trinidadiens, principalement Dr. Eric Williams, l’Indépendance a été proclamée (Williams est devenu le premier Premier ministre du pays). 

Dr. Eric Willliams. Premier Premier ministre

Quelques années suivantes en 1976, le pays de Trinité-et-Tobago est devenu officiellement une république. Même si la colonisation britannique a est terminée, quelques éléments de cette histoire vivent dans notre structure politique et législative, le système d’école, la langue et l’architecture.

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous profitons d’un pays qui est caractérisé par la diversité et la tolérance. Chaque groupe a joué un rôle important pour fonder la culture que nous partageons au à présent.

Malgré la superficie assez petite et une population qui ne compte que de 1,5 millions, l’histoire de Trinité-et-Tobago est assez riche et même aujourd’hui elle continue à évoluer.      

 

 

 

Les sources du  texte

http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/vagues-de-colonisation-et-de-controle-de-la-caraibe/vagues-de-colonisation/l-ile-de-trinidad-1498-1962.html

http://www.triniview.com/TnT/Baltic.htm

https://www.natt.gov.tt/sites/default/files/pdfs/The-Rise-and-Fall-of-King-Sugar.pdf

 

Les sources des photos

www.gettyimages.com

www.wikipedia.com

www.looptt.com

www.cnc3.com

Les Japonais sont-ils timides ?

Les Japonais sont-ils timides ?

Par N. SATO

 Je sais que les étrangers disent ou considèrent que les Japonais sont timides. Cependant, ce cliché des Japonais me semble correct et bizarre à la fois. “La timidité japonaise” pour les étrangers peut-être ne reflète pas la timidité mais d’autres choses pour les Japonais. Que l’interprétation de cette timidité par les étrangers soit vraie ou fausse, il est fortement possible que la timidité japonaise éloigne les étrangers des Japonais selon la difficulté d’intégration dans la société japonaise que mes amis étrangers trouvent. Du fait que le nombre d’étrangers qui rendent visite au Japon et y habitent augmente rapidement depuis quelques années, la séparation entre les étrangers et les Japonais au Japon est ce qui m’inquiète et c’est ce pourquoi j’ai choisi ce thème.

 Dans ce blog, j’aimerais bien analyser cette séparation à en relation avec l’idéologie et à la culture japonaise et proposer quelques situations où les étrangers peuvent finalement s’unir  avec des Japonais.

 Tout d’abord, je voudrais montrer quelques statistiques sur les étrangers au Japon afin de vous expliquer leur actualité dans la société japonaise. Ensuite, je vais vous parler de la timidité japonaise en présentant des idéologies japonaises et la langue japonaise pour savoir la raison pour laquelle les étrangers au Japon ont des difficultés à se lier aux les Japonais. Au final, je vais vous suggérer “Izakaya” et “Sento” comme des endroits qui peuvent aider les étrangers à se rapprocher des Japonais.

 Selon les statistiques de JNTO, la présence de visiteurs étrangers au Japon continue à monter depuis 2012 et elle s’est élevée à environ 32 millions en 2018.  “Le nombre d’habitants étrangers au Japon a augmenté jusqu’à 2,63 millions en 2018 et c’était la plus grande augmentation depuis 1959” (cf le journal Asahi, 2018). Ainsi que ces statistiques le montrent, l’accueil des étrangers au Japon est un phénomène moderne pour le Japon. Selon le quotidien régional Ouest-France, le nombre d’étrangers au Japon continuera à évoluer en plus dans l’avenir proche en accueillant des migrants pour couvrir le besoin de main-d’oeuvre à cause du vieillissement de la société japonaise.

 A supposer que des conflits culturels se produisent avec l’augmentation de visiteurs étrangers au Japon, il faut considérer les problèmes des étrangers surtout quant à l’intégration dans la société. Comme je viens d’expliquer que la timidité japonaise peut-être la cause de difficultés relationnelles entre les étrangers et les Japonais, je vais ensuite en discuter.

 Selon cet article lu sur Internet (1) ce que les étrangers interprètent comme la timidité japonaise est l’hésitation de présenter directement leurs opinions et sentiments. Les Japonais ont tendance à éviter de dire directement ce qu’ils pensent aux autres de peur qu’ils provoquent initialement des conflits avec les autres. Cette hésitation est, en effet, une de politesse dans la société japonaise. Le niveau de ce comportement est proportionnel à la proximité avec les gens. Les Japonais sont plus décontractés en abandonnant leur attitude formelle avec des gens dont ils se sentent proches alors qu’ils la gardent encore lors de la communication avec des gens inconnus. Comme les étrangers agissent autrement en raison de leurs différences culturelles, les Japonais accentuent leur expression de politesse même si la politesse n’est pas forcément partagée avec les étrangers. En conséquence, cette action japonaise au nom de la politesse est interprétée comme la timidité japonaise.

 A supposer qu’il soit indispensable d’employer la politesse dans la société hiérarchique chez les Japonais, elle soutient leur relation humaine dans une certaine mesure. Cependant comme je mentionne ci-dessus, elle peut rendre les étrangers confus par rapport à la mentalité japonaise. Il me paraît qu’elle n’est plus un outil efficace surtout dans la vie contemporaine où les Japonais forment un peuple moins homogène. Je trouve important que les Japonais se rendent compte que la politesse peut fragiliser la relation avec des étrangers, et que les étrangers sont plus à l’aise en parlant avec des Japonais sans elle. En revanche, ce que je conseille aux étrangers quant au rapprochement avec les Japonais est d’aller où ils sont plus décontractés : l’Izakaya et le Sento par exemple. 

L’ambiance d’un Izakaya

L’Izakaya est un restaurant japonais combiné avec un bar où les Japonais passent un moment avec leurs amis, collègues et familles en mangeant les repas et buvant de l’alcool. Il signifie exactement “l’endroit où il y a de l’alcool”. Bien  que l’alcool soit mal pour notre santé, il les aide à se désinhiber dans l’activité sociale. La raison pour laquelle je recommande l’Izakaya aux étrangers est la proximité aux autres. La plupart des Izakayas préparent des endroits où nous partageons la même table avec des gens inconnus, et je trouve que c’est son caractère unique. Grâce à son style, la communication, même le partage des repas et de l’alcool, avec des voisins peut arriver. Il est possible de faire de nouvelles connaissances avec des serveurs et d’autres visiteurs après que vous fréquentiez régulièrement un Izakaya favori.

 Par ailleurs, je vais vous donner un conseil : allez au Sento surtout si vous n’aimez pas l’alcool.

L’entrée du Sento

“Le Sento” – Selon Le Ministre de Santé, Labeur et Sociale du Japon, le Sento est “le bain-douche public, un endroit qui est utiliser quotidiennement pour la nécessité sanitaire des habitants locaux. Vous pouvez vous baigner pour un prix déterminé par chaque département, environ 3 euros. Pour les Japonais, se baigner dans un bain public est une activité habituelle. Comme il y a une expression japonaise disant que “On a pris un bain ensemble” pour montrer une amitié proche, se baigner est un moyen de rapprocher la distance avec des autres parmi les Japonais. Lorsque j’étais au Japon, il y avait un Sento juste à côté de mon appartement. Je l’ai utilisé même si je pouvais prendre un bain chez moi. Je ne l’utilisais pas seulement pour me baigner dans un bain plus grand mais aussi pour avoir de petites conversations avec des dames locales et le propriétaire du Sento. A la différence de l’Onsen qui est aussi une sorte de bain public, beaucoup d’usagers sont locaux et aller au Sento est dans leur routine quotidienne. Ainsi, d’après moi, le Sento peut vous donner une opportunité de vous familiariser avec votre voisinage et avoir de nouvelles relations sociales.

 D’autre part, vous pouvez simplement apprécier l’ambiance et le bâtiment historique du Sento car ce n’est pas rare qu’un Sento garde encore son architecture originaire construite au vingtième siècle sans avoir été modernisée. Ce serait une expérience de la culture japonaise de cette époque-là pour vous.

 Pour terminer, j’ai discuté ici par rapport à un aspect de la culture japonaise – la timidité en abordant qu’elle est problématique lors de la communication inter-culturelle. Personnellement ça me perturbe lorsque la timidité pour être poli ne fonctionne pas bien avec qui ne la connaît pas. L’habitude d’être timide des Japonais est donc la mienne sans doute. En écrivant ce blog, je souhaiterais que vous soyez intéressés à la culture japonaise et que vous ayez de la chance d’aller dans mon pays pour vous en assurer de vos propres yeux. Le plus important, c’est que nous fassions des expériences en réalité pour constater les témoignages que vous entendez.

 

Citations:

[Consulté le 6 avril 2019]

[consulté le 27 mars 2019]

[consulté le 27 mars 2019]

[consulté le 31 mars 2019]

[consulté le 6 avril 2019]

[consulté le 6 avril 2019]

 

Ressources:

  • La timidité japonaise

http://www.ritsumei.ac.jp/acd/cg/ir/college/bulletin/Vol.22-2/08_Kimura.pdf

http://u-note.me/note/47506034

http://japanization.org/les-origines-complexes-de-la-politesse-des-japonais/

  • Sento

https://ja.wikipedia.org/wiki/銭湯

https://www.mhlw.go.jp/toukei/saikin/hw/eisei_houkoku/17/

 

Photos:

(2) https://www.flickr.com/photos/johnsonwang/5990392205/in/photolist-a8mjUe-4bNCAR-24FYMqh-Eyy4q5-24KKtsp-4bSyhJ-4bT6fw-owFqaX-oP8Jgy-6UK7sQ-oP8JL1-owEFXH-owEK3S-owEJQY-dp4C5i-owEFYK-oP8Jx5-dp4Geh-owEKgs-owFqD2-oM8M4o-9Fe2TK-owEFGc-dp4HVU-24KKuf6-6eMHDu-owEK6N-21BeNc3-Eyy4Af-24FYN6q-24FYNLJ-anjGC9-angN56-21BeMNC-dp4xLa-9FgXvN-5m7hHQ-oPasdF-dp4Lbf-dp4wSX-bTygWz-9FeePR-dp4K2L-9FdVcg-dp4JcG-dp4FZW-pmeiDi-7woE9E-21BeMmW-9Fe9Qg

 

(3) https://www.flickr.com/photos/amehare/290584904/in/photolist-rFjLy-amTey2-5nbjRM-64Yyo4-57g4uc-kKrkhc-SLXVRV-7if5Ld-pqdUDs-deAXjT-6PaDX7-gSYG5S-95zg4P-62Fg3o-d1JX5f-hCimJR-51e2ZJ-5yLaP3-e9xM7f-7cuybo-o3ocPL-8Va5KQ-prT1hj-89goXh-nH6PJo-5tLEjq-brKdhB-GDAwC-nJM4K7-b74noR-cLwCRL-7K7n9Z-7Za3P3-e11BhZ-5kAtDv-4kaZLb-9Qu6J9-653Rd9-5oEA1u-6Bhn6e-kTGpQx-3utiE7-e2RTTL-a8Cxid-pHf7QV-2b1MepT-bqa9p1-a3KypU-hCifjM-6dFP7Y

Certaines différences  dans la culture vietnamienne

Certaines différences dans la culture vietnamienne

par TL

Je suis née dans le Sud du Vietnam, influencée par l’éducation de mes parents qui viennent du  Sud du pays. Je ressens des différences de culture et de coutume du pays, fondamentalement sur le plan culturel.

Tout d’abord,  je voudrais présenter un peu de mon pays. Le Vietnam est en forme d’un S qui s’étire  sur 1650 kms. Ce qui fait que le climat est différent entre le Nord et le Sud mais le taux d’humidité est à peu près équivalent en moyenne  85 % dans les plaines où on cultive le riz.

Le Vietnam est situé dans le Sud-Est asiatique. Au Nord, Hà Nội est la capitale mais la plus grande ville, sur le plan économique est Ho Chi Minh ville dans le Sud, autrefois on s’appelait Sài Gòn. Le Vietnam est totalement indépendant depuis le 30 Avril 1975. Depuis le pays s’est beaucoup développé notamment à partir de 2001.

Ensuite, je voudrais présenter quelque différences entre le Nord et  le Sud du pays.

Il est certain que le Nord et le Sud présentent de nombreuses différences culturelles : l’éducation, la manière de vivre et les comportements ne sont pas les mêmes. Dans le Sud les gens ont été influencés par les Occidentaux avant l’indépendance alors que dans le Nord,  ils ont été influencés par les Russes et les Chinois.

L’éducation familiale  est plus exigeante au Nord. Le respect et la communication entre les membres de la famille sont importants. Les salutations doivent respecter la hiérarchie. Par exemple : si je suis à table avec mes grands-parents, le frère aîné de mon père, mes parents, le frère cadet de mon père. Je dois dire ‘ Bon appétit’ dans l’ordre à mes grands-parents, l’aîné de mon père, mes parents et enfin le frère cadet de mon père,  ensuite aux personnes âgées avant les autres alors qu’au Sud, cette pratique n’existe pas.

Dans le Nord, les parents accordent beaucoup d’importance à la position sociale, c’est pourquoi ils décident de l’orientation scolaire de leurs enfants. Alors que dans le Sud les enfants ont le droit de choisir leurs propres voies.

Ha Noi

La façon de vivre entre les deux régions est également différente. Au Nord les gens  économisent  plus et ils ont moins tendance à sortir tard le soir  alors qu’au Sud les gens dépensent librement, ils rentrent tard le soir d’après avoir eu une soirée avec des amis.

Par exemple : on trouve plus de magasins de vêtements, de restaurants et de bars à Sài Gòn qu’à Hà Nội. Les horaires d’ouverture et de fermeture sont plus variables dans les grandes villes du Sud.

Les femmes du Nord sont plus entreprenantes, elles s’occupent plus de leurs maris, leurs enfants et aussi  de la famille de leur mari que celles du Sud. Ces dernières s’occupent également de leur famille mais elles préfèrent que leur mari   partagent partage aussi les tâches familières quotidiennes .

Au Nord, les gens parlent  souvent de façon plus littéraire mais la tonalité  est très forte, contrairement au Sud où les conversations sont plus directes et douces. Chaque fois, je parle sans réfléchir et ma mère m’ordonne toujours ‘Il faut tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler’  ou elle nous dit aussi ‘ La parole est d’argent, mais le silence est d’or’, c’est la même signification mais la mère de mon amie enfance (sa mère  vient de Sud), elle parle directement ‘ fais attention à ce que tu dis’.

Depuis l’armistice, la grande majorité des habitants du Nord émigrent vers le Sud pour commencer  leur carrière étant donné qu’au Sud il y plus d’opportunités pour trouver du travail. En revanche très peu d’habitants du Sud émigrent vers le Nord.

Saigon

Au travail, les gens du Sud ont un esprit plus pratique et plus ouvert alors que les gens du Nord privilégient la théorie et la philosophie. C’est compliqué à expliquer pourtant  je vois bien la différence. Comme disait mon père ‘apprendre à penser comme le Nord et agir comme le Sud’.

 

 

Sources:

https://fr.wikipedia.or

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%C3%AAt_Nam

L’île de l’Orange de Chine

L’île de l’Orange de Chine

par Junyuan Zhou

Le panorama de l’île de l’Orange

 

Bien qu’habitant en France quasiment depuis sept mois, je viens de la province de Hunan qui se situe au centre de la Chine. Dans cette région, ce qui m’attire le plus, c’est l’île de l’Orange.

L’île de l’Orange se trouve à l’est de la ville de Changsha (c’est la capitale de Hunan) et fait également face à la montagne Yuelu (c’est une montagne connue de Hunan). Selon des documents historiques, c’est un banc de sable formé depuis la dynastie Jin (environ en 305 après J.C.) dans le cours inférieur de la rivière Xiangjiang ( c’est une rivière importante de Hunan). Elle couvre une superficie totale de 70m² et est entourée d’eau de tous côtés et s’étend  sur 16 kilomètres de long. Par ailleurs, si nous nous tenons dans la montagne Yuelu, l’île de l’Orange ressemble absolument à un vaisseau vert qui navigue au centre de Changsha et est prête à défendre cette ville.

L’île de l’Orange est réputée par sa profusion de plantes et d’animaux, en particulier la production d’oranges de haute qualité. Des milliers d’orangers sont plantés au milieu de l’île avec de riches récoltes en automne. En outre, il y a une plage plate d’un côté de l’île qui est un lieu de baignade naturel pour les visiteurs en été. À l’arrière de l’île Orange se trouve une piscine naturelle aux eaux claires et au sable blanc.

En réalité, il existe diverses légendes sur son origine. L’une des plus célèbres d’entre elles est liée aux pêcheurs. Cela raconte qu’auparavant, un groupe de pêcheurs vivaient au bord de la rivière Xiangjiang. Parmi les pêcheurs, il y avait un vieil homme surnommé “ La barbe” et il était très respecté. Pour montrer leur grand respect, les habitants ont demandé à sept filles de tisser une ceinture brodée avec l’image de l’île et le lui ont offert. “La barbe”  a accepté ce cadeau spécial et l’a toujours attaché aux reins.

Un jour, une tempête s’est déchaînée lorsque les locaux péchaient, le vent et les vagues étaient très forts. Mais pendant ce moment très dangereux, “La barbe” a senti qu’il y avait une énergie si forte à ses reins qu’il était profondément surpris, alors il a touché sa taille et a découvert que la ceinture lui donnait de la force. Ainsi, il a détaché sa ceinture et a tenté de la jeter aux autres pêcheurs qui luttaient difficilement contre la tempête… Merveilleusement, cette ceinture flottait dans la rivière, plus elle flottait longtemps, plus grande elle devenait, enfin, elle est devenue une île et tous les pêcheurs ont été sauvés. La forme de l’île a effectivement l’air d’une ceinture. Pour remercier, les pêcheurs ont décidé de s’installer et de cultiver là.

 

La sculpture artistique à l’effigie du premier président chinois Mao Zedong

 

Comme tous les Chinois savent que dans le manuel chinois de littérature du lycée, il existe un poème très connu écrit par le Président Mao: Changsha Sur l’air de Qin-yuan-chun (En chinois, c’est 沁园春-长沙). Il existe quelques belles phrases où il s’agit de l’île de l’Orange : “Seul, debout dans le froid d’automne, au cœur de la rivière Xiangjiang fuyant vers le Nord, à la pointe de l’île de l’Orange (la version originale : 独立寒秋,湘江北去,橘子洲头。).

Effectivement, le premier président chinois Mao Zedong suivait ses études universitaires à Changsha de 1913 à 1918. Pendant ce moment,  réfléchissant sur la sauvegarde du pays et des populations, il se rendait souvent sur l’île de l’Orange avec ses camarades pour y lancer diverses activités. De même, Mao Zedong passait beaucoup de temps à marcher sur la plage, à nager et à bronzer. Dans sa jeunesse, il se demandait toujours en utilisant son poème : “Je demande qui donc, sur ces vagues étendues, gouverne ce qui surgit, ce qui s’enfonce”. Cette phrase héroïque a également inspiré la jeune génération à faire des efforts.

En février 2007, pour représenter l’ambition de Mao Zedong, une sculpture artistique à son l’effigie de l’année 1925 a été construite  au bout de l’avenue principale dans l’île de l’Orange. Cette sculpture mesure 32 mètres de haut, 83 mètres de long et 41 mètres de large.

Personnellement, cette île est spéciale. En 2014, après avoir terminé mes études de lycée, j’ai voyagé avec mes meilleurs camarades dans l’île de l’Orange. Cet endroit nous a donné l’occasion d’améliorer notre relation. Ces dernières années, vu que nous étudions dans les villes différentes, nous n’avions pas de possibilité de réunion. Par conséquent, même s’il existe plusieurs sites touristiques dans cette ville, la visite de l’île de l’Orange m’a impressionné le plus, c’est la raison pour laquelle je partage avec vous ce sujet.

 

Sources:

  1. https://baike.baidu.com/item/%E6%A9%98%E5%AD%90%E6%B4%B2%E5%A4%B4#1_1
  2. https://baijiahao.baidu.com/s?id=1591649037976391806&wfr=spider&for=pc
Les Monticules de Terre aux États-Unis

Les Monticules de Terre aux États-Unis

par Jasmine Brandt

Les Natifs Américains sont les gens qui habitaient en Amérique du Nord avant que les colonisateurs européens aient déménagé là-bas au dix-septième siècle.  Nous ne sommes pas certains de la date exacte, mais il est évident que les Natifs habitaient dans le sud-est du région depuis les années 1000 avant J.-C.  Moi, j’ai habité dans l’état du Tennessee, aux États-Unis, pendant huit années de ma vie.  Quand j’étais jeune, j’ai eu l’occasion de visiter un site historique où on peut trouver les signes des vies de ces autochtones.

Le site s’appelle Shiloh National Park en anglais, et la traduction en français est « Le Parc National de Shiloh. »  Il a été nommé après une grande bataille pendant la guerre de Sécession des États-Unis, qui s’appelle La Bataille du Shiloh.  Cette bataille s’est  passée entre le 6 et 7 avril en 1862.  Dans la même région, il y a un parc nationale militaire où on peut visiter le cimetière où se trouvent plus que 3000 soldats.

Mais le site historique de Shiloh, pas le champ de bataille, est intéressant parce qu’on peut voir les « mounds » (le mot anglais) des Natifs.  Ce mot veut dire un tumulus (le mot latin) qui est une éminence artificielle dans la terre. On peut utiliser le mot anglais « mounds » parce que la traduction n’est pas exacte mais la plus proche est « monticules de terre. »  Un groupe particulier les a créés, et ce groupe s’appelle « bâtisseurs de tumulus » ou en anglais, « mound builders. » Les monticules ont été réalisées pour quelques raisons spécifiques. Premièrement, la raison la plus célèbre est que les monticules ont été créées pour l’enterrement.  Les gens vénérés dans la communauté pouvaient rester dans une monticule comme ça, mais les gens moins célèbres n’ont pas eu le même sort. Par exemple, les personnes vénérées peuvent inclure les chefs des villages ou les dirigeants religieux, comme les sorciers.  Deuxièmement, les monticules ont été réalisées pour les cérémonies et les rituels.  Par exemple Natifs ont pensé que chaque saison était sacrée, et quand chaque saison changeait, ils organisaient des festivals pour apaiser les dieux.  Alors les grands monticules étaient les lieux de rendez-vous et célébrations pendant chaque festivité.

Réalisation imaginatif d’une rassemblement des Natifs aux monticules (en haut, à la droite)

Aux États-Unis, il reste très peu de places dans l’est du où on peut voir les structures anciennes.  C’est très différent du reste du monde. Par exemple, en Europe ce n’est pas rare de voir un ancien pont ou bâtiment chaque jour quand on marche dans la rue.  Mais parce que les États-Unis était établie dans le XVIIIe siècle, il est vraiment un pays jeune. Alors, c’est vraiment remarquable qu’on puisse voir les choses faites par l’homme et aussi très anciennes.  En fait, après des fouilles archéologiques, on a appris qu’il y avait un petit village dans l’endroit qu’on appelle maintenant « Shiloh. »  Pendant les fouilles, des archéologues ont utilisé la datation au carbone pour déterminer l’âge des objets qu’ils ont trouvés.  Alors, on sait que cette ville était active vers les années 1200 après J.-C. La société là-bas était une chefferie où le chef était en charge de la communauté dans le village.  Les monticules avait des buts différents, mais pour la plupart était les lieux de rassemblement pour les membres de la société. Par exemple, on a découvert qu’il y avait des gens qui ont habité à côté de la rivière, qui étaient avec la communauté mais d’autres à 32 km des monticules.  Alors, c’était possible que ces monticules aient été fréquemment utilisés pour les réunions des membres, mais au quotidien seulement pour le chef, des aînés, et les chefs respectés au conseil.  

Un autre aspect notamment sur Shiloh est le fait que c’est possible de voir les vestiges des maisons préhistoriques.  Lors d’une enquête entre 1933 et 1934, des scientifiques ont découvert la présence évidente de maisons en bois et terre battue.  Même aujourd’hui, c’est possible de voir des bagues basses (des cercles) ou monticules sur la terre. C’est vraiment intéressant parce que ces structures sont très anciennes et ont résisté à l’épreuve de temps.

Mes ressources :

http://www.cosmovisions.com/monuTumulus.htm

https://www.nps.gov/shil/moundshistory.htm

https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=E40Iz6vd1LMC&oi=fnd&pg=PR5&dq=shiloh+indian+mounds&ots=eQ8_kCVkVo&sig=TbEFVvztRlkD43b1BDE8rLcrPjk#v=onepage&q=shiloh%20indian%20mounds&f=false

https://www.history.com/topics/american-civil-war/battle-of-shiloh

https://www.wdl.org/fr/item/4301/

 

Le Système d’irrigation de Dujiangyan

Le Système d’irrigation de Dujiangyan

par Wang Ziyu

Le Système d’irrigation de Dujiangyan

Ayant une histoire de 5000 ans, la Chine est un des pays les plus culturels. Nous pouvons traverser le pays en admirant les paysages magnifiques et les sites culturels. Aujourd’hui,  je voudrais vous présenter un système d’irrigation de la province de Sichuan, ma province de naissance, le système d’irrigation de Dujiangyan. Quand j’étais au lycée, j’ai visité le système d’irrigation de Dujiangyan avec mes amis. Nous avons voyagé avec un guide qui a magnifiquement expliqué l’histoire et la fonction du Dujiangyan. J’étais vraiment surpris par la créativité habile et l’intelligence des anciens et c’est pourquoi je voudrais vous présenter ce système.  

Le Dujiangyan, qui s’appelle 都江堰 en chinois est un système d’irrigation ancien. Situé au nord-ouest de la province de Sichuan, le système a été construit en 256 av J.C. par Li Bing et son fils. C’est le système d’irrigation le plus ancien au monde qui a préservé  la plaine de Chengdu de l’inondation depuis sa création. En l’année 2000, Dujiangyan a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec la montagne Qingcheng, une montagne très proche de Dujiangyan. Aujourd’hui, ce système fonctionne encore très bien. Plus de six cents milles hectares de terres agricoles sont irriguées. Alors les terres sont bien protégées contre l’inondation. La plaine de Chengdu est dénommée “ la terre de Tianfu ”, qui veut dire “la terre de l’abondance” grâce au système d’irrigation de Dujiangyan.

la digue “ Fish mouth ”

Avant la création du Dujiangyan, les peuples de la plaine de Chengdu souffraient beaucoup de l’inondation de la rivière Minjiang, un bras du Yangtsé. Le gouvernement local envoya Li Bing, une hydrologue chinois, et son fils pour régler les problèmes de l’inondation. Après la recherche de la rivière Minjiang, Li Bing a découvert que la cause de l’inondation était les montagnes à l’amont de la rivière Minjiang. Au printemps, le dégel de la glace provenant des montagnes faisait éclater les rives. La solution de Li Bing était de construire une digue qui s’appelle la digue “ Fish mouth ”. Elle ressemble à “une gueule de poisson” d’où son nom . Cette digue divise la rivière Minjiang en deux parties pour déplacer une partie de l’eau vers une autre zone. Ensuite, Li Bing fit un canal dans le montagne Yulei pour envoyer l’excès d’eau à la plaine de Chengdu. Enfin, le barrage Feisha a été construit.

Comme j’ai déjà présenté, le système d’irrigation de Dujiangyan consiste en trois parties essentielles: la digue “ Fish mouth ”, la bouche “ Baoping ” et le barrage “ Feisha ”. La digue “ Fish mouth ” divise la  rivière en deux parties: la branche gauche et la branche droite. La branche gauche déplace une partie d’eau vers une autre zone pour éviter l’inondation, et la branche droite transporte l’eau vers la plaine de Chengdu pour irriguer des terres.

La bouche “ Baoping ”

Durant les saisons normales ,60% de l’eau entre dans la branche droite, et en revanche, pendant les saisons d’inondation, 60% de l’eau entre dans la branche gauche donc la plaine de Chengdu ne souffre pas d’inondation. C’est vraiment fabuleux ! La bouche “ Baoping ” est la bouche d’un canal dans le montagne Yulei. Avec une entrée très étroite qui mesure seulement 20 mètres, cette bouche ressemble à une bouche d’une bouteille d’où son nom. Grâce à cette petite bouche, l’inondation ne peut pas entrer  dans la plaine. Finalement, le barrage “ Feisha ”, est un barrage bas entre les deux branches. L’inondation qui ne peut pas entrer dans la bouche “ Baoping ” va détruire le barrage “ Feisha ” pour revenir vers la branche gauche et l’inondation est déplacée vers un autre région.

Le système d’irrigation de Dujiangyan a une histoire très longue, et bien sûr  nous devons faire régulièrement des réparations. Chaque hiver, les gens construisent un barrage dans la branche droite pour déplacer l’eau à la branche gauche. Ils renforcent les barrages et nettoient le lit du fleuve. En chaque avril , le barrage de la branche droite est ouvert pour déplacer l’eau à la plaine de Chengdu. Les gens vont beaucoup célébrer pour l’ ouverture en priant pour le bonheur et un bon résultat de leur récolte, dans leur travail de l’année. C’est une fête spéciale de cette région qui s’appelle la fête de “ Fangshui ”.

De mon point de vue, ce que j’admire, c’est la façon harmonieuse dont le système gère l’eau. Le système d’irrigation de Dujiangyan utilise une méthode simple et naturelle, mais il a réalisé une grande victoire contre l’inondation. Nous devons apprendre cette façon harmonieuse de mieux s’adapter à la nature.

 

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27irrigation_de_Dujiangyan

http://www.atoutibet.com/lieux-a-visiter/Chine/Sichuan/Systeme-d-irrigation-de-Dujiangyan

http://www.chineescapade.com/guide-touristique/Chengdu/systeme-irrigation-Dujiangyan.html

https://www.bilibili.com/video/av10656440/?spm_id_from=333.788.videocard.2

https://www.google.com/search?q=dujiangyan&rlz=1C1GCEU_frFR842FR844&tbm=isch&source=lnt&tbs=sur:fmc&sa=X&ved=0ahUKEwj_u4ya3cXhAhULxYUKHZ7wC8kQpwUIIA&biw=1920&bih=937&dpr=1