L’île de Chiloé

Par Denisse Guajardo

Est-ce l’Irlande? Les Alpes? L’Ecosse? Non.  C’est le sud du Chili …

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L’archipel de Chiloé est une île située dans le sud du Chili et au nord de la Patagonie Chilienne, dans la région des lacs et sa capitale est Castro. Il comprend également une quantité énorme de petites îles et îlots. Il a une superficie de 9181 kilomètres carrés et une population d’environ 160.000 personnes. L’île est la seconde plus grande île du Chili et la cinquième d’Amérique du Sud.

 Le Climat

Chiloé a un climat de type océanique, humide et frais. La pluie tombe sur les paysages toute l’année, c’est pour ça que Chiloé possède des prairies vertes à chaque saison. Les touristes sont donc un peu surpris quand  ils visitent l’île. Dans la journée, on peut avoir des nuages pendant plusieurs heures après un soleil d’été et à la fin, la pluie.

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Les indiens Mapuches

 Les Mapuches sont la population indigène issue de l’Amérique du sud, particulièrement du Chili et de l’Argentine. Selon le recensement officiel de 2002, ils représentent 4% de la population chilienne.

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La langue est le mapudungun qui signifie “langue de la terre” (de mapu: terre et dungun: langue) et le terme Mapuches (nom de la population) signifie “Gens de la terre”. Aujourd’hui le mapudungun n’est pas une langue obligatoire dans les écoles chiliennes.

 En ce qui nous concerne, les Mapuches qui viennent de Chiloé sont appelés Huilliches “gens du sud”.

Les Huilliches de l’île ont résisté longtemps à la conquête espagnole. Après l’indépendance proclamée du Chili, le fort de San Antonio à Ancud a été le dernier bastion espagnol à se rendre. La résistance mapuche perdure, et actuellement, environ 400 militants mapuches sont inculpés et emprisonnés à la suite de mobilisation pour sauvegarder des terres ancestrales.

 Les paysages 

Pour traverser, il faut prendre un ferry du continent à l’île par le canal de chacao pendant trente minutes. Le voyage commence là, on commence à sentir la brise qui souffle sur nos joues, on commence à écouter des animaux chanter, on commence  à voir l’accent espagnol qui change un peu, des maisons colorées et des prairies vertes partout. Toutes les couleurs sont réelles et vibrantes avec une belle route qui traverse toute l’île. Bref, un paysage qui semble être créé délicatement.

 L’architecture Chilote 

Connue principalement pour ses palafitos (des maisons colorées construites sur pilotis au bord de l’eau) et ses églises construites de bois avec des écailles entre les XVIIIe et XIXe siècles, cette architecture est la plus belle de tout le Chili. Aujourd’hui, il y a seulement un peu plus de 70 églises et 16 d’entre elles ont été déclarées au  Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

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 Des Légendes 

L‘identité de Chiloé n’est pas seulement par ses paysages, elle est plutôt connue aussi par des nombreux mythes et légendes, parmi les plus connus : 

Le trauco: C’est un petit nain qui apparaît dans la nuit qui a la faculté de forcer les femmes à avoir des relations sexuelles avec lui. Finalement, les femmes tombent enceintes sans savoir la raison.

Le Caleuche: C’est un bateau fantôme qui apparaît surtout les nuits de brume et disparaît rapidement en naviguant sous l’eau. L’objectif est de danser et chanter pour attirer d’autres embarcations et voler leurs marchandises.

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La gastronomie Chilota 

C’est une île de pêcheurs, néanmoins il y a une grande variété de pommes de terre cultivées par la population locale. Pourtant, le plat plus emblématique est le curanto: un mélange de fruits de mer, de viandes, de légumes cuits sur des pierres chaudes posées dans un trou creusé dans la terre et recouvert de feuilles gigantesques.

Curanto_en_Hoyo_ wikipedia

Ressources:

J’ai visité ces pages et en plus, ma propre connaissance de l’île.

http://www.instinct-voyageur.fr/lile-de-chiloe-un-reve-de-patagonie/

http://www.tourisme-chili.com/chiloe/

https://www.unsacsurledos.com/lile-de-chiloe-une-autre-patagonie/

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Chilo%C3%A9

Le 18 au Chili

                                         Par Alvaro Munizaga

Les fêtes  patriotiques au Chili, plutôt connues comme  « el dieciocho » (le dix-huit), sont avec Noël, les fêtes les plus importantes du Chili. Au début, on célébrait la commémoration de l’établissement où on a réalisé le premier conseil national du gouvernement en 1810. Après, la célébration de cette fête a correspondu au processus d’indépendance qui n’est arrivé qu’en 1818. Aujourd’hui, à tort, beaucoup de gens croient que cette fêtes  a comme origine le jour de l’indépendance du Chili, mais en tout cas, elle se rapporte à cet évènement. Le jour suivant, le 19 on célèbre le jour de la gloire de l’armée du Chili.

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Pendant ces fêtes on ornemente les maisons et les rues avec de drapeaux et de guirlandes aux couleurs du drapeau. C’est normal pendant ces jours d’entendre de la musique traditionnelle chilienne partout et dans certaines maisons, elle est très forte, ce qui permet l’entendre de loin. C’est pareil avec les odeurs de la viande grillée, car dans presque tous les cours des maisons, il y a une soirée, et ceux qui n’ont pas de cours, n’ont pas de soucis de monter le gril dans la rue en face de chez eux.

Les fêtes patriotiques pour les Chiliens est un moment pour se rencontrer avec la famille et les amis, et aussi pour se rappeler certaines traditions chiliennes, comme les jeux, les plats et les danses. Ces fêtes, sont attendus  anxieusement par tous les Chiliens, car ils sont pratiquement en vacances, un moment pour se reposer, pour se retrouver, pour boire et célébrer et bien sûr, pour voyager et visiter la famille. Officiellement les jours fériés sont le 18 et le 19, mais habituellement on étend la fête pendant presque une semaine ou la semaine entière, cela dépend des jours où tombent le 18 et le 19. Par exemple si le 18 tombe un mardi ou un mercredi, on prend la semaine entière mais si le 18 tombe un jeudi ou vendredi, probablement on ne prend pas toute la semaine.

Dans cette fête un des évènements le plus important, c’est l’installation des « ramadas », « fondas » et « pampillas », dans tout le pays. Celles-ci consistent en des constructions à l’air libre, en matériels naturels, principalement branches (ramas), et là on trouve de la place pour danser la « cueca », la danse nationale, des stands pour jouer les jeux traditionnels, manger les repas traditionnels, et aussi dans les « ramadas », plus grandes, on installe des jeux de parc d’attraction.

Pendant ces fêtes certaines personnes s’habillent avec le costume traditionnel des paysans, dénommés « huasos », pour danser « la cueca », danse qui est plus gracieuse si on porte ce costume, et pour aller au « ramadas » ou aux différents événements.

Claudio Sepúlveda Geoffroy

Les jeux typiques qu’on pratique pendant les fêtes et certains continuent pendant tout le mois de septembre, sont :

« el trompo », une toupie en bois qu’on lance par terre avec une corde. Les jeux sont divers comme abattre la toupie d’autre, le lancer dans un cercle dessiné par terre, pousser une monnaie avec la toupie et la déplacer en dehors d’une limite préétablie.

« el palo ensebado », un bâton de 5 à 6 mètres et d’environ 20 centimètres de diamètre, enterré et engraissé. Le joueur doit monter et prendre un prix attaché dans son sommet.

« carreras a la chilena », des courses de chevaux sans monture, sans éperons et des brides, les chevaliers se tiennent seulement par les poils de l’animal pour ne pas tomber.

Andrea Jara Saavedra

« el volantin », compétitions de cerfs-volants. Comme c’est un jeu très antique, il est pratiqué par tout le monde.  Au Chili ce jeu a une réputation très importante et une relation très forte avec les fêtes patriotiques. Ceci peut être dû à la date, à  laquelle au Chili le vent est plus fort et les conditions pour les élever sont les plus appropriées.  En fait, en septembre on peut regarder le ciel chilien occupé de cerfs-volants partout. Les autres jeux sont « la rayuela » la marelle, « el emboque » le bilboquet, « tirar la cuerda » tir à la corde et « carreras en saco » la course en sac.

Ces jeux parmi d’autres, ne sont pas nécessairement  d’origine chilienne, mais sont très représentatifs pour cette date, et presque tous les enfants y jouent, peut être à l’école, chez eux, dans les rues, pendant les sorties familiales ou dans « las ramadas ».

Les repas typiques pour cette fête  sont « el asado » la viande grillée, « las empanadas », la préparation chilienne est avec de la viande hachée , des œufs  cuits, des olives, de l’oignon, de l’ail et plusieurs condiments, « los choripanes con pebre», on utilise du pain chilien qui s’appelle « marraqueta » avec une saucisse et on peut ajouter du « pebre », qui est une préparation de tomate, oignon, piment oiseau, ail, coriandre fraîche, huile d’olive, sel et poivre,  « los anticuchos », plusieurs types de viande grillée et petits morceaux d’oignon enfilés sur un bâton, « la chicha », boisson alcoolique comme le vin mais de préparation plus rustique, et pour ceux qui veulent manger des légumes, il y a de la « ensalada a la chilena », tomate, oignon et coriandre et « papas mayo », pommes de terres avec mayonnaise.

Enfin, c’est une fête très chilienne, dans laquelle nous sentons des arômes délicieux, surtout celui de la viande grillée, nous regardons des « volantines » qui teignent le ciel de plusieurs couleurs, nous entendons  la musique typique chilienne partout, nous dégustons de bonnes « empanadas »  et de la « chicha »,  nous dansons, nous jouons, nous partageons en famille, nous rions et nous profitons de ces bons moments.

Mes sources:

http://www.oresteplath.cl/antologia/origyfolc.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAtes_patriotiques_au_Chili

http://www.chile-excepcion.com/guide-voyage/calendrier-evenements/septembre-fiestas-patrias

https://www.flickr.com/creativecommons/

Chili : La fête de « La Tirana, mélange de religion et culture

par Bernarda Cox

La fête de « La Tirana » est une fête religieuse du culte à la Vierge Marie où les gens lui offrent ses danses, surtout pour payer leurs  » mandas « . »La manda » est la promesse d’aller l’adorer et, en retour, la Vierge vous donne une faveur comme celle de guérir quelqu’un qu’on aime bien.  La fête a lieu dans un village de 200 habitants au nord du Chili. Au cours de cet événement, le village accueille 70 000 fidèles qui viennent du Chili, du Pérou et de la Bolivie. La célébration dure environ 10 jours, du 10 au 19 Juillet,dont le jour le plus important est le 16.
Le festival provient d’une ancienne légende qui remonte à 1535, où le découvreur espagnol du Chili venait avec une délégation espagnole du Cuzco. Dans le groupe il y avait un prisonnier qui était un prince (prêtre) Inca avec sa fille Ñusta Huillac. Ils ont réussi à s’échapper des espagnols et ils se sont réfugiés dans ce village, à partir duquel Ñusta a organisé une rébellion pour restaurer la puissance de son peuple. Crainte par ses ennemis, les espagnols l’appelaient « Tirana du Tamarugal « .

                      

Un jour, est arrivé à ce village un espagnol qui était perdu, il s’appelait   » Vasco de Almeida  » Ñusta est tombée amoureuse de lui. Une fois que tous ont connu la nouvelle, les deux amoureux ont été condamnés à mort. Vasco avait convaincu Ñusta de se baptiser, afin qu’ils se retrouvent au paradis. Malheureusement tous les deux ont été assassinés pendant la cérémonie.
En fait, la fête vient d’une ancienne tradition  » Aymara  » liée à la « Pachamama » (la Mère Terre pour les indiens). Avant, la fête se réalisait 3 fois par an. Avec l’annexion du village au territoire du Chili, après la guerre du Pacifique, le gouvernement a choisi le 16 Juillet comme  date unique.  De même la Vierge Marie a été remplacée pour la « Vierge del Carmen », patronne de l’armée chilienne.
En 1917, la célébration a été reconnue par l’église catholique qui reconnait que les danses sont une partie fondamentale du rite. Il existe différents groupes qui offrent leurs danses.On peut les reconnaitre par leur danse,costume et origine. Les groupes les plus populaires sont : les
« Antawaras »  (qui adorent le soleil), les « Chunchos » ( originaires de la Bolivie),les  » Diabladas « ( qui utilisent des masques colorées symbolisant le mal et  dont l’ origine est un mélange entre les Espagnols et les Aymaras) , les « Gitans  » (qui dansent à côté de l’église parce qu’ils ne sont pas considérés comme un groupe catholique), les « Kullacas » ( qui sont des femmes qui dansent au soleil avec des rubans autour d’ un poteau) les « Noirs  » ( qui dansent les danses d’origine afro-portugaise des esclaves noirs qui provenaient de Bolivie et qui  représentent l’esclavage, aujourd’hui, il n’y a que des métis).