Festival de combat de buffles – un évènement unique

Par Minh Anh HOANG

Festival de combat de buffles

  Dans presque tous  pays occidentaux, tout le monde connaît le Vietnam à travers la culture culinaire. Avec des plats vietnamiens purs, imprégnés d’identité nationale. Des ingrédients populaires, faciles à trouver, au traitement méticuleux, en passant par un plat délicieux et délicieux, du goût à la couleur. Mais en plus de la culture culinaire, le Vietnam est aussi un pays avec une culture festivalière unique, intéressante et typique comme Le Festival de combat de Buffles.

Le festival de combat de buffle de Do Son est une coutume ancienne, depuis  longtemps, un festival traditionnel du peuple de milliers de pêcheurs dans la zone maritime de Do Son de la ville de Hai Phong (au Nord du Vietnam). Ce festival  a lieu le 9 août du calendrier lunaire de chaque année. Il est un patrimoine culturel immatériel national du Vietnam depuis 2013. Il s’agit d’une fête avec cérémonies solennelles, procession d’un palanquin avec un parasol.

L’Histoire du festival 

Selon la légende, le festival de combat de buffles à Do Son remonte au XVIIIème siècle. C’est un festival de prières pour la prospérité et le bonheur des populations locales. À travers les légendes et légendes de Do Son, les premiers ancêtres ont choisi la pêche. Au début de la lutte pour la survie, les gens se sont trouvés une autorité divine à vénérer . Les gens de Do Son transmettent toujours la légende du festival de combat de buffles: une nuit de pleine lune en août, les habitants de la zone côtière de Do Son ont vu une fée qui regardait passionnément deux buffles se battre sur des vagues d’argent.  Depuis lors, le Festival de combat de buffles est devenu l’un des évènements  le plus important et indispensable dans l’esprit des gens de Do Son.

Comment se déroule le festival ?

          Le Festival de combat de Buffles comprend 2 parties: la cérémonie et le festival.  La cérémonie avec des rituels solennels comprend: la cérémonie du génie Diem Tuoc. La cérémonie se limite au son du tambour avec le drapeau à cinq couleurs flottant. Le festival a lieu le jour principal du festival (9 août) avec de nombreuses activités attrayantes.  Le début est une danse du drapeau de 24 hommes forts et souples.  Après avoir dansé avec le drapeau, deux buffles sont conduits sur le terrain au son des tambours, des spectateurs et des drapeaux dansant des deux côtés. 

Lorsque les deux buffles sont distants de 20 mètres, l’assistance recule.  Deux buffles complètement libres, se précipitent et s’attaquent.  Le match de buffles est extrêmement passionnant, rendant le spectateur incapable de le quitter des  yeux.  C’est l’occasion pour le buffle de montrer ses compétences et son expérience. 

La bravoure et la ténacité du buffle sont un symbole du courage et de l’esprit fort du peuple Do Son.  De plus, la victoire du buffle apporte de nombreux honneurs au propriétaire du buffle.  À la fin du festival, que le buffle gagne ou perde, les buffles seront abattus pour faire des sacrifices pour souhaiter bonne chance et bonheur.

         En conclusion, le Festival de combat de buffles n’apporte pas seulement de la joie au spectateur, c’est aussi une coutume culturelle et historique. Le Festival de combat de buffles reconnu comme l’un des 15 festivals nationaux, est un évènement qui attire de nombreux touristes.

Sources:

Hải Phòng: Hội chọi trâu Đồ Sơn (cinet.vn)

Lịch sử và Ý nghĩa Lễ Hội CLễ hội Chọi trâu Đồ Sơn – Wikipedia tiếng Việt

họi Trâu Đồ Sơn mùng 9 / 8 Âm lịch – Cẩm Nang Cuộc Sống (google.com)

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

Sud – Nord : la variété de la gastronomie se trouve dans chaque repas

par TBCN

Le Vietnam – un pays de culture dont la diversité porte la couleur particulière des moeurs de chaque région. Comme le proverbe que j’entends souvent, dit : “L’habitude vient en mangeant”. En effet, la façon la plus simple pour connaître facilement la générale culture générale  d’une région est le repas. C’est la raison pour laquelle, j’utilise les images du repas comme le symbole de la culture de mon pays. On va ensemble découvrir le goût et sentir les odeurs via chaque plat.

Tout d’abord, pour saisir facilement la gastronomie de mon pays, je voudrais vous présenter un peu d’histoire et de  géographie. Puisque le Vietnam a déjà passé cent ans sous la domination des envahisseurs étrangers et mille cent ans  sous  celle des Chinois, notre gastronomie est influencée par la culture orientale et occidentale. Malgré cela, on a pu garder la caractéristique des ingrédients des plats traditionnels. En outre, comme les autres pays du monde, le Vietnam a deux très grandes régions avec leur propre température. Au Nord, il y a quatre saisons plus distinctes : printemps, été, automne, et hiver tandis qu’au sud, il y a deux saisons principales : celle de la pluie et celle de la sécheresse. Pour cette raison, la différence de la gastronomie change du nord au sud.

Le raffinement de la gastronomie du Nord.

Le nord était le lieu où les ancêtres se sont installés depuis plus longtemps dont la nourriture et les vêtements choisis soigneusement, sont devenus standards et irremplaçables. Les Nordistes préfèrent des mets frugaux, légers et moins acides. Les plats caractéristiques du nord comprennent le Bun Cha de Hanoi, le Pho, le vermicelle du riz au bouillon de poulet, le gâteau frit garni de crevettes de Ho Tay, le vermicelle du riz aux ampullaires ( types d’escargots) , la viande congelée, le vermicelle sauté aux crabes, et le riz gluant jeune en granules aplaties,etc.

Un plat nordiste complet

le riz gluant dans un bambou grillé

Les habitants au nord distinguent beaucoup de mets de fêtes comme le Réveillon, le Nouvel An,etc. Mais en réalité, pour les jours de repos, ce ne sont pas que des plats qui dominent les repas car la vraie particularité nordique est les gâteaux au riz, les confitures : la confiture de  pancovier, le flan de riz lardé, le gâteau de riz vert. Ces sucreries ne nous écoeurent pas bien au contraire, elles nous apportent beaucoup d’enthousiasme, plus particulièrement, elles constituent les beaux souvenirs de l’enfance de chaque Nordiste.

les pancoviers

le riz gluant jeune en granules aplaties

 

 

 

 

 

 

 

 

La diversité de la gastronomie du Sud.

 

La soupe de Nam Vang

La nourriture au Sud est plus simple, pas apprêtée, comme les gens ici qui sont honnêtes et modestes. La diversité des mets sudistes se transforme étonnamment  en goût sucré, épicé ou gras  avec l’eau de coco. Les plats typiques utilisent beaucoup de douceur : le gâteau de riz ( gâteau à pâte levée, banh in, banh it,…), la compote liquide ( compote de riz gluant, compote de banane,…),le riz gluant ( riz gluant du poulet), la brochette au boeuf, la soupe, qui ont tous de l’eau de coco ou du granulé dans la recette pour augmenter le goût sucré et gras. En outre, il y a aussi des mets particuliers comme l’ophiocéphale maculé ( sorte de poisson) grillé cachée sous des pailles, les nems, les rouleaux au printemps, les nouilles sautées, la soupe de Nam Vang,etc.

les nems

Les nouilles sautées aux légumes du viande

 

 

 

la fondue sudiste complète

Nouilles sautées aux crevettes

Riz avec viande grillée et Nuoc Mam

 

 

 

 

 

 

 

 

Bun Bo Hue

Bien que la caractéristique des mets de chaque région soit différente, il existe toujours une similarité dans chaque ingrédient, dans les principes de fabrication: le nuoc mam (la sauce de poisson), les légumes riches, les assaisonnements variés pour convenir au goût du plat.

En une phrase, une fois que l’on savoure un plat vietnamien, on aura beaucoup d’émotions différentes pour chaque gorgée : la nostalgie, l’enchantement, la curiosité,…  

 

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

Les coutumes traditionnelles du nouvel an vietnamien

par Nguyen Bao Linh

Le printemps arrive…Le nouvel an lunaire commence et c’est le moment où les membres de la famille de se réunir et  qui me manque beaucoup depuis je suis partie en France. J’ai vécu la fête du Têt dans mon pays dont je n’oublie jamais les moments Là, j’ai trouvé des feux d’artifice, l’odeur du “Banh Chung” répandue dans toute la petite ruelle, voir le marché des fleurs… Donc, que ce soit 10, 20 ou 30 ans, peu importe où dans le monde, je me souviens toujours le fête du nouvel an chez moi. Si vous vous intéressez à ce fête, je suis prête à vous présenter le Nouvel an vietnamien dont vous pouvez profiter une fois d’arrivée au Vietnam.

Comme les pays en Europe ou dans le monde, au Vietnam nous célébrerons le Têt- nouvel an lunaire. Il marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année et également l’arrivée du Printemps selon le calendrier lunaire. Le Nouvel an lunaire au Vietnam est la fête d’autant plus importante et attendue de l’année pour chacun qu’il s’agit de “la” réunion familiale au Vietnam. C’est aussi un moment précieux pour témoigner la gratitude envers notre ascendance et   nos ancêtres.

Malgré de fortes influences culturelles de la Chine à travers dix siècles sous sa  domination, les coutumes traditionnelles des Vietnamiens conservent encore  leur caractère national.

Le Têt tombe normalement entre mi-Janvier et mi- Février, durant une semaine avant et après le premier jour du nouvel an.

Le marché des fleurs :

Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs. Le marché est toujours plein de monde, plus grand, plus amusant. Les gens vont au marché non seulement pour faire du shopping, mais aussi pour se rencontrer, pour profiter de la bonne ambiance. Nous croyons que les fleurs colorées portent bonheur et succès pour le nouvel an. La fleur de pêcher et le kumquat sont généralement deux types de fleurs typiques du Têt.

Accompagner le départ du Dieu de la cuisine vers le ciel:

Le 23ème jour du dernier mois de l’année, c’est le jour où le génie de la Cuisine retourne au ciel pour faire son rapport à Dieu. Selon la légende, ce génie s’occupe de tous les travaux de la famille dans l’année, il s’envole au ciel sur le dos d’un poisson rouge. C’est pourquoi ce jour-là,  les Vietnamien commencent à nettoyer leur cuisine et achètent des poissons rouges.

Nettoyer et décorer la maison:

Avant la fête, on pense toujours à nettoyer la maison. Comme pour un grand nettoyage de printemps pour accueillir le nouvel an. Cela permet de se débarrasser des mauvaises choses et des malchances de l’année qui se termine. Pour nous, dans les 3 premiers jours du  nouvel an, toutes actions de nettoyage sont relativement interdites parce qu’elles pourraient apporter la pauvreté et le malheur à la famille. Les Vietnamiens aiment décorer leur maison avec deux couleurs : rouge (symbole  de bonheur, de chance et de prospérité) et jaune (symbole de l’argent )

 

Préparer le gâteau de riz traditionnel “Banh Chung”:

Le “Banh Chung” est le plat le plus populaire pour le Têt, il est servi à manger et à présenter comme offrandes aux ancêtres pendant cette période spéciale de l’année.

Ce gâteau est composé des ingrédients simples fabriqués à  partir de riz gluant, de pois vert et de porc. Il faut du temps pour emballer et faire cuire le Banh Chung. Sa cuisson prend ensuite toute une nuit, pendant laquelle les membres de la famille restent ensemble à discuter autour du feu.

Dernier jour de l’année et réveillon:

“Tat nien” où le dernier jour de l’année qui pourra être le 30/12 lunaire ( pour année complète)  ou le 29 décembre lunaire. On le considère comme un moment miraculeux  et important de l’année pour la famille. Toute la famille se réunit et prend un repas ensemble, soit le déjeuner, soit le dîner. On l’appelle “bữa cơm tất niên” (repas du dernier jour de l’année).

 

Lors du réveillon, la famille prépare deux plateaux de culte: l’un sur l’autel des ancêtres dans la maison et l’autre dans la cour de la maison dédiée au Ciel et à la Terre. On nettoie l’autel et y dispose des offrandes, des plats traditionnels et un plateau de cinq fruits différents ( Ngu qua) en brûlant des encens.

Les Vietnamiens se rendent également dans les pagodes pour rendre hommage aux ancêtres.

Ce culte du Réveillon est dans le but de débarrasser toute anxiété et de prier pour une année de paix et remplie de chance et de prospérité

Rendre visite aux proches:

Plus souvent ensemble, les membres de la famille se rendent d’abord chez parents et puis les proches pour présenter les vœux ainsi que partager les moments agréables autour du thé ou d’un repas chaleureux. Les Vietnamiens se souhaitent également “chúc mừng năm mới” ce qu’on traduit par « bonne année ».

C’est l’occasion pour les aînés donnent des « Li xi » aux enfants et aux personnes âgées est une autre pratique traditionnelle en leur souhaitant de bonnes choses.  Ce sont des étrennes glissées dans de petites enveloppes de couleur rouge incarnant la chance.


Voilà, c’est ça le Tet! J’espère que je vous ai un peu plus éclairés sur les traditions du Têt au Vietnam !

Pour finir, voici comment on souhaite la nouvelle année en vietnamien : Chúc Mừng Năm Mới !

http://truyenhinhnghean.vn/van-hoa-nghe-thuat/201602/quan-niem-ve-nhung-diem-lanh-va-dieu-kieng-ky-trong-ngay-tet-nguyen-dan-659631/
https://thanhnien.vn/doi-song/mam-cung-tat-nien-ngay-giao-thua-cua-nguoi-viet-lam-sao-dung-va-day-du-933782.html
http://anninhthudo.vn/giai-tri/goi-banh-chung-xanh-cung-nguoi-ngheo-an-tet/756871.antd
https://vov.vn/doi-song/cung-ong-cong-ong-tao-tha-ca-chep-the-nao-moi-dung-727724.vov

Le bétel au Vietnam

 par TRAN Thom

 

Quand j’étais petite, j’ai vu souvent que ma grand mère mâchait du bétel. Elle l’a mâché avec joie comme je mâche du chewing-gum. J’étais très surprise et elle m’a raconté la légende de cette coutume. C’est la “Légende du bétel et de la noix d’arec”. Jadis, sous le règne du roi Hung Vuong IV, il y avait deux frères, Cao Tan et Cao Lang. Ils se ressemblaient tellement qu’il était difficile de les distinguer. Ses parent étaient morts quand ils étaient petits. Ils s’aimaient tendrement et on ne les voyait jamais l’un sans l’autre. Un jour, le premier, Tan se marie avec une belle fille et à cause de son nouveau bonheur, il néglige son petit frère Lang. Lang quitte la maison commune et traverse la forêt. Il tombe d’épuisement sur la route et se transforme en une pierre. Après la disparation du petit frère, Tan part le rechercher. Il suit aussi le  même chemin. Épuisé après plusieurs jours de marche, il s’ assoit à côté de la pierre et il se transforme en un arbre au tronc droit terminé par une touffe de feuilles. Sa femme, inconsolable de son absence, part jusqu’à cet arbre. Elle l’embrasse pour ne pas tomber, et pleure en pensant à son mari, jusqu’à en mourir. Elle se transforme en une plante aux larges feuilles en forme de coeur dont la tige s’enroule autour du tronc de l’arbre.

Bien longtemps après, le roi Hung au cours d’une tournée, s’arrête à cet endroit et apprend cette histoire. Il demande au peuple de mâcher  du bétel, de l’arec avec un peu de chaux du bloc calcaire. La salive obtenue est vermeille comme le sang et odorante. Le roi ordonne que désormais, le bétel et l’arec doivent figurer au mariage comme offrande rituelle.

 

Le bétel est donc lié étroitement dans la vie quotidienne depuis des milliers d’années avant.  Il est utilisé pour accueillir les visiteurs. Il aide les gens à être plus ouverts. On dit souvent que “Mieng trau la dau cau truyen” (avant de causer il faut chiquer) ou pour demander à une fille quand elle va se marier, on lui dit “Quand voulez-vous nous inviter à mâcher le bétel?”  Le bétel est un symbole de l’amour, de la fidélité, de la famille et du bonheur. 

                            

 

                                                                                                                                                  

Les femmes âgées aiment mâcher du bétel comme l’homme aiment fumer. Quand elles le mâchent, leur visage et leur lèvre deviennent rouge comme du  maquillage. Tous les enfants et moi, nous avons fait au moins une fois un essai de mâcher du bétel avec curiosité mais nous ne pouvons pas nous sentir son goût délicieux et nous l’avons craché tout de suite car ce mélange végétal donnait des saveurs spécifiques: le sucré, le piquant, l’acre et l’amer.

Ma grand-mère a une boîte aimée où elle met tous les matériaux pour faire la chique de bétel: des feuilles de bétel, des noix d’arec, du tabac et des morceaux d’écorce de la racine d’Artocarpus. Elle a aussi un petit sac pour garder le bétel et pour qu’elle puisse l’apporter partout avec elle. Pour les personnes âgées aux dents faibles, j’ai vu qu’elles ont une spatule et un mortier à piler le bétel et la noix d’arec.

La chique de bétel est aussi un art. Elle est faite parfois simplement en forme d’un tube et parfois en forme d’aile de phénix pour des cérémonies importantes.  Ma grand-mère m’a dit qu’on pourrait donc connaître l’habileté d’une femme grâce à la chique de bétel qu’elle a faite.

De nos jours, on ne voit pas souvent des femmes qui mâchent du bétel, mais le bétel et l’arec sont vendus dans tous les marchés car ils ne sont jamais absents sur l’autel des ancêtres. Ils font aussi partie obligatoirement des cadeaux de  fiançailles et de mariage. Je souhaite que cette tradition ancienne existe toujours dans la vie spirituelle du peuple vietnamien.

          

Photos :

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3 https://www.flickr.com/photos/89758375@N00/3154295519   

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