Une tradition toujours suivie : la tradition d’Aşure (Achouré)

par Miné

La journée traditionnelle de l’achouré est une journée célébrée dans les pays du Moyen-Orient et en Anatolie.

C’est une tradition que je suis, car j’aime avant tout préparer le dessert  achouré, un dessert  du même nom préparé durant cette journée. Ce dessert symbolise pour moi l’abondance et la fertilité. Je continue à le préparer en vivant en France et je le distribue, comme la tradition le demande à mes voisins.

Le nom d’achouré est dérivé du mot arabe « ashura » qui est aussi relié au mot hébreu « asor » qui signifie « dixième ».

Ce jour traditionnel, est célébré durant le dixième jour du mois de Muharram dans la foi islamique selon le calendrier Hijri. Un dessert appelé «Aşure» est cuisiné ce jour-là ou pendant le mois de Muharrem.

En Turquie, le mois de Muharram a les significations suivantes  basées sur des versions d’ évènements historiques dont  les plus courantes sont : la commémoration du débarquement du navire du prophète Noé, ou l’acceptation du repentir du prophète Adam après avoir été renvoyé du paradis. La troisième version est le souvenir du  jour où   le prophète Abraham s’est sauvé  du feu et finalement la quatrième est la commémoration du martyre du petit-fils du  prophète Mohammed, Hussein à Karbala.
La croyance adoptée dans la région où je vis et dans ma famille est celle du dixième jour du mois de Muharram, lorsque Noé a préparé ce dessert à bord de son navire avec les derniers ingrédients qu’il avait quand il a accosté près le déluge. Les pratiques autour de la cuisson et de la distribution de cette nourriture au mois de Muharrem selon le calendrier Hijri sont appelées la «tradition ashuré». Les croyants, durant ce jour ne sont pas obligés de préparer ce dessert et le distribuer, car à la  place ils  peuvent préfèrer observer un jour de jeûne.

COMMENT PRÉPARER L’ACHOURÉ ?

Il n’y a pas une recette spécifique de l’achouré. La recette diffère selon les régions. Généralement, il est préparé en faisant bouillir des ingrédients tels que du blé, des haricots blanc, des pois chiches, des abricots et des figues dans de l’eau sucrée. Le plat préparé est décoré avec des ingrédients tels que des noix, des pignons de pin, des amandes, des grenades, des graines de sésame et de la cannelle. On dit traditionnellement qu’il doit être préparé à partir d’au moins 7 ingrédients. Certains disent que cela devrait être fait avec 10 éléments en raison de la signification de son nom. Les Alevis, par contre, utilisent toujours 12 ingrédients pour préparer l’achuré. Il est végan car la recette ne contient aucun produit animal. 

En Turquie, des prières sont récitées lors de la cuisson de l’achouré. Comme nous croyons à son pouvoir de guérir des maladies, il est d’abord distribué aux patients et aux enfants, puis distribué à l’entourage proche et aux  voisins. Le bol d’achouré est rendu sans lavage. S’il en reste en plus, il est versé sous les arbres fruitiers et on pense que ces arbres donneront plus de fruits.

LES TRADITIONS D’ACHOURÉ HORS DE LA TURQUIE

L’achouré, dans de nombreux pays voisins de la Turquie, dans les communautés chrétienne et juive de la région, est préparé  sous des noms différents.

Le plat d’achouré est également présent dans la culture arménienne et grecque. Les Arméniens fabriquaient des « anush-abour » le 6 janvier; Les Grecs distribuent la « koliva », qu’ils préparent avec du blé, des raisins secs et du miel, à la porte de l’église et placent une bougie sur l’assiette d’achouré et la placent au dessus  des tombes.

Dans la culture alévie, un lien est établi entre la cuisson de l’achouré, le jour où Hussein a été tué pendant la bataille de Karbala et le fait que l’achouré ne contient aucun produit animal. Pour les Alevis le fait  de ne pas utiliser des ingrédients issus de produits d’animaux est une façon de montrer leur protestation contre la violence. Les Alévis cuisinent des achourés chaque année au mois de Muharrem pour marquer leur opposition contre la mise à mort et la violence (y compris celle envers les animaux abattus pour se nourrir) en jeûnant pendant 12 jours.

Sources : 

https://www.kulturportali.gov.tr/portal/asure

https://tr.wikipedia.org/wiki/A%C5%9Fure

https://www.haberler.com/asure-gununun-anlami-ve-onemi-en-guzel-asure-13521478-haberi/

Traditions et cultures tchadiennes

Traditions et cultures tchadiennes

par Boukar Gana ISSA

cette tresse traditionnelle s’appelle deux bananes

 

Tout d’abord mon beau pays le Tchad est situé  entre le 14ème et le 24ème degré de latitude nord et entre le 8ème et le 23ème  degré de longitude Est avec une superficie de 1.284.000 km2. Vu cette immensité, le Tchad qui est connu par son agriculture et l’élevage compte différentes cultures et traditions.

 L’agriculture et l’élevage tchadiens

l’agriculture tchadienne

Le Tchad est classé  deuxième pays producteur agricole au rang mondial.L’agriculture tchadienne emploie la grande majorité de la population du pays et la pêche  est très importante pour les citoyens. Le lac Tchad qui s’appelle le Chari et Logone  représente une ressource importante pour notre pays.

Au Tchad on produit du riz, du manioc, du  sorgho du maïs, du sésame, du coton, de l’arachide,  des pommes de terre, des oignons,du tapioca et du  sucre. Après le pétrole, l’agriculture est considérée comme la deuxième ressource de l’économie tchadienne

L’agriculture et l’élevage tchadiennes représentent aujourd’hui encore près de 30 pour cent du PIB et font vivre environ 80 pour cent de la population.En plus au Tchad on a des grandes entreprises qui produisent le coton et la canne à sucre qui s’appelle la Cotontchad et la Compagnie sucrière du Tchad.

Selon moi ce serait bien que la population tchadienne se focalise plus sur l’agriculture pour les cinq années à venir que de s’atteler sur le pétrole qui , jusqu’ à aujourd’hui s’est avéré comme une source de pauvreté.

De plus, les éleveurs doivent officiellement passer par des centres de contrôle,avant de procéder à l’exportation de leur bétail. Or il existe seulement deux centres situés dans le sud ouest du Tchad.

Le cheptel tchadien est d’environ  20 millions de têtes. Principalement nomade et extensif,le Tchad est vraiment riche en élevages surtout dans le sud- est du pays il y a des boeufs, des dromadaires, du mouton etc… car en 2014 l’élevage tchadien était  le premier poste d’exportation mondiale. Le prix de mouton est à bas prix environ 30 euros et le boeuf entre 60 à 70 euros vraiment la viande est moins chère dans cette région que dans la capitale N’djamena.

La mode d’hier et d’aujourd’hui

Il y a de cela quelques années, plus de 50 ans,  grâce à nos ancêtres, les Tchadiennes ont donné une belle image dans l’Afrique centrale à travers leur tradition et culture. Elles offraient la beauté de leurs corps aux regards peu curieux habitués par ce comportement sociétal. Le style vestimentaire  de l’époque de mes parents    était différente de celui d’aujourd’hui.   Avant ils portaient des habits de paille et les femmes  coiffaient leurs cheveux en mode traditionnel d’où l’utilisation de produits traditionnels. Elles   montrèrent la beauté des tresses tchadiennes de différentes appellations telles que : le kangua,le dabou gourane. Les tresses traditionnelles sont encore à la mode aujourd’hui.

 Certaines femmes tchadiennes  utilisaient du chêbé ( c’est à dire une produit  traditionnelles pour le cheveux) pour avoir des cheveux longs et jusqu’ à nos jours  cette tradition continue. La plupart des femmes utilisent le chébé qu’elle conserve pendant 5 jours pour entretenir leurs cheveux car le chébé  est le secret des cheveux longs.

Dans notre culture et nos traditions, les femmes se maquillent en général avec le kouhoul   c’est à dire un produit de beauté traditionnel pour les yeux  et d’autres font le tchakhine  c’est à dire une teinture traditionnelle des lèvres. De plus les femmes tchadiennes aiment vraiment les encens pour parfumer la maison.

Les boucles d’oreilles sont simplement des clous de girofle, de coques d’arachide ou des cercles en or pour les  plus nantis.

la tresse traditionnelle avec le chébe et la teinture des lèvres

 

Avant,  il n’ y  avait même pas de perruques, pas de rouges à lèvres, pas de “ lafaye” c’est à dire le voile des femmes  ni costumes. Enfin je me rappelle quand j’étais petit, mon grand père me disait que dans leur époque il avait  des pantalons à larges pattes  pas de pantalons serrés comme de nos jours au Tchad. Selon la mode actuelle, les femmes portent des robes, des sacs à mains et des bijoux en or notamment dans notre capitale N’djamena.

                   

                 

La Fête de Qingming

par Liu Xin 

Bientôt, c’est  la Fête de Qing Ming. Ce festival est un des festivals traditionnels chinois, et c’est la seule fête qui nous fait éprouver   deux  sentiments complètement différents : la   joie de sortir du printemps et la sentimentale nostalgie de balayer les tombes.

Le nom de Qing ming ( 清明) désigne l’une des vingt-quatre périodes solaires (jie qi节气) du calendrier agricole chinois, qui tombe  le 4 ou le 5 avril. Son nom, que l’on peut traduire en français par « pureté (de l’air) et lumière » indique les caractéristiques climatiques de la période. Autrefois, c’était l’époque où les paysans préparaient et vérifiaient le matériel nécessaire aux activités agricoles à venir. Depuis la période de Qing ming, la température monte, le beau temps des travaux des champ arrive. En Chine, on dit “Ce sont pendant les jours avant et après la fête de Qing ming, que nous cultivons les melons et haricots” .

 

Après le long hiver, l’envie de sortir est un besoin psychologique des gens. La fête ‘Shangshi’(上巳) a fusionné avec Qing ming. Shangshi  était une fête de sortie, on faisait des rituels pour chasser les mauvaises influences et apaiser les âmes errantes. les gens se lavaient avec l’eau parfumée à l’herbe, faisaient  des banquets et  buvaient au bord de l’eau.  A l’époque Song, la fête  est devenue  une journée d’activités en plein air. C’est essentiellement cet aspect de sortie dans la campagne (où sont situées les tombes) qui reste dans l’actuelle fête de Qingming, avec l’utilisation de branches de saule pour leurs vertus d’écarter la mauvaise chance.

 Mon premier souvenir de la fête Qing ming est une branche de saule  sur les cheveux d’ une jeune fille : c’est la tradition de cette fête de notre région. Il y a un proverbe de ma région Anhui “ Si on ne porte pas le saule pendant le Qingming,  on devient  un chien dans une autre vie”

 Pendant cette période solaire, il y a “Hanshi(寒食) “. C’était le jour où on mangeait froid en  l’honneur de Jiezitui, un  personnage de l’antiquité. Dans la légende,  “Hanshi” était le jour  où Jiezitui était mort dans le feu qui avait été allumé par le duc Wen de Jin (un nom de pays dans l’antiquité,  l’époque des Printemps et des Automnes,770 av.JC-221av.JC). Le lendemain, le duc Wen de Jin  fit les rites de  sacrifices auprès d’ un saule où Jiezitui était mort. Puis il donna l’interdiction d’allumer aucun feu lors de l’anniversaire de sa mort  et nomma le jour après “Qingming”.

En Chine du temps ancien, les rites de sacrifices aux ancêtres étaient très importants, on retournait chez soi de loin pour la cérémonie sacrificielle. La coutume de la visite aux tombes familiales et   du repas froid sont devenus l’activité essentielle du jour de Qīngmíng, et a été  fixée sous les Tang  ( l’époque de Chine, de 618 à 907).
Sortir dans la campagne, visiter les tombes familiales et manger froid sont les activités de Qingming, On les pratique toujours.
Pour les aliments qu’on mange froid pendant la période de Qingming, on pensera   au “run bing”. Dans mon pays natal, on mange le “qing bin”, un type de pain cuit à la vapeur contenant le jus des herbes du printemps.

“Qingming jie” est devenu un jour férié en République populaire de Chine depuis 2008.On fait le pont pour trois jours. Ça permet une sortie loin.
Le champ où mon père est enterré, va accueillir ma famille dans quelques jours, il y aura de la nouvelle terre sur la tombe et  en mon nom, mes frères et soeurs vont arracher les herbes autour de la tombe…

Ce congé permet une  longue sortie , mais pas pour moi … Comme je suis en France,  allumer trois encens et des bougies sera tout ce que je pourrai faire, ici.

 

Sources photos N.1 http://baike.so.com/doc/3212785-3385771.html
                         N.2 http://www.022net.com/Page/Key_News/key_scgz/qingmingjie.html
Sources texte : https://fr.wikipedia.org/wiki/Qingmingjie
http://baike.baidu.com/

Les traditions agricoles d’automne au Wisconsin

Par Heidi Langan

Halloween est la plus connue et la plus célébrée fête des États-Unis en automne. Mais il y a une abondance de célébrations à cette saison. Je veux me focaliser sur les traditions bien connues dans mon état, le Wisconsin,qui comme ses voisins, est un état agricole et l’automne est la période de la moisson. La plupart des traditions agricoles ont commencé comme une reconnaissance des fermiers. Aujourd’hui, la recette reçue est une autre source de bénéfices pour les petits fermiers en compétition avec l’élevage industriel.

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Pour commencer l’automne, nos traditions se centralisent sur pommes. La meilleure façon de commencer cette saison est de visiter une pommeraie.  Au Wisconsin, la plupart des pommes sont cultivées pour manger et  très peu pour faire des boissons. Donc, quand on rend une visite à la pommeraie, on peut faire une cueillette des pommes. En général, les pommeraies ont deux ou trois types de pommes. On achètent les pommes par poids ou par boisseau. Les bénéfices sont partagés entre agriculteur et le client, le premier reçoit l’argent direct sans les prix réduits de supermarché; le deuxième reçoit des produits plus frais et moins chers qu’au supermarché. Aussi bien, il y a plein de produits faits à la main qu’on peut acheter comme de la compote de pommes, de la tarte aux pommes, du jus de pommes et la crème de la crème, des pommes aux caramels.sweet-438774_960_720

Un peu plus tard, les résidents du Wisconsin peuvent aller au labyrinthe de maïs. Le maïs est souvent la variété pour nourrir les animaux qui est moins sucrée que le maïs récolté en été pour les humains. Les labyrinthes sont beaucoup plus larges qu’on peut trouver aux jardins d’anciens châteaux. Chaque année, les fermiers changent le thème et le chemin de leurs labyrinthes en espérant attirer l’attention de plusieurs clients. En outre, il y a plusieurs niveaux de labyrinthe. Les enfants ne vont pas toujours dans le même labyrinthe que les adolescents. 7544371972_04cc6f353d_z (2)En fonction du niveau du labyrinthe, les temps pour traverser changent et je préfère un labyrinthe de deux heures. Souvent les fermiers donnent aux clients une carte, une estimation de temps et une suggestion d’âge. À cause de la taille des labyrinthes, les fermes sont souvent isolées, les nombreux hectares nécessaires sont rares près d’une ville. Pour justifier le trajet, il y a quelques autres services offerts dans les fermes de maïs.Les clients peuvent acheter les gourdes et le maïs décoratifs, généralement trop petits à vendre autrement. Près d’Halloween, les fermes offrent les citrouilles que les Américains utilisent pour créer les “jack-o-lanterns”. Pour aller entre le champ de maïs et le champ des citrouilles, les clients se promènent sur une charrette de foin. C’est très drôle pour les petits qui aiment les tracteurs, mais pratique pour les adultes qui ne veulent pas porter les légumes géants et lourds.pumpkins-504103_960_720

Au final, les traditions agricoles sont moins célébrées qu’Halloween car tout le monde aime les déguisement et les bonbons en plus. Toutefois, les petits rituels se mélangent et créent un automne qui reste gravé dans mes souvenirs. De plus, nous avons besoin de toute la joie possible avant le long hiver de Wisconsin.


Sources

www.labyland.com

www.distillerie-du-domaine-de-la-pommeraie.com

www.flickr.com

pixabay.com