Le Jiu-jitsu brésilien

Par Frederico dos Santos Ferreira

La première fois que j’ai entendu parler du Jiu-jitsu brésilien, j’avais environ 10 ans. À cette époque-là, l’art commençait à être connu dans le pays et pour moi c’était un sport avec beaucoup de contact corporel ce que je n’ aimais pas. Avec le temps,  j’ai pris plus de connaissance dans le sujet et j’ai commencé à m’y intéresser. J’ai beaucoup d’amis qui le pratiquent mais mon premier vrai contact avec lui est arrivé en 2015 à travers d’un ami qui est maître. Il m’a invité chez lui pour une classe expérimentale et voilà, cela a été le coup de foudre. Comme on dit, c’est vraiment un  jeu d’échecs corporel. Si , dans le passé on ne connaissait pas beaucoup du Jiu-jitsu brésilien, aujourd’hui cet art commence à avoir une influence chaque jour plus grande dans la culture brésilienne.

Contrairement à ce qu’on peut penser, au Brésil il y a beaucoup de Japonais. Nous avons eu des plusieurs mouvements d’immigration au XIXe siècle  et l’année 1908 marque le début d’un immense mouvement migratoire des Japonais qui ont été plutôt attirés par le travail agricole. En 1917 Mitsuyo Maeda, disciple de Jigoro Kano le fondateur du Judo, est arrivé au Brésil après quelques passages aux États-Unis, Amérique Centrale et Europe. Là-bas, il commence à apprendre le Kano jiu-jitsu (comme le Judo était connu à cette époque) à l’un des fils de son ami Gastao Gracie en reconnaissance à ce qu’il avait fait pour l’aider à s’installer dans le pays. Après quelques années d’apprentissage, l’élève, Carlos Gracie a créé une école de Kano jiu-jitsu pour apprendre à son entourage et à ses frères, sauf Hélio Gracie qui ne pouvait pas le pratiquer à cause de sa fragile composition physique. Un jour, à l’âge de 16 ans, Hélio a reçu un élève de son frère et lui a proposé de commencer le cours avec quelques techniques qu’il avait mémorisées en regardant les entraînements. À sa grande surprise, l’entraînement a été très fructueux et l’élève a décidé de continuer ses cours avec lui. Hélio commence à apprendre l’art en le modifiant petit à petit pour l’adapter à son physique faible. C’est la naissance du Jiu-jitsu brésilien.

 

Si on compare le Jiu-jitsu brésilien avec son ancêtre le Judo, on peut voir qu’il y a beaucoup de similarités entre eux. Dans les deux,  on va trouver des amenées au sol, des immobilisations au sol, des clés d’articulations et l’absence des frappes volontaires comme les coups de pied, poing et coude, par exemple. En revanche, tandis que le Judo souligne les projections pour amener l’adversaire au sol et les immobilisations (seulement clés de bras ou de coude) le Jiu-jitsu brésilien souligne le combat au sol et la soumission par étranglement ou clé d’articulation (toutes les articulations).


En 1993 Rorion Grace, fils d’Hélio Grace, a créé le “Ultimate Fight Championship” (UFC) afin de promouvoir le Jiu-jitsu brésilien. Bien qu’aujourd’hui l’événement soit bien réglementé avec des limites de temps, des catégories de poids et des tests antidopage, au début c’était une compétition où on pouvait utiliser n’importe quel art martial pour vaincre son adversaire indépendamment du poids. Rorion qui représentait le Jiu-jitsu brésilien a gagné la première, la deuxième et la quatrième édition de l’évènement révolutionnant la pratique des arts martiaux mixtes. Grâce à cette bonne représentation de l’art, aujourd’hui la grande majorité des athlètes de l’UFC l’utilisent comme art de combat au sol.

 

Sources:

http://www.espritjjb.com/jujitsu-bresilien-cest-quoi
https://hommesmigrations.revues.org/370
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultimate_Fighting_Championship

Source pour les photos:

http://www.flirk.com