Le Jiu-jitsu brésilien

Par Frederico dos Santos Ferreira

La première fois que j’ai entendu parler du Jiu-jitsu brésilien, j’avais environ 10 ans. À cette époque-là, l’art commençait à être connu dans le pays et pour moi c’était un sport avec beaucoup de contact corporel ce que je n’ aimais pas. Avec le temps,  j’ai pris plus de connaissance dans le sujet et j’ai commencé à m’y intéresser. J’ai beaucoup d’amis qui le pratiquent mais mon premier vrai contact avec lui est arrivé en 2015 à travers d’un ami qui est maître. Il m’a invité chez lui pour une classe expérimentale et voilà, cela a été le coup de foudre. Comme on dit, c’est vraiment un  jeu d’échecs corporel. Si , dans le passé on ne connaissait pas beaucoup du Jiu-jitsu brésilien, aujourd’hui cet art commence à avoir une influence chaque jour plus grande dans la culture brésilienne.

Contrairement à ce qu’on peut penser, au Brésil il y a beaucoup de Japonais. Nous avons eu des plusieurs mouvements d’immigration au XIXe siècle  et l’année 1908 marque le début d’un immense mouvement migratoire des Japonais qui ont été plutôt attirés par le travail agricole. En 1917 Mitsuyo Maeda, disciple de Jigoro Kano le fondateur du Judo, est arrivé au Brésil après quelques passages aux États-Unis, Amérique Centrale et Europe. Là-bas, il commence à apprendre le Kano jiu-jitsu (comme le Judo était connu à cette époque) à l’un des fils de son ami Gastao Gracie en reconnaissance à ce qu’il avait fait pour l’aider à s’installer dans le pays. Après quelques années d’apprentissage, l’élève, Carlos Gracie a créé une école de Kano jiu-jitsu pour apprendre à son entourage et à ses frères, sauf Hélio Gracie qui ne pouvait pas le pratiquer à cause de sa fragile composition physique. Un jour, à l’âge de 16 ans, Hélio a reçu un élève de son frère et lui a proposé de commencer le cours avec quelques techniques qu’il avait mémorisées en regardant les entraînements. À sa grande surprise, l’entraînement a été très fructueux et l’élève a décidé de continuer ses cours avec lui. Hélio commence à apprendre l’art en le modifiant petit à petit pour l’adapter à son physique faible. C’est la naissance du Jiu-jitsu brésilien.

 

Si on compare le Jiu-jitsu brésilien avec son ancêtre le Judo, on peut voir qu’il y a beaucoup de similarités entre eux. Dans les deux,  on va trouver des amenées au sol, des immobilisations au sol, des clés d’articulations et l’absence des frappes volontaires comme les coups de pied, poing et coude, par exemple. En revanche, tandis que le Judo souligne les projections pour amener l’adversaire au sol et les immobilisations (seulement clés de bras ou de coude) le Jiu-jitsu brésilien souligne le combat au sol et la soumission par étranglement ou clé d’articulation (toutes les articulations).


En 1993 Rorion Grace, fils d’Hélio Grace, a créé le “Ultimate Fight Championship” (UFC) afin de promouvoir le Jiu-jitsu brésilien. Bien qu’aujourd’hui l’événement soit bien réglementé avec des limites de temps, des catégories de poids et des tests antidopage, au début c’était une compétition où on pouvait utiliser n’importe quel art martial pour vaincre son adversaire indépendamment du poids. Rorion qui représentait le Jiu-jitsu brésilien a gagné la première, la deuxième et la quatrième édition de l’évènement révolutionnant la pratique des arts martiaux mixtes. Grâce à cette bonne représentation de l’art, aujourd’hui la grande majorité des athlètes de l’UFC l’utilisent comme art de combat au sol.

 

Sources:

http://www.espritjjb.com/jujitsu-bresilien-cest-quoi
https://hommesmigrations.revues.org/370
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultimate_Fighting_Championship

Source pour les photos:

http://www.flirk.com

Roda de Capoeira, patrimoine immatériel de l’humanité

Par Helena Cristina de Carvalho Corrêa

 

 

Interdite jusqu’à la  fin des années 30,  le 26 novembre 2014  la capoeira a été inscrite par l’UNESCO  comme patrimoine immatériel de l’’humanité pour la considérer comme un symbole de résistance des Noirs pendant les temps de l’esclavage.

La capoeira est un art véritablement brésilien mélange d’art, de sport, avec les mouvements des arts martiaux et danses, jouée au son des “atabaques”, du “berimbau” et des “pandeiros” et aussi des chants qui parlent de la vie en captivité, des dieux du Candomblé ( religion d’origine africaine ) et des saints catholiques.

La façon dont  elle se présente aujourd’hui est née au Brésil parmi les esclaves amenés d’ Afrique pour les colonisateurs portugais au début du XVIème siècle.

Pour travailler à la nouvelle colonie dans les fermes de production de sucre, les Portugais amenaient les peuples de ses colonies d’ Afrique de l’ouest, venues au fond des navires, les navires négriers ou “tumbeiros”, dans des conditions insalubres, et beaucoup d’entre eux ne survivaient au voyage.  En arrivant au Brésil, les esclaves étaient vendus aux propriétaires des “engenhos”, les fermes productrices de sucre.

Il faut souligner que les esclaves venaient  de plusieurs endroits d’Afrique , pour cette raison, de différentes nations, mais la plus grande partie des esclaves vendus au Brésil étaient du groupe Soudanais, composé par les peuples Ioruba et Daomé; par le groupe Guineo-Soudanais, composé par les peuples Malesi et Hausa; et le groupe Banto, composé pour les peuples Kongos , Kimbundos et Kasanjes. Chaque groupe a amené sa culture, ses coutumes et sa religion. Mais, en dépit des différences, la souffrance et la volonté de résister et de se libérer ont fait qu’ ils se  sont  unis et adaptés les  uns aux autres, en créant de  nouvelles coutumes.

Pour éviter l’union des esclaves, les Portugais ont interdit toutes les manifestations culturelles et religieuses et aussi toutes les formes de luttes. Toutefois, les esclaves cherchaient quelque façon de se défendre des agressions des “capitaes-do-mato”, qui étaient les responsables  des châtiments corporels, des captures des fugitifs et par la destruction des quilombos, les endroits où les esclaves réfugiés se cachaient pour vivre en liberté et où ils pouvaient maintenir leurs traditions.

A coté des senzalas , grands hangars où ils  vivaient, les esclaves dansaient au sons des atabaques, parfois au milieu des arbustes appelés “capoeira”, mot d’origine tupi (langue parlé par une des nations indigènes brésiliennes) .En se déguisant pour danser, les esclaves pratiquaient  la capoeira: en formant un cercle, ils exécutaient des mouvements fluides,  forts, vites, cadencés au rythme des  mains en tapant et chantant  fort des chansons qui réfléchissaient le manque d’Afrique et la volonté de résister.

À l’époque de l’esclavage la pratique de la capoeira a été réprimée sévèrement. Le Code Pénal  brésilien de 1890 créé sous le gouvernement du maréchal Deodoro da Fonseca, a  interdit la pratique de la capoeira dans tout le territoire national et, renforcé par des décrets imposant des sanctions sévères aux Capoeiristes. La raison de cette persécution était que la capoeira respirait dans toute son essence, la liberté. Même à travers  toutes ces épreuves, la capoeira a résisté. De lutte interdite, la capoeira est devenu un sport, ou plutôt, le sport national.

Authentiquement brésilienne, la capoeira est aujourd’hui un “pouvoir” qui donne à beaucoup de pratiquants fidèles un mode de vie et de subsistance, sans luxe mais avec dignité et respect. Aujourd’hui, la capoeira est un sport  pratiqué du nord au sud du Brésil.

Partout, la capoeira a gagné sa place dans des pays comme l’Uruguay, l’Argentine, États-Unis, l’Allemagne, le Canada, la Suisse, l’Angleterre, le Japon, le Portugal, l’Espagne, Israël, Italie, France , la Suède, l’Australie, entre autres, il y a plusieurs groupes de capoeira et le sport est pratiqué dans le monde entier.

 

   

La “Roda”

On appelle  “roda” le cercle dans lequel les personnes  se  disposent pour le jeu. C’est l’ endroit où le jeu se passe. De cette façon, cela  permet à chaque personne  de voir les autres et ceux qui jouent se mettent au centre.

Mais il y a  une autre raison pour cette forme : fournir l’harmonie nécessaire au jeu en équilibrant toute énergie impliquée et aussi permettre que toutes les  voix aient une  égale participation. Dans le cercle il n’y a pas un lieu privilégié pour son voie et tous ont l’opportunité de jouer.

La “roda” signifie aussi le monde où chacun a son rôle et joue en accord avec le comportement de l’autre et son état d’esprit.

Les styles de capoeira

Les deux  styles de capoeira les plus connus sont : la capoeira angola, la capoeira régionale

Capoeira Angola

Ce style est le plus ancien et plus pareil à celui joué par les esclaves. Le rythme est plus lent et les mouvements sont furtifs, prés du sol, il y a beaucoup de malice, de subtilité et dissimulation pour tromper l’adversaire. La musique est jouée avec tous les instruments.

Capoeira Régionale

De style plus récent, c’est celui qui a rendu la capoeira plus populaire parmi le public.

 

  

Les instruments :

Dans l’apprentissage de la capoeira tous les élèves doivent apprendre tous les instruments qui font partie de l’orchestre.

Le berimbau: c’est le plus important instrument qui emballe la roda: il va dicter le rythme du jeu. Le joueur  plus expérimenté  s’occupe de cette fonction.

Le caxixi : c’est une petite boite avec une poignée, faite de paille et dedans il y a des coquilles. Celui qui joue le berimbau normalement le joue avec le caxixi.

L’atabaque : c’est un instrument de percussion, une sorte de tambour conique, composé de larges bandes de bois.

Le pandeiro : c’est un instrument de percussion, un tambourin de 25 a 30 cm de diamètre avec une ou, plus rarement,deux rangées de cymbalettes.

L’agogô : l’agogô ou gongué est un instrument de musique d’origine africaine. C’est un instrument de percussion constitué d’une ou plusieurs cloches en bois ou en métal , reliées entre elles, et frappées au moyen d’une baguette. Son nom vient de akokô en langue nago qui désigne l’ horloge ou le temps : un instrument qui sert initialement à marquer le tempo.

La musique

https://www.youtube.com/watch?v=nam723FDNMU&list=PLC5DA355A1FC35ADF

La musique est un élément très important au jeu de capoeira : ce qui veut  dire que  le rythme est la vitesse du jeu. Elle est commencée par celui qui joue du berimbau et tous ceux qui sont dans la roda doivent répondre. Les chansons ont beaucoup des différents sujets: elles parlent de la vie quotidienne des esclaves à l’époque de la capoeira , des dieux de Candomblé ( religion d’origine africaine ) et du catholicisme , mais aussi de la relation entre l’homme et la femme, des histoires de Capoeiristes célèbres ,de ce qui se passe dans la capoeira , sur la vie ou l’amour perdu .D’autres chansons sont heureuses et parlent de choses stupides,chantées juste pour le plaisir .

Le jeu

https://www.youtube.com/watch?v=mJBy0Hs-zqE

Le jeu de capoeira commence au pied du berimbau. Cet instrument dicte le rythme sur lequel les Capoeiristes vont jouer et est accompagné par les autres instruments, caxixi, agogô et  pandeiro, dont l’utilisation dépend du style joué.

Deux participants s’accroupissent au pied du berimbau, qui est joué par le plus expérimenté des joueurs dans la “roda”,puis ils  font un geste comme une demande de bénédiction en touchant le front et la nuque, comme les adeptes du Candomblé  ou seulement la tête, comme les catholiques, et le jeu commence. L’objectif est de  marquer les coups sur le corps de l’adversaire, sans le blesser. Toutefois, ça peut arriver dans un jeu plus agressif.

https://www.youtube.com/watch?v=ZAgZ1w3Try0

 

L’héritage

La capoeira après 500 ans d’existence exprime non seulement la culture d’un peuple et aussi tout son désir de liberté, mais aussi sa persévérance et surtout sa force de résister et de survivre.Elle  sert d’exemple de victoire de la liberté sur la répression, à travers l’union des personnes et la préservation de leurs racines.

source texte et photos http://www.magalicapoeira.com/historia-da-capoeira

 

 

 

 

 

 

 

Bossa Nova – la musique sinueuse comme Rio de Janeiro

 par Beatriz Le Senechal

« Il y a de diverses manières de faire de la musique brésilienne. Je les préfère toutes. »
Cette phrase, proférée par l’un des plus complets musiciens brésiliens, Gilberto Gil, souligne la qualité principale de la musique brésilienne: la diversité, qui dépasse celle de tous les pays du monde. Pour cet article, pourtant, concentrons nous sur le bref mais éternel mouvement de la Bossa Nova, qui a changé radicalement la façon de chanter et de composer des chansons au Brésil.

La plage d’Ipanema et ses vagues qui ont inspiré des compositions de Tom Jobim et
Vinicius de Moraes (Flickr / Jason Vigneron)

L’origine du terme Bossa Nova 
Le mot « bossa » était un terme de l’argot carioca* à la fin des années 50, et signifiait « manière », « façon ». Tout ce qui était original, moderne, neuf et en même temps simple était qualifié de « bossa ». Les plus neuves voitures ou appareils électrodomestiques étaient désignés  comme « bossa », par exemple.
Pour la musique, le terme signifiait l’opposition des jeunes aux chansons « de leurs parents », caractérisées par des paroles tristes, mélancoliques et par des rythmes répétitifs. Il était temps de révolutionner la musique, l’alléger, mélanger des genres musicaux pour produire de la nouveauté.
La première fois que le terme « Bossa Nova » a été utilisé ainsi que le point de départ du mouvement sont toujours controversés, mais la plupart du temps la création du style est attribuée à João Gilberto, en effet le pape de la Bossa Nova. Son interprétation de la chanson « Chega de Saudade » dans un spectacle le 1er Mars 1958 aurait été l’origine de la Bossa Nova, une rupture musicale où le public aurait écouté un rythme complètement différent à la guitare, ce qui a caractérisé le style pour toujours.
Avant cette date, personne ne connaissait la Bossa Nova. Néanmoins, dans l’appartement de Nara Leão, la future muse du mouvement, se passaient déjà des réunions de jeunes de Copacabana (aussi des futurs noms du mouvement), qui écoutaient des musiques et échangeaient des idées.

Les pères de la Bossa Nova

(Flickr / Branca Dias)

Si les bases de ce nouveau style musical ont été fondées par le « pape » João Gilberto, celui-ci comptait sur la consistance musicale du compositeur Antonio Carlos (Tom) Jobim (à droite dans la photo) et sur la brillance poétique du diplomate Vinicius de Moraes (à gauche dans la photo). Chacun avec sa contribution: João Gilberto, inspiré de Sinatra et Dick Farney, susurrait les paroles, les lèvres presque fermées, en accompagnant la cadence suave du rythme et en jouant avec le silence ; le maestro Tom Jobim, l’une des figures les plus importantes de la musique brésilienne, était le résponsable de la création de l’anthologie des arrangements musicaux de la Bossa Nova ; et Vinicius de Moraes, à son tour, a révolutionné les paroles, autrefois focalisées sur la grandeur du pays ou sur des souffrances d’amour, et transformées en des poésies minimalistes et intimistes. Les femmes méchantes d’avant étaient alors des muses inspiratrices, des belles « Garotas de Ipanema ».

Qu’est-ce que Bossa Nova ?
Le résultat du mélange entre la musicalité innée des brésiliens (la cadence des sambas), influencée par la culture américaine en expansion, plutôt le cool jazzet enrichie des éléments de la musique classique : voilà la Bossa Nova. Bien que cette influence américaine soit critiquée par des orthodoxes, elle a découlé  d’une effervescence instrumetale, marquée par le battement de la guitare, par des poésies rythmées et par une sonorité plus intimiste et raffinée.
Ce nouveau genre exprimait le léger style de vie d’une partie de la jeunesse carioca, balisé par des romans et des journées aux plages d’Ipanema et de Copacabana.
Ainsi, la Bossa Nova a été le premier mouvement musical brésilien sorti de l’ambiance universitaire. Les présentations se passaient dans des lycées et des facultés, ensuite dans des petits bars, comme des pocket shows intimistes.
Cependant, en 1962 le notoire Concerto de Bossa Nova, qui a eu lieu dans le Carnegie Hall, à New York, a diffusé le genre autour le monde.
Officiellement, la fin de la Bossa Nova a été en 1965, quand les nouvelles compositions, déjà en transformation par rapport aux principes de la Bossa Nova, ont commencé à être référencées sous la dénomination MPB (Musique Populaire Brésilienne) ou encore des musiques de contestation à la dictature installée en 1964. En revanche, ce genre musical est objet d’admiration et exerce de forte influence jusqu’à nos jours dans le monde entier.
Des artistes comme Ella Fitzgerald, Miles Davis, Sarah Vaughan et Oscar Peterson, parmi d’autres, ont enregistré des chansons de la Bossa Nova. En 1967, Frank Sinatra, qui a inspiré les premiers murmures de la Bossa Nova, a enregistré un album en duo avec Tom Jobim.
Les influences sont remarquables dans des genres musicaux modernes comme beije sound, new bossa, acid jazz et drum‘n’bass.

Les noms de la Bossa

Stan Getz, Milton Banana, Tom Jobim, Creed Taylor, João Gilberto et Astrud Gilberto
(Flickr / Branca Dias)

João Gilberto : le créateur de la Bossa Nova, il a révolutionné la musique brésilienne avec sa façon de chanter (chant parlé) et de jouer la guitare (guitare bègue).
Tom Jobim et Vinicius de Moraes : le duo qui a universalisé la Bossa Nova avec des compositions inspirées du mouvement de la mer, de la beauté des femmes d’Ipanema et de l’amour heureux.
Nara Leão : la muse de la Bossa Nova était âgée de 14 ans quand les réunions des précurseurs du mouvement ont commencé chez ses parents. En 1964, elle a enregistré son premier album.
Ronaldo Bôscoli e Roberto Menescal : des partenaires dans plusieurs compositions de la Bossa Nova, tous les deux détestaient la tristesse des chansons d’avant. Bôscoli était le responsable des paroles et Menescal, des musiques.
Baden Powell : reconnu comme le meilleur compositeur de la musique brésilienne génuine. Auprès Vinicius de Moraes, il a créé des relectures de la Bossa Nova, dont ont résulté les afro-sambas, comme « Berimbau » et « Canto de Osanha ».
Stan Getz : saxophoniste, le meilleur ambassadeur de la bossa nova aux États-Unis. L’album Getz/Gilberto, de 1963, est la référence absolue en matière de bossa nova.
Carlos Lyra : participant aux réunions avant Bossa Nova chez Nara Leão, le compositeur a critiqué l’excessive influence du jazz sur la samba et s’est engagé dans des chansons contestataires qui ont remplacé la Bossa Nova.

Musiques 
Chega de Saudade (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes) voir
Samba de uma Nota Só (Tom Jobim/ Newton Mendonça) voir
Desafinado (Tom Jobim/ Newton Mendonça) voir
Garota de Ipanema (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes/ Norman Gimbel) voir
O Barquinho (Roberto Menescal/ Ronaldo Bôscoli) voir
Influência do Jazz (Carlos Lyra)
Berimbau (Baden Powell/ Vinicius de Moraes) voir
Lobo Bobo (Carlos Lyra/ Ronaldo Bôscoli)
Corcovado (Quiet Nights of Quiet Stars) (Tom Jobim/ Gene Lees) écouter
Insensatez (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes)
Dindi (Tom Jobim/ Aloysio de Oliveira)
Ela É Carioca (Tom Jobim/ Vinicius de Moraes)
Samba do Avião (Tom Jobim) voir

*adjectif concernant tout ce qui est relatif à la ville de Rio de Janeiro

La Fête Des Merveilleux 15 Ans

par Stella Coquereau Bernardo

 

Au Brésil, lorsqu’une jeune fille a l’âge de quinze ans, il est de coutume d’organiser une grande fête en son honneur, même si de nos jours, de plus en plus, les jeunes filles décident de ne pas célébrer cet événement de manière traditionnelle, préférant partir en voyage ou se faire offrir un autre cadeau de valeur.

Cette fois-ci  la « rainha » (reine) était ma nièce.

Normalement cette cérémonie est préparée un an d’avance, car il y a plusieurs choses à organiser ! Je ne citerai pas tout ce qu’il faut faire, mais pour vous donnez une idée, c’est comparable à une préparation de mariage.

Les robes sont préparées à sa mesure, elle en  changera trois fois, c’est-à-dire la première pour recevoir les personnes quand elles arrivent, la deuxième  pour vivre pleinement son règne et la troisième pour la discothèque.

Au moment de recevoir les personnes, elle reste avec ses parents à l’entrée du château, alors que deux heures après, elle nous invite à la cérémonie : c’est le moment glorieux et plein d’émotions, car le maître de cérémonie   annonce les noms de ses parents et ensuite ils entrent sur un tapis rouge, avec les  photographes qui sont présents à chaque pas comme de vrais paparazzis. Puis c’est le moment des grands- parents qui entrent sur le tapis rouge et rejoignent leurs parents à la fin de la passerelle où ils attendent la reine, maintenant ce sont les 15 couples qui entrent: chaque couple a été choisi pour représenter une année de son existence. Le moment attendu est arrivé, le prince est entré et ensuite la reine, ma nièce, qui impose sa beauté au royaume.

Elle est merveilleuse…

Son père l’invite alors à danser une valse à son honneur, ensuite son grand-père et puis le prince.

Arrive ensuite le moment des discours dans lesquels  il y a beaucoup d’émotions, d’amour et  de complicités.

En réalité, chaque moment pour elle et pour nous « c’est une perle qui naît ». On gardera dans la mémoire jusqu’à la fin de notre vie un tel événement.

Brésil : un mélange de races

par Mariana Carvalho

Le Brésil a été « découvert » en 1500 par les Portugais et a été colonisé par eux pendant 322 années. Les Portugais ont rendu esclave la population locale, les indiens et ont apporté les esclaves africains avec eux. Ils leur enseigneront la langue portugaise et la religion catholique. Même si les Portugais ont eu des relations avec les peuples natifs du Brésil, ils les ont presque tous décimés.

Après la fin de l’esclavage, beaucoup d’immigrants sont arrivés au Brésil pour travailler dans les plantations de café. Les premiers immigrants du Brésil (exceptés les Portugais et les Africains) ont été les Suisses qui sont venus entre 1818 et 1820 pour coloniser une région du Rio de Janeiro : en accord avec les Portugais 1686 immigrants suisses sont venus.

Comme le sud du pays était encore vide et les pays voisins le convoitaient, l’immigration a été stimulée et les Allemands sont  venus en 1824. Entre 1824 et 1830 sont venus 5350 allemands au Brésil, entre 1844 et 1850,10 000 entre 1860 et 1889 plus de 10  000 et entre 1890 et 1914 plus de 17 000. Les Italiens sont venus en 1870, ils sont arrivées au début au sud du pays pour remplacer les Allemands mais après ils sont venus pour les plantations de café principalement à Sao Paulo. Entre 1870 et 1920 environ 1,4 millions d’Italiens sont arrivés au Brésil.

En 1880 après un déclin de l’immigration italienne, les Espagnols sont venus, la plupart pour la culture de café à Sao Paulo. Entre 1880 et 1950 sont arrivés au Brésil environ 750 000 Espagnols.

En 1902 il y a eu une loi en Italie qui interdisait aux Italiens de venir au Brésil donc comme la main d’oeuvre manquait le gouvernement a commencé à attirer les Japonais: en 7 ans environ 15 000 Japonais sont arrivés au Brésil. Avec la première guerre mondiale l’immigration japonaise a explosé et entre 1917 et 1940, 164 000 Japonais ont immigré, la plupart  pour travailler  aussi dans les champs de  café à Sao Paulo.

Au XIXème siècle grâce à l’urbanisation du pays, les Arabes sont arrivés pour vendre leur marchandises, ils étaient environ 70 000 et c’étaient principalement des Syriens et  des Libanais.

CONCLUSION : Le peuple brésilien a été créé par l’union de ses habitants indiens et les immigrants qui sont arrivés au pays pendant ces 500 années. La diversité et le mélange de races construisent sa riche culture.

 

Quelques particularités brésiliennes

par Marluce Freitas

Je vais parler des particularités du Brésil, tous les gens connaissent les choses du Brésil, comme les plages, les endroits comme la ville de Rio de Janeiro, mais je voudrais parler des autres particularités qu’il y a au Brésil comme :

Le pain… Le pain du Brésil s’appelle pain Français, mais il n`est pas pareil au vrai pain de la France il est petit et très léger, différent de la baguette française.

                                                   

Baguette Française                                           Pao frances do Brasil

 

 

 

Le maillot de bain… ils sont très petits, mais jamais les brésiliennes ne font du top less, au contraire des européennes.

 

                                                        

Maillot de bain français                                                                      Maillot de bain brésilien

 

 

Les toilettes… dans toutes les maisons au Brésil, il y a des toilettes dans la salle de bain et quand vous allez au Brésil ne jetez jamais du papier dans les toilettes, parce que vous allez tout boucher !

Les salutations… Les Brésiliens sont très amicaux normalement ils disent bonjour avec des bisous et un hug ! Donc, ne soyez pas étonnés !

Le motel… Il y en a au Brésil dans toutes les villes, les endroits qui s’appellent Motel,  ce n’est pas un Motel simplement pour dormir. Les Brésiliens utilisent les Motel pour inviter leurs copines pour faire l’amour !

Enfin… allez au Brésil c’est un pays fabuleux, même avec ses problèmes de violence.

Il faut que vous preniez une eau de coco sur une plage, il fait toujours beau… mais attention à la prononciation, parce que « eau de coco » change beaucoup si vous parlez avec l’accent français !

Si vous dîtes coco comme en français, cela signifie caca et voilà… les brésiliens vont rigoler !!!

A bientôt et bon voyage !